Retour sur l’épisode 7 de Lanterns qui revient sur l’enfance de Hal Jordan et explique des points de sa personnalité. Spoilers.
Il nous reste peu de temps pour découvrir ce qui est réellement arrivé au Green Lantern Hal Jordan. Et l’épisode de dimanche – bien qu’il apporte un éclairage sur certains points clés du passé de Hal –, ne nous rapproche guère de l’identité de la personne qui a logé une balle dans la tête du super-héros lors du premier épisode de la série.
L’épisode s’ouvre sur un flashback en 1975 : un jeune Hal, l’œil au beurre noir, est assis dans le bureau de son entraîneur. Il s’est battu avec pratiquement toute son équipe pour avoir refusé de céder la balle alors que l’entraîneur voulait remplacer le lanceur.
Pour faire court, le père du jeune garçon débarque et prend partie pour son fils, jusqu’à en venir aux mains avec le coach.
Ensuite, Hal et son père mangent des glaces tout en regardant les avions décoller. Son père retire la clé qu’il porte autour du cou pour la passer à celui de Hal, expliquant que son propre père avait fait de même avant de partir à la guerre. Cette clé ouvrait le coffre-fort de grand-père Jordan ; celle que son père confie à Hal ouvre le sien.

Lorsque Hal se demande si sa mère ne devrait pas plutôt la détenir, son père répond : « Ce n’est pas quelque chose qu’elle peut porter. Mais toi, tu le peux, Hal. C’est dans ton sang, tout comme ça l’était chez grand-père et chez moi. L’héritage des hommes Jordan. » Il rassure ensuite Hal en lui disant qu’il sera là pour longtemps, contrairement à son propre père, mort au combat. Il lui conseille aussi de se débarrasser de la balle, car la garder indéfiniment est « épuisant ». Hal s’exécute, et son père admire la puissance de son lancer.
L’instant d’après, Hal assiste aux funérailles de son père. Le garçon n’est guère plus âgé qu’il ne l’était dans la scène précédente. Alors qu’il regarde au fond de la tombe de son père, la scène bascule vers 2026 : le « Halogramme » observe, de la même manière, le cercueil ouvert de Hal.
L’hologramme est attristé par la mort du « vrai » Hal et ne se souvient pas immédiatement de l’identité de John. Lorsqu’on la lui rappelle, il suppose que John est l’actuel Green Lantern. Stewart remet les choses au clair et lui explique qu’il a été tué et qu’il tente de résoudre son meurtre. Cependant, John perd la confiance de l’hologramme en mentant sur la présence de représentants intergalactiques aux funérailles. Frustré, John le désactive.
Passons au problème urgent suivant de John : il a besoin d’environ 315 000 dollars en liquide pour payer Maggie, la serveuse qui menace de révéler à la police la bagarre qu’il a eue avec Hal le soir de la mort de ce dernier. Or, les frères de John ne sont pas sûrs de vouloir l’aider en lui transférant les fonds.

Et bien que le « Halogramme » n’était pas activé pendant la conversation téléphonique de John, il a tout entendu et il refuse de dire quoi que ce soit pour aider John à ouvrir le coffre-fort tant qu’il ne saura pas ce qui se passe. Il accuse John de l’avoir tué et même si ce n’est pas l’envie de tuer Hal qui lui manquait, John réitère qu’il n’est pas coupable.
L’Halogramme exige ensuite de parler à la police mais John le lui déconseille. Il lui révèle qu’il était en prison et aussi qu’il était amoureux de la shériffe. Il insiste en lui disant qu’il ne l’amènera pas au coffre s’il ne l’amène pas voir la shériffe. Plus tard, Kerry rencontre l’hologramme de Hal et est perturbée par ce qu’elle voit. Elle se tourne vers lui et, lorsqu’elle tend la main pour toucher son visage et y parvient, elle est sur le point de pleurer.
« Nous étions proches ? » lui demande doucement l’Halogramme. « Très », répond-elle, presque bouleversée. « Et je me confiais à toi ? » s’interroge-t-il. « On se disait tout », réplique-t-elle en essuyant précipitamment les larmes qui ont commencé à couler. Elle confirme que Hal lui a raconté comment son père est mort. Elle lui dit que Hal « parlait de John comme d’une équipe de football qui vous donne toujours de l’espoir avant de vous décevoir ».
Une fois que Kerry comprend que l’Halogramme est là pour tenter d’accéder au coffre situé dans le garde-meuble, elle dit qu’ils doivent s’y rendre ensemble, mais pas avant d’être passés à la fête chez elle. Et lorsque les deux hommes se retrouvent seuls dans le pick-up de John, l’Halogramme est convaincu que Kerry l’a tué. Il veut donc atteindre le coffre et l’ouvrir avant qu’elle n’arrive. « Je crois que tu es parano », lance John. Mais il n’en démord pas. Il n’a pas vu de l’amour mais de la culpabilité dans les yeux de Kerry. Clairement, il a du mal à comprendre que quelqu’un l’aimait sincèrement.

Cependant, avant d’accéder au coffre, il se demande s’il n’essayait pas d’empêcher les gens d’entrer, mais plutôt de retenir quelque chose à l’intérieur ? Mais il est trop tard : sa voix a ouvert la boîte. À l’intérieur se trouvent un sac à dos contenant une gourde, un poncho, des barres protéinées et une arme (que John glisse à sa ceinture). Il y a aussi une boule de substance noire et visqueuse que l’Halogramme dépose au sol. Il s’agit d’un trou de ver, probablement mis en place par Hal pour le transporter ailleurs dans l’univers. Hal y passe la tête et confirme qu’il s’agit bien d’un portail vers une autre planète et l’air semble respirable.
Le portail les transporte vers une plaine aride et désolée. L’Halogramme ignore s’il est déjà venu ici, mais John trouve les lieux familiers, bien qu’il n’ait jamais quitté la Terre. La carcasse en ruine d’une cité aérienne flotte au-dessus d’eux. John y projette l’Halogramme pour qu’il aille inspecter les lieux. Au sol, John découvre des restes enfouis dans le sable et à son retour, l’Halogramme signale que la cité est vide. Ils réalisent ensuite qu’ils sont entourés de cadavres. « Nous n’étions pas les seuls à chercher un Manhunter », dit-il.
Il explique qu’on lui a injecté les expériences du peuple d’Antaan ; nous sommes sur la planète d’Antaan, où un gaz libéré dans l’atmosphère a plongé tout le monde dans une telle terreur que les habitants ont commencé à s’entretuer et à se suicider. « Je ne réalisais pas que la ville se trouvait dans le ciel. Je ne comprenais pas pourquoi ils sautaient », poursuit-il. « Maintenant, je comprends. »

Mais pourquoi Hal se trouvait-il là ? Les hommes se dirigent vers un bateau sur le lac et John devine qu’il appartenait au Lantern. La nuit est tombée alors que John rame et que l’Halogramme le questionne : pourquoi a-t-il été la dernière personne à voir Hal vivant ? Après tout, John ne vit pas dans le Nebraska. John lui raconte alors toutes les fois où Hal l’a laissé tomber au cours de leur relation, notamment lorsqu’il a précipité son véhicule dans un ravin ou contre un poteau. L’Halogramme présente ses excuses, mais John les refuse, il ne les acceptera que si elles viennent du véritable Hal. L’Halogramme fait remarquer que Hal semblait en difficulté vers la fin et peut-être que son ancien élève aurait dû s’en rendre compte ? Toute cette situation agace (ou peut-être blesse) John à tel point qu’il se met à chanter à voix haute, son esprit distrait laisse alors l’Halogramme s’évaporer.
C’est alors qu’un orage éclate. Des pommes commencent à tomber en même temps que la pluie. Le père de Stewart, alors jeune homme, apparaît dans le bateau et pose une pomme sur sa tête. Il le met au défi de tirer sur le fruit, mais lorsque John dégaine son arme, il se retrouve soudain face à son propre reflet enfantin. « Tu as peur ! » crie le gamin. « Peur qu’ils sachent que tu n’as jamais voulu être un Lantern ! » Le jeune John continue de provoquer son double adulte jusqu’à ce qu’une force inconnue fasse basculer John du bateau dans l’eau. L’instant d’après, l’Halogramme l’a ramené à bord.
Il explique que John agissait comme un fou, voyant des choses inexistantes, et qu’il s’apprêtait à se tirer une balle dans la tête lorsque l’Halogramme est intervenu. Stewart comprend aussitôt que le gaz responsable de la folie ambiante est toujours présent dans l’atmosphère. « Tu vois, je t’avais dit que ce poncho était important », lance l’Halogramme avec ironie.

La tempête se calme et les hommes poursuivent leur route. Après une pause, l’Halogramme révèle brusquement à John que son père s’est suicidé, alors que tout le monde croyait à un accident survenu dans l’exercice de ses fonctions de pilote d’essai. Il raconte l’épisode dont nous avons été témoins au début de l’histoire : lorsque le jeune Hal a ouvert le coffre-fort, il était rempli d’argent liquide, de pièces, de photos et d’un mot. Son père était convaincu qu’ils seraient mieux sans lui. Il disait qu’il souffrait de ce mal depuis toujours. Que ça empirait. Il ne pouvait pas le cacher. Il ne supportait pas qu’on le voie souffrir. « Qu’on le voie, tout court. »
Le grand-père de Hal avait agi de même, laissant un mot dans son propre coffre. « La même souffrance, transmise de génération en génération, de père en fils », dit tristement l’Halogramme. Il dit alors à John que s’il ne connais pas la peur, ce n’est pas par bravoure, c’est parce qu’il est brisé.
John se demande si l’Halogramme pense que Hal s’est suicidé. John envisage l’hypothèse que la shériffe l’ait retrouvé et étouffé l’affaire pour préserver sa réputation. « Comme tu as protégé ton père », dit John, dont la voix trahit une empathie sincère lorsqu’il présente ses condoléances. « C’est la première fois que tu m’appelles Hal », remarque le Halogramme.
A la fin de l’épisode, une fois arrivés sur une ile, une silhouette encapuchonnée saisit l’Halogramme par-derrière et menace de le tuer si on ne lui remet pas le portail pour quitter la planète. L’Halogramme signale via un code que John doit le faire disparaître. C’est ce qu’il fait, tout en assénant un coup de poing au visage de l’inconnu décontenancé.
Sa capuche retombe, révélant le visage de Sinestro. « Tu dois être John Stewart », déclare l’ancien Lantern.
Rendez-vous la semaine prochaine pour savoir si Hal a lui-même mis fin à ses jours où s’il a vraiment été victime d’un meurtre.
Lanterns est disponible sur HBO Max.
Crédit ©HBO Max





























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