The Big Bang Theory saison 12 : Clap de fin pour célébration de pop-culture (critique final)

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Sortez les mouchoirs ! The Big Bang Theory saison 12 a tiré sa révérence aujourd’hui, dans un final grandiose, bourré d’émotion et célébrant nos geeks les plus célèbres de l’histoire de la télévision. La Critique, émue, du Cerveau.

Ca y est. On ne pensait pas voir ce moment arriver, et pourtant…  Notre joyeuse bande de geeks nous quitte après 12 ans de bons et loyaux services dans un final plus que lacrymal et aussi émouvant qu’un certain final d’une autre série avec des amis colocataires à Manhattan. Créée il y a plus d’une décennie par Chuck Lorre et Bill Prady, The Big Bang Theory nous quitte dans un dernier épisode à hauteur de 12 saisons de délires geeks.

Célébration de la Pop-culture

Un final qui vient clore 12 saisons de mésaventures inspirées par la pop-culture et le supposé handicap social de certains « geeks » ou « nerds ». Retour sur une fin touchante pour l’une des plus grandes sitcoms de la télévision.

Des salaires faramineux et des audiences spectaculaires. The Big Bang Theory, c’était le pari un peu fou de CBS et ses créateurs, il y a 12 ans : celui de parler de la pop-culture et d’une catégorie de gens souvent incompris, dans notre société actuelle, voire décriés ou moqués. Aux premiers abords, caricature moqueuse de ceux que l’on appelle « geeks », The Big Bang Theory aura été une tranche de vie de 7 amis qui se sont créés une famille, malgré leur différence et leurs loisirs peu conventionnels.

Le geek c’est chic.

On le sait tous, le Cerveau est un enfant de la pop-culture. Un geek assumé, voire proclamé, aussi à l’aise que Sheldon avec soi-même. Et c’est peut-être pour ça que The Big Bang Theory aura été une série fétiche pour sa rédac’.

Une comédie de 22 minutes qui aura tenté, tout le long de ses 12 saisons tout en rires et délires surréels, de démocratiser la pop-culture et normaliser ce que notre société a souvent catégorisé de sous-culture. En cela, The Big Bang Theory aura été une sitcom réussie de bout en bout, malgré ses coups de mous ces dernières saisons. Avec ses personnages hauts en couleurs, particuliers, bizarres ou hors normes (au sens propre du terme), elle a prouvé que le geek n’est pas qu’un adulescent attardé comme le pensent beaucoup, en offrant à ses personnages une évolution sur 12 saisons logique, marquée par des moments forts, des ruptures, mais surtout le changement.

Be who you are

Une série qui normalise le geek et la pop-culture, mais qui aussi propose des valeurs de tolérance, partage et ouverture.

Si son thème principal aura été de chercher à comprendre et dépeindre, dans une société aussi codifiée que les USA, ceux que l’on a toujours dépeint comme des loosers, en les érigeant au statut de héros et leads d’une série face à une « girl next-door » – même s’ils sont une caricature extrême de ceux qu’ils représentent – elle reste une série d’amis, qui s’aiment et s’acceptent tels qu’ils sont, malgré leurs différences, leurs défauts presque inexcusables ou lourds, ainsi que leurs loisirs souvent jugés inutiles…

The Big Bang Theory aura été clairement une série sur l’acceptation de soi-même et des autres. Ce qui nous aura séduit dans cette sitcom aura été le message de tolérance dès le premier épisode : acceptons les autres tels qu’ils sont, même s’ils sont aux antipodes de notre monde. Avec humour, dérision, et amitié. Un message qui aura été au centre de la série pendant 12 saisons.

Un final à l’image de la série

Le dernier épisode de cette saison 12 de The Big Bang Theory est à l’image de 12 ans de normalisation de la pop-culture et ses fans. Un final de 43 minutes, en deux épisodes, fidèle à la série, qui se clôt sur le build-up de la saison : à savoir l’obtention d’un Prix Nobel par Sheldon et Amy, un rêve pour le scientifique – on peut le dire – le plus casse-pied de l’histoire de la TV.

Un final qui se veut comme une ode aux personnages, sans chercher réellement à les sublimer. Entre private-jokes, fan-service justifié et touchant (et qui ne fait pas de mal puisqu’il fait mouche), certains mystères révélés tout en gardant certains autres secrets, ad vitam aeternam (comme le nom de famille de Penny par exemple), la série a su finir sur un véritable coup-d’éclat, non sans effet lacrymal chez les spectateurs et fans de la première heure de The Big Bang Theory.

La gratitude de Sheldon

De l’ascenseur, à la découverte des enfants de Howard et Bernadette, la remise du prix Nobel et leur discours, ou une surprise de choix pour Penny et Léonard, l’épisode se termine sur des phrases qui célèbrent 12 ans d’amitiés, d’aventures geeks et de science à travers les mots de Sheldon, le personnage le plus symbolique, grotesque, hors normes égoïste et égotique de The Big Bang Theory.

Des mots qui feront littéralement fondre les âmes les plus coriaces. Celui qui était au centre de la série ne l’est plus. Quoi de mieux pour conclure cette tranche de vie que célébrer ceux qui ont contribué à humaniser, faire aimer et accepter un personnage aux abords aussi détestables que Sheldon ?

Notre gratitude

Et ça marche. Sheldon est preuve que la vie est un changement perpétuel, résultat direct des facteurs environnementaux et humains sur n’importe quel sujet (c’était l’instant science de cette critique, promis le Cerveau arrête). Et la série a bien changé elle aussi au fil des saisons et âges de nos protagonistes. Elle a changé, sans se métamorphoser ni oublier son essence originelle, pour nous quitter avant de devenir autre chose que ce qu’elle devait être : une sitcom sur des jeunes adultes qui évoluent ensemble. Une sitcom qui a tous les codes de la comédie familiale, mais version geek.

 

The Big Bang Theory a eu des saisons parfois un peu moins bonnes que d’autres, souvent excellentes, drôles et délicieusement geeks, avec ses hauts et ses bas, mais elle restera, notamment grâce à ce final auquel le Cerveau a du mal à trouver des défauts, une sitcom qui restera dans les annales. Une sitcom plus axée sur l’amitié que la geekitude, qui marquera sa génération et la télévision, à l’image d’une certaine F.R.I.E.N.D.S dans les années 90, et bien plus qu’une How I Met Your Mother. Au revoir Sheldon, Penny Leonard, Amy, Howard, Raj et Bernadette, vous nous manquerez très certainement. Merci pour les rires et les délires de fanboys !

Le final de The Big Bang Theory, tout comme sa saison 12 est disponible sur MyCanal en Us+24. Le Cerveau vous recommande de regarder le dernier épisode de Young Sheldon saison 2, pour un joli clin d’oeil à la fin de la série dont elle est le spin-off. RIP TBBT !

Crédit photos : ©CBS

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