Doctor Who saison 11 : La fin d’une ère, les débuts d’une Timelady

8

2.0

Retour sur l’épisode spécial de Noël de Doctor Who, qui marque la fin de l’ère Peter Capaldi et celle de son Showrunner Steven Moffat, avec l’introduction de Jodie Wittaker en Docteur-esse.

Ça y est, Peter Capaldi a fait ses adieux après 3 saisons de bons et loyaux services dans l’épisode spécial de Noël d’hier sur la BBC. Un épisode à l’image des trois dernières saisons de Doctor Who, déséquilibré et rempli de fan-service, sans âme, avec la volonté de marquer le changement, mais aussi de célébrer le Docteur de Peter Capaldi.

Chaque régénération est un grand moment dans le reboot de la série britannique. Un moment important, qui marque un nouveau départ et un autre ton pour la série. Un moment important qui se fait à nouveau dans un épisode spécial de Noël, grande tradition de la série britannique depuis les années 60.

Enfin (presque) un peu d’émotion !

Un moment important dans Doctor Who qui se fait une fois de plus en grande pompe et (heureusement) tout en émotion, pour le départ d’un grand acteur, oscarisé qui plus est, qui a pris les commandes du Tardis : Peter Capaldi. Mais avant de juger ce départ – et peut-être reverser quelques larmes pour les plus sensibles – retour sur un épisode de Noël à l’image des récits de Steven Moffat depuis quelques saisons : Twice upon A Time.

Le Cerveau prévient, il n’est pas très ravi une fois de plus par cet épisode de Noël, qui n’a, une fois de plus, de Noël qu’une séquence en pleine tranchée en 1ère Guerre Mondiale. Twice Upon a time est à l’image du ton et de la facilité mis en place et écrite par Steven Moffat depuis quelques années dans Doctor Who : En mettre plein la vue et faire plaisir aux fans –  et surtout se faire plaisir avant tout – au détriment de la narration qu’il souhaite compliquée et mystérieuse, voire incompréhensible. Le tout, au grand dam de l’émotion.

First vs Last

Et c’est une fois de plus le cas ici. A l’annonce du retour de Pearl Mackie, alias Bill, la comparse du Docteur décédée dans le final, le Cerveau avait déjà des doutes sur la qualité de cet épisode de Noël. Des doutes confirmés au fil des séquences qui s’enchaînent après la rencontre du premier Docteur, incarné ici par David Bradley, face à sa dernière incarnation.

La volonté de Moffat était de faire un lien et un parallèle entre l’état de Peter Capaldi, qui souhaite abandonner et ne veut plus se régénérer avec celui du 1er Docteur, lui aussi enclin à refuser la régénération par peur. Deux états assez antithétiques avec l’essence même du Docteur depuis le début de la série : un personnage qui n’abandonne jamais et qui garde toujours espoir, bienveillant et optimiste. Cela dit, pourquoi pas. Moffat a choisi depuis quelques années de faire du Docteur un anti-héros torturé et égotique. Ce parallèle reste ainsi cohérent avec sa logique et mythologie.

Deux Tardis pour le prix d’un

Le voici donc face à son alter-ego à nouveau, comme dans le 50ème anniversaire. Encore un recyclage comme le showrunner en a l’habitude. Une excuse pour jouer de punchlines servant un fan service facile, essayant de jouer de la misogynie du premier docteur à une époque très misogyne, la place des femmes étant très réduite dans les sixties, avec humour et dérision, surtout quand on sait que la prochaine incarnation sera une femme. Un peu d’humour sur un intrigue peu solide, dans deux Tardis pour le prix d’un, histoire de faire plaisir aux fans les plus hardcores et amener un peu de nostalgie chez ceux qui ont connu la première itération télévisée du Docteur.

Deux Docteurs qui ne veulent pas mourir. Le dernier tentant de convaincre le premier d’accepter son sort pour exister, alors que lui-même le refuse. La mort et l’acceptation de la mort. Tels sont les thèmes assez simples de cet épisode qui marque la fin et le renouveau de Doctor Who pour l’une des incarnations de son héros. Chaque personnage est là d’ailleurs pour servir ce thème, tout comme les antagonistes choisis dans cet épisode : de Bill, au soldat incarné par Mark Gatiss (un petit rôle pour l’ami scénariste sur Sherlock de ce bon vieux Steven pour marquer la fin… ami du piston, c’est pour vous). Ainsi que les deux docteurs.

Morts et Souvenirs

Simple (mais pas basique), pour un épisode qui parle de mort avec une seule morale : personne ne meurt, la mémoire perdure, et c’est la mémoire ainsi que les souvenirs qui garantissent la vie…  Un discours assez clair pour les deux départs de la série : celui de son Docteur mais aussi celui de son showrunner. On se souviendra de ce Docteur, pour sûr.

Le tout dans un gloubi boulga de séquences qui s’enchainent sans queue ni-tête et servi par des discours assez simplistes, toujours autour du thème favori de Moffat « le docteur guerrier » et les ravages de la guerre, avant d’aller retrouver une dernière fois les Daleks – monstres fétiches du showrunner – en lien avec le premier épisode de la saison.

Apathie

C’est apathie devant son téléviseur que le spectateur regarde cet épisode de Noël sans âme. Apathie, car ce spécial Noël une fois de plus, à l’image des 3 derniers épisodes spéciaux de Doctor Who, ne propose rien de féerique ou bienveillant ou de l’esprit de Noël pour célébrer la fête internationale. Rien avant une faible séquence dans les tranchées de la première guerre mondiale, sans queue ni tête qui arrive comme un cheveu sur la soupe, sur fond de chants de Noël, voulu comme une trêve entre les deux camps, avant d’enchaîner sur la véritable mort qui importe dans l’épisode.

Régénération puissante

Doctor Who aura eu des moments forts, très forts en émotions, en larmes et en puissance scénaristiques. Des moments cultes qui ont marqué une ère et un Docteur. Pour Capaldi, il aura fallu attendre la fin pour voir enfin un moment culte : sa régénération.

Servi par un texte souvent voulu trop complexe, ou creux, Capaldi n’a eu que très peu de moments de grandeur et d’explosion en termes de jeu d’acteur dans les trois dernières saisons de Doctor Who. On pourrait saluer sa prestation shakespearienne dans Heaven Sent cela dit, même si l’épisode n’a rien à voir avec l’esprit et l’essence de la série. Mais là, Capaldi a enfin son moment. Un moment fort, beau et doux, rempli d’espoir et glorieux, qui rappelle l’essence du héros qu’il incarne dans Doctor Who.

Petite (ou grosse) larme

Un moment auquel l’acteur a collaboré à l’écriture, histoire d’offrir la meilleure fin possible à son Docteur. Un moment qui présage de belles choses pour le prochain Docteur et renoue avec la tradition de la série. Mais surtout un moment dans lequel Capaldi se donne et génère son effet lacrymal pour une émotion exacerbée comme jamais.

Un effet lacrymal à coup sûr amplifié par les mélodies et notes de Murray Gold sur cette séquence, plus traditionnelles et émouvantes que ce qu’il a pu composer ces dernières années. Une mélodie épique pour une fin épique et un discours qui restera dans les annales de Doctor Who. Une véritable note de fin positive pour un épisode majoritairement décevant.

Passage de flambeau réussi

Une fin positive pour une arrivée de la nouvelle incarnation du Docteur, féminine, un peu expéditive et tout en flammes. Si certain verront dans cette régénération un parallèle avec l’arrivée de Matt Smith, avec un Tardis en feu, explosions et problème de prise-en-main, la dernière scène laissera le spectateur sur un cliffhanger frustrant mais efficace pour l’arrivée en fanfare de la 13ème incarnation du Seigneur du Temps.

La Lady du Temps va-t-elle s’en sortir ? Pour le découvrir, il faudra attendre l’automne prochain, en 2018, avec la 11ème saison de Doctor Who, dirigée par Chris Chibnall. «Allons-y » comme dirait l ’autre, oublions ces trois dernières années pénibles, et croisons les doigts pour un renouveau digne d’une grande série de science-fiction comme Doctor Who.

crédit photos : ©BBC

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  • guillaume compte

    Il est vrai que l’épisode et l’intrigue en eux-même n’étaient pas du meilleur goût. On accroche pas trop à l’histoire des êtres de verre. Mais la régénération est plus que belle, elle est pour moi la mieux réussie, la plus émouvante et la plus épique, avec un discours digne du merveilleux Peter Capaldi.
    Et pour les fans qui auraient été déçus d’entendre le thème du Docteur juste après l’apparition de Whittaker, dites vous bien que c’était la dernière fois que Murray Gold composait pour Doctor Who

  • Âzâdi

    L’épisode est bon dans sa globalité mais il a de gros défauts .. Je pense qu’il aurait fallu laisser plus de temps à Moffat pour développer l’intrigue (pourquoi pas un épisode en deux parties par exemple ?) .

    (J’vous préviens : GROS SPOIL) Les êtres de verre (par exemple) sont peut-être superbes mais on ne voit pas en quoi ils représentent un danger. Jouer sur l’ambiguïté de leurs intentions aurait pu être intéressant d’autant que la série souffre parfois d’une certaine forme de manichéisme. Autre point : le premier docteur face au docteur de la guerre. C’est une scène que j’adore (j’ai fais « Wow ») mais j’aurais aimé qu’elle ait plus d’impact (du genre le premier docteur qui se demande à quoi ça sert de se régénérer si c’est pour devenir ce qu’il a toujours refusé d’être). Ces intrigues auraient pu être tout à fait solides mais ont été survolées. Et c’est vraiment à cause du manque de temps.

    Sinon à part ça c’est un bon épisode (ou si nous nuançons : un mauvais épisode mais un très bon adieu) : les interactions entre les personnages sont tantôt drôles (le docteur old school face à Bill ; comme quoi 2000 de voyages dans l’espace et le temps ça ouvre l’esprit ; Capaldi face à Bradley) tantôt très émouvantes (la confrontation des deux soldats, les derniers mots du douzième docteur à ses compagnons ..).
    De plus, la scène de régénération du premier docteur est belle et subtile, celle de twelve est magique (son discours de fin marque une excellente conclusion au personnage) .. Donc vraiment, selon moi y’a beaucoup de positif dans ce Christmast special .. mais une heure c’est pas assez pour concilier une intrigue solide avec un adieu à la hauteur du douzième docteur et de Moffat (là on a un adieu qui corresponds aux attentes de beaucoup de gens, mais on pas d’intrigue solide).

    Sinon, dernier point : on peut souvent juger de la future personnalité du nouveau docteur grâce à sa scène d’introduction (Tennant était classe et subtil ; Smith tout foufou et déjà un peu à côté de la plaque ; Capaldi un peu effrayant et très extraterrestre) et là on a déjà un gros contraste entre le Capaldi des débuts (sombre) et Whittaker, plus enthousiaste et rayonnante. Je pense que ça présage une bonne suite à la série.

  • miss-phoenix

    Comme toujours, le commentaire de Brain Damaged (pourtant souvent juste dans ses critiques) se laisse aller à un Moffat-bashing en voyant dans DW du fan-service là où il y a hommage. Il est vrai que Moffat a surutilisé les Daleks, ce n’est pas comme s’ils étaient les aliens antagonistes les plus récurrents de la série. De même, ce pauvre Capaldi n’a guère eu de quoi se mettre sous la dent ces trois dernières années. L’aventure des Zygons où il délivre un discours de presque 10 minutes avec une passion incroyable, Heaven Sent dans lequel il a l’opportunité de démontrer une palette d’émotions impressionnante tout en nous tenant en haleine pendant plus de 50 mn, Hell Bent dans lequel il est tout aussi expressif sans rien dire pendant tout le début de l’épisode, Oxygen/Extremis dans lequel il interprète avec brio un Docteur rendu vulnérable par sa cécité. Enfin, Capaldi n’a jamais fait évolué son personnage et il est demeuré tel quel durant ces trois saisons. Bref, tous ces éléments sont naturellement absents de son ère.
    PS : A noter que Capaldi n’a jamais été oscarisé pour ses talents de comédien mais pour la réalisation d’un court-métrage.

    Par contre, il est vrai que cet épisode est en quelque sorte inutile dans le sens où Moffat n’avait pas l’intention de l’écrire et que son histoire se terminait plutôt avec la « chute » magistrale du Docteur à la fin de la saison 10. Donc il a plutôt utilisé ce dernier épisode pour réfléchir une dernière fois sur la série (car c’est ce qu’il a fait énormément dans l’ère Capaldi, réfléchir au sens de DW et nous faire part de ses théories et interprétations). L’inclusion de Noël dans cet épisode est très bonne, car elle joue avec l’espoir qui fait le coeur de la série en se penchant sur ce fait authentique des soldats de la 1ère Guerre Mondiale qui décidèrent de créer une trêve et de profiter de Noël tous ensembles. DW a toujours cherché à prouver le meilleur chez l’homme et Moffat en a une nouvelle occasion.

    Donc, oui, l’épisode a des défauts du point de l’histoire, finalement très mince et l’épisode ne sera pas le meilleur de Moffat. Par contre, c’est malgré tout une jolie façon pour Moffat de tirer sa révérence. Et c’est un plaisir de voir les différents acteurs intéragir. Vous pouvez cracher comme vous voulez sur Gatiss, on voit bien qu’il embrasse totalement son rôle. Bradley est parfait en First et Capaldi nous prouve une dernière fois que son talent nous manquera énormément.

    Un petit mot sur la réalisation : c’est à nouveau Rachel Talalay qui s’en occupe et il est certain que là encore, elle fait preuve d’un grand talent. La photographie est particulièrement belle et rien n’est laissé au hasard. J’espère qu’elle reviendra ou qu’elle aura la chance de réaliser plus que pour la TV (et si elle se lançait dans un SW ?).

    • Villa

      Regardez No Way To Live seulement sur ce site: RETROVISIONHD.BLOGSPOT.COM

  • JHBi

    Pour moi, la vrai fin du docteur 12, c’était lors de l’épisode précédant, sur le champ de bataille répliquant face au Cyberman. Scène véritablement culte de l’air Capaldi, avec de très beau discours, se concluant par la grande explosion, orchestré avec brio par Capaldi. Magnifique lorsqu’il court sur le champ de bataille, rappelant toute les défaites des cybermans. Et puis la scene du tardis, juste après, ou il lutte pour ne pas se régénérer et ou sa mémoire revient, faisant remonter a la surface les anciennes dernière phrases prononcées par ses précédentes incarnations. Là s’était du grand art. Surtout après les 10 épisodes pas super qui composent la saison 10. Avec la régénération à l’extérieur du tardis et le cris du docteur, déja montré au début du 10×11. Magique!
    Cet épisode de Noel est moins magique que le précédant, et comme précisé par beaucoup, Moffat n’a jamais réussis a mettre en avant Capaldi, comme il l’a fait pour Smith.
    Il faut rappeler aussi que le problème vient du changement de ton alors que nous avions toujours le même Showrunner. Je m’explique :
    – Durant 3 saisons (saison 5, 6 et 7) Moffat offre de grandes intrigues ou le docteur est bruyant, ou il est foufou, ou il fait tout exploser. Un docteur avec un gros égo superbement bien interprété par Matt Smith.
    Moffat a ensuite voulut faire les choses différemment, en moins grand et avec plus de finesse et de discrétion pour le docteur. Résultat, Capaldi n’a pas eut matière a se mettre sous la dent. Et quand il a pus, le résultat était magistrale, comme dans le double épisode de fin de saison 9 et sa prison sur mesure (on s’en souviens tous!!) il y a aussi son discours face au Zygons, vraiment cool. Le dialogue avec le créateur des Daleks, ou face a la créature de l’orient expresse.
    Le plus beau discours restera (pour moi) celui qu’il lance au deux Masters (le Maitre et Missy) dans le 10×12. Celui ou il rappel qu’il ne peut pas fuir, qu’il doit être ici et ou il finit par dire un truc du genre « pas de temoin, aucune chance de sans sortir, pas de récompense ». J’aurai voulut voir Missy a ses côté, mais…
    Donc comme le rappelle miss-phoenix « son histoire se terminait plutôt avec la « chute » magistrale du Docteur à la fin de la saison 10″ et avec brio ;)

    Beaucoup de beau passage en musique, rappelant les saisons précédente. Comme la musique des Adieux de Rose, l’air de Smith etc…
    Vraiment sympa, même si je pense, que Capaldi aurait pu offrir beaucoup plus. Maintenant je croise les doigts pour que le prochain showrunner écrive une histoire avec le retour de Capaldi. Sinon, il faudra attendre le spécial 60 ans (dans 6 ans) pour espérer un retour de ce dernier.
    Je terminerai sur un autre point, concernant le special 50 ans.
    Les docteurs ont tenté de sauver Gallyfrey. Mais a aucun moment, nous n’avons vus Capaldi se rendre autour de la planète pour la sauver. Je pensais que nous allions le voir dans le dernier épisode mais non!!
    Bon, pas grave, il a du le faire a un autre moment, et puis c’est tout.
    Mais j’aimais l’idée que, chaque docteur sauve Gallifrey juste avant de se régénérer. Ce qui était le cas de David Tennant, puisque ensuite il part vivre l’histoire de « the end of time ». Idem pour Smith, ou après cet épisode, il va vivre les événement de Trenzalore!!! Et pas de Capaldi en mode sauvetage, avant de se rendre sur le vaisseau Cyberman. Ils auraient du le placer en saison 10 épisode 10. Et bien non!

  • Bob Dupont

    tres heureux de voir partir steven capaldi , j’étais dégouté qu’il incarne le docteur , en plus il se prend pour une star , il nous avais fait attendre 1 ans avant de bien vouloir tourner , j’étais tres en colere apres la prod d’avoir remplacé david tenan par ce cafard , du coup l’arrivée de jodie me fait tres mais alors vraiment tres plaisir , en plus elle est mignone , j’espere qu’elle nous laisseras pas en plan au bout de 1 ou 2 saison , comme le cafard !!

  • Benoit Gauvin

    Est-ce que l’auteur de se texte en a contre Steven Moffat ou contre la série tout simplement? C’est pas la première fois qu’il fait du Moffat-bashing. et qu’il descend le travail d’une grande production. J’aime la série et c’est pas El Mardi qui va me faire changer d’avis. Anyway, la plupart du temps, quand les critiques donnent 5 étoiles a une série ou un film, on est sûr de s’emmerder. Quand c’est 1 seule étoile, le film ou la série est a couper le souffle. Sur quoi les critiques se basent pour faire ce genre de bashing? Une chance que personne ne se base sur les dires des critiques pour savoir s’il devrait regarder ou pas.

  • Peter Chen

    Après 3 ans ans dans la tombe, le docteur renaît ! Même Moffat n’aura pas pu l’ exterminer. Jodie whittaker rappelle le 9ème docteur avec de la vie, de l’humour et du rythme. Que du bonheur !