American Horror Story 13 : Réunion de Famille de l’enfer

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American Horror Story fait son retour avec une réunion de famille depuis l’enfer et une peur du numéro 13. Critique.

Et de 13. American Horror Story est de retour pour une saison 13 qui avait été annoncée comme une saison « crossover », réunissant des personnages déjà bien connus de l’univers AHS.

Comme la plupart des fans de l’anthologie le savent désormais, on peut aborder une nouvelle saison sans trop savoir à quoi s’attendre. Et d’ordinaire, on peut s’aventurer sans avoir vu toutes les saisons précédentes. Ici, il faut tout de même être familier avec au moins Murder House, Coven, Freak Show et Apocalypse (voire plus pour certaines références).

Si certaines saisons ont amplement mérité les éloges de la critique, d’autres ont connu le sort inverse. En l’état actuel des choses, « AHS 13 » se situe quelque part entre les deux, du moins pour le moment. Car après les trois premiers épisodes, un peu décousus, il est vraiment difficile de se faire un avis tranché.

Une intrigue confuse

Commençons par le plus difficile : l’écriture et l’intrigue. Bien que la promotion ait mis en avant le retour de plusieurs personnages très appréciés des fans, le créateur Ryan Murphy a pris la décision assez étrange d’y intégrer de force un personnage inédit.

Portée par Joey Pollari, la saison se concentre sur ce nouveau protagoniste, Ben DeSoto, qui a peur du nombre 13 et… c’est à peu près tout pour l’instant. Certains indices suggèrent qu’il s’agit d’une vague suite à « Apocalypse », mais, après trois épisodes, nous n’en savons toujours pas grand-chose.

Quant aux autres personnages, ils semblent pour l’instant faire un peu de la figuration. Si cette saison suit le modèle des précédentes, il y aura forcément un rebondissement explicatif, comme le laissait présager le premier épisode intitulé « 13 ».

Evidemment, nous sommes dans American Horror Story et la série conserve son côté kitsch assumé. On retrouve une foule de personnages issus des saisons précédentes, ainsi que des dialogues bien kitsch qui font partie intégrante de l’ADN de la franchise. Mais est-ce suffisant pour continuer de regarder ? Est-ce que la série se repose un peu trop sur ses lauriers sans se renouveler ?

Toujours kitsch

Dans l’ensemble, le rythme est assez étrange avec des épisodes bien plus courts qu’à l’ordinaire. Le premier épisode fait 34 minutes, l’épisode 2 intitulé « 1:13 AM », fait une minute de moins que le premier et le troisième, « Rauhnacht », est à peine plus long qu’un épisode de sitcom avec 23 minutes.

Comme déjà mentionné, l’écriture paraît souvent franchement kitsch. Avec la plupart des acteurs, cela aurait pu sembler maladroit, voire involontairement ridicule. Toutefois, grâce au retour d’actrices telles que Sarah Paulson et Jessica Lange, le jeu semble plus ou moins naturel. Elles arrivent à rendre n’importe quel scénario meilleur même, s’il était écrit avec les pieds (ou chatGPT).

Parmi les autres acteurs qui font leur retour, on retrouve Evan Peters, Billie Lourd, Gabourey Sidibe et Angela Bassett. Evan Peters, en particulier, doit incarner deux personnages différents au sein d’une même scène, une tâche dont il s’acquitte avec brio. Quant à la nouvelle tête d’affiche Joey Pollari, même si légèrement tendu, il s’en sort bien aux côtés de ses partenaires expérimenté.es, parvenant à trouver sa place.

Esthétique fidèle à elle-même

Côté réalisation, l’esthétique visuelle correspond exactement à ce que l’on attend d’American Horror Story. Angles insolites, mouvements de caméra créatifs, plans au « fish-eye »… tout y est. Si l’ensemble est réussi, certains mouvements de caméra (typiques de Ryan Murphy qui a réalisé le premier épisode) peuvent parfois donner la nausée. Comme toujours, l’alliance du travail de caméra et de l’éclairage offre un rendu visuel magnifique, sublimé par la qualité des décors.

Pour le moment, la dernière saison d’American Horror Story connaît un démarrage très mitigé. Si les acteurs parviennent à tirer le meilleur parti du matériau de base, l’intrigue elle-même donne une impression de confusion, voire de surcharge. Cela dit, la qualité globale de la photographie est indéniable, rendant le visionnage saisissant.

American Horror Story 13 est à voir chaque mercredi sur Disney+. Si les trois premiers épisodes sont disponibles (seulement en VOST), notez que le reste de la diffusion sur la plateforme sera assez lente avec seulement 1 épisode proposé à partir de la semaine prochaine. La VF ne sera disponible qu’à partir du 11 novembre.

Crédit ©FX/Hulu

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