Chicago Fire n’embrasera pas la télé

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3.0

Le nouvelle série de Dick Wolf, Chicago Fire démarre, sur NBC, avec un première épisode moyen et peu original.

Nouvelle série pour NBC, signée Dick Wolf : Chicago Fire. L’intrigue de cette nouvelle série est autour d’une caserne de pompier de Chicago et la vie de ses membres, que ce soit les soldats du feu, l’équipe de secours ou encore les secouristes. Ces braves gens combattent le feu et soignent les gentils comme les méchants tout en tentant de régler les divers problèmes qu’ils soient financiers, médicaux, amoureux ou encore professionnels. Des hommes et des femmes comme les autres, en somme.

Si les acteurs sont très bons, qu’il est agréable de mater Jesse Spencer et Taylor Kinney torses nus, les diverses intrigues intéressantes et promettent d’être approfondies dans le futur de la série, Chicago Fire est la série qui peut être très vite oubliée de l’année. Elle n’est pas assez originale pour retenir l’attention. Elle est loin d’être assez mauvaise pour marquer les esprits. Le problème de Chicago Fire est qu’elle ressemble de trop prêt à New York 911, sans les flics. Ou encore à Rescue Me, sans son originalité. Et n’arrive jamais à atteindre l’intensité dramatique, le stress donné aux spectateurs de ses deux prédécesseurs lors des scènes d’action.

C’est là où le bas blesse. Rare est plus effrayant et oppressant qu’un bon feu d’immeuble, surtout à la télévision s’il est bien filmé. Or, dans ce premier épisode, on regarde se jouer l’action et le sauvetage sans rien ressentir. On ne ressent pas non plus le temps qui passe, c’est déjà ça.

Trop d’exposition

L’erreur de ce pilote est peut-être de trop exposer ses situations et ses personnages. Si c’est un problème inhérent à toutes les séries, ici Chicago Fire n’a pas su en jouer ni même le réduire. Ainsi, on passe tant de temps à apprendre à connaître Casey, Mills, Severide, Hermann, Dawson, Shay et les autres ainsi que les divers problèmes qui les suivent qu’on n’arrive pas réellement à s’attacher à eux, à leurs histoires personnelles et encore moins quand ils sont en intervention et prennent des risques. Trop d’éléments sont à digérer d’un seul coup. L’exposition est si importante dans l’épisode qu’on a l’impression de suivre une leçon sur la vie des pompiers. Or un pompier, ça prend des risques, c’est blessé, ça meurt. C’est triste mais ce sont les risques du métier. On est confronté à ce fait réaliste, mais Chicago Fire n’est jamais assez profonde pour nous faire ressentir de la peine ou de la peur pour ses soldats du feu.

Malgré tout, Chicago Fire à un grand potentiel pour s’améliorer sur la longueur. Tous les acteurs sont bons, de Jesse Spencer à Charlie Bennett en passant par Monica Raymond, Eamon Walker ou encore Lauren German ou Taylor Kinney. Les diverses intrigues, les soucis de santé de Severide, les peines de coeur de Casey, l’intégration de Mills ou encore les tendances risque tout de Dawson peuvent devenir très intéressantes si bien développées.

Chicago Fire se présente comme un drama comme les autres sur la vie des pompiers. Elle peut être intéressante à suivre, et il faut peut-être lui donner sa chance. C’est exactement le genre de séries sur laquelle on peut zapper un soir d’ennui profond, où on passera un bon moment. Mais on ne sera jamais déçu de rater un épisode et la série n’est pas indispensable. En concurrence avec la très bonne Nashville et l’indétrônable Les Experts, Chicago Fire risque de ne pas faire long feu.

Crédits Image : NBC.

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