I’m Dying Up Here saison 1 : Dans la psyché des comiques torturés

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3.0

Critique du premier épisode de I’m Dying Up Here, série produite par Jim Carrey, qui offre un regard sur les comiques américains dans les années 70.

I’m Dying Up Here, c’est la nouvelle série de l’été de Showtime. Une série qui plonge dans le monde des comiques américains dans les années 70 à Los Angeles. Cependant, ne vous attendez pas à vous “fendre la poire” parce que I’m Dying Up Here est plus une comédie dramatique (ou dramédie) dans les coulisses d’un comedy club, plutôt qu’une comédie pure. Une dramédie qui commence avec une tragédie qui va remettre les comiques en question et surtout remettre en perspective ce que ça veut dire d’atteindre la gloire dans le monde très compétitif du stand-up. Cette tragédie est le point de départ de l’histoire.

im-dying-up-here-saison-1-dans-la-psyche-des-comiques-tortures-1La série suit ainsi les vies de comiques en herbes qui espèrent passer un jour dans le Tonight Show de Johnny Carson. Dans les années 70, c’était le Graal de tout humoriste qui se respecte. Un comique qui passe dans le Tonight Show, c’est un humoriste qui a réussi. Dans le Goldie’s, le comedy club fictif de la série, se côtoient alors toutes sortes d’humoristes qui attendent de percer. La série est basée sur le livre de William Knoedelseder qui traitait des difficultés de comiques comme Richard Pryor, Andy Kaufman ou encore Jim Carrey qui est producteur de la série.

Un stand-up en répétition

I’m Dying Up Here dévoile beaucoup de personnages dans son premier épisode, ce qui n’est pas toujours très évident. Cependant, la série arrive tout de même à poser ses bases et mettre certaines personnalités en avant. L’histoire est racontée de leur perspective et met aussi en avant Goldie (incarnée par l’excellente Melissa Leo), la propriétaire du club qui gère ses comiques d’une main de fer, mais elle est aussi comme une mentor pour ces jeunes comiques et va les guider. Elle les voit comme ses propres enfants et ne veut que le meilleur pour eux.

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Si l’idée derrière la série est assez bonne, pour le moment, comme les comiques dans la série, I’m Dying Up Here doit trouver sa voix. Les choses sont un peu brouillon, elles s’éparpillent de trop parce qu’il y a trop de personnages et la série n’a pas encore vraiment trouvé son ton. Le premier épisode est assez intrigant mais il veut tout, tout de suite et manque de focus. Il faut aussi vraiment être fan de tout ce qui est “coulisses” pour vraiment apprécié la série. On est assez loin de Seinfeld et plus proche de Louie ou même Maron dans le ton tragi-comique. La série n’est pas la pour raconter des blagues, elle est là pour montrer que la vie de comique n’est aussi drôle qu’on pourrait le penser. La comédie vient souvent des moments tragiques dans la vie des gens et I’m Dying Up Here tente de montrer ces moments difficiles qu’ils traversent.

Un sujet déjà vu

im-dying-up-here-saison-1-dans-la-psyche-des-comiques-tortures-2Hollywood adore les séries qui se passent dans les coulisses du business et les comiques ne sont pas en reste. Comme cités plus haut, Louie de Louis CK et Maron de Marc Maron étaient sur ce sujet ou encore Crashing, la comédie de Mike Birbiglia sur HBO traite des difficultés d’un humoriste. Il y a aussi The Marvelous Mrs Maisel qui arrivera bientôt sur Amazon. Bref, le sujet n’est pas original, tout se fera dans son traitement et I’m Dying Up Here semble avoir pris l’angle de la comédie noire. Un angle à double tranchant qui peut très vite se casser la figure.

Pour le moment, il est difficile de dire si I’m Dying Up Here est LA série de l’été. Espérons qu’elle soit à la hauteur de ce qu’elle promet par la suite. Il y a un bel effort avec d’excellents acteurs comme Melissa Leo, Alfred Molina, Sebastian Stan, Michael Anganaro, Al Madrigal, Dylan Baker, Ari Graynor, Jake Lacy ou encore Clark Duke, ce serait dommage que ça tombe à plat.

I’m Dying Up Here arrive en France ce mardi 6 juin sur Canal+Séries.

Crédits ©HBO

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