Doctor Who saison 10 : Final décevant à coup de fan service et sans adieux

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3.0

Retour sur une saison 10 en demi-teinte pour Doctor Who, entre twists capillotractés et fan service à outrance. L’ère Moffat arrive à sa fin, et ce n’est pas plus mal.

Hier soir, saison 10 de la plus vieille série de la BBC a fait ses au-revoir au peuple british avant le traditionnel épisode de Noël de Doctor Who. Un épisode sensé marquer le départ de Peter Capaldi, tout en explosion comme le laissait présager la bande annonce de ce dernier, et les évènements encourus dans l’épisode précédent.

Doctor Who S10 Ep12Mais c’est sans compter sur les retournements (faciles, ou pas) du Showrunner de la série qui jusqu’à la fin jouera avec la franchise et ses codes pour son bon plaisir. Après avoir radicalement changé le ton et le fond de la série, la rendant beaucoup trop adulte et sérieuse parfois, voire faussement compliquée… Faisant même disparaître le tournevis sonique pendant une saison – marque de fabrique et code de la série originelle – et s’excusant de ses choix à coup de fan-service, histoire de ne pas trop s’attirer les foudres des fans. Voici que même la régénération ne se déroulera pas comme le veut les usages et la tradition Doctor Who.

Bilan numéro 10

Avant d’attaquer le gros du sujet, à savoir le – pseudo- départ de Capaldi, retour sur une saison qui propose un peu de fraîcheur. Fraicheur apportée par la nouveauté de Nardole aux côtés du Docteur, un personnage drôle au caractère bien trempé et empoté, mais surtout de Bill Potts, véritable tourbillon de positivité et joie de vivre, tout en émotion.

Comme si Steven Moffat cherchait à effacer tout ce qui le caractérisait, ou peut-être le cœur n’y étant pas puisque dernière saison, ces nouveaux épisodes de Doctor Who proposent moins d’effets spéciaux surdosés, pour des intrigues inédites plus ou moins recherchées et intéressantes. On pense à Smile, Thin Ice ou Oxygen par exemple, qui renouent avec une image et un ton proche de la saison 5. Mais aussi le duo d’épisodes The Pyramid at the end of the world ou The land of The Lie, qui, à sa propre manière adresse subtilement un message sur les fake-news et ce que peut être un régime totalitaire.

Doctor Who saison 10 final pyramid moine

Almost back to the basics

Et même si certains épisodes peuvent paraître peu recherchés ou aboutis, on apprécie ce retour à la simplicité qui valorise l’émotion et la comédie. Car ne l’oublions pas Doctor Who, la nouvelle série de 2005, a réussi à fédérer bon nombre de spectateurs de par le monde pour son émotion, avant sa réalisation dopée visuellement, à l’ère Moffat.

Ce qui nous avait séduit étaient ses personnages attachants et ses intrigues profondes face à des monstres en « papier-mâché ». Cette nouvelle saison propose dans bon nombre d’épisodes ce style un peu oublié, des grands jours de la série avec Tennant, ou la première saison de Matt Smith. Moins de complications et d’intrigues alambiquées bazardées par des faux twists et plus d’histoires simples mais qui fonctionnent tout en restant divertissantes.

Doctor Who saison 10 final oxygenDe quoi conclure le voyage de Capaldi sur une note bien plus positive que la saison précédente, qui pour beaucoup fait office d’hérésie. Même sa musique retrouve un semblant orchestral, loin des thèmes mécaniques pour Capaldi, et offre son lot d’émotions auditives à des scènes tout aussi émouvantes.

Fun Pearl

Cette saison, on a l’impression que le Docteur passe en second rôle face au personnage de Bill auquel le spectateur adhère sans réserve. La jeune femme est un véritable tourbillon de fraîcheur, entre sa découverte de l’univers avec des yeux d’enfants, et sa remise en question assez régulière des choix et décision du Docteur. Radicalement différente de Clara, Bill est un personnage entre élève et aventurière, un peu comme Donna, qui n’hésite pas à s’exprimer quand il le faut, toujours avec bienveillance.Doctor Who saison 10 final docteur blessé bill cybermen

 

Mais là où Moffat se perd sur la construction du personnage, se voit sur les derniers épisodes : une fois de plus le showrunner de la série propose quelque chose de radical pour la sortie de cette dernière de l’aventure Doctor Who sans pour autant aller jusqu’au bout (un peu comme Clara qui meurt, mais qui en vrai ne meurt pas parce que bon la Mort c’est nul et c’est pas pour les amis du Docteur, même quand c’est inévitable. Voilà voilà).

Fan service superstar

Cette saison, comme il est devenu coutume avec le showrunner depuis sa nomination à la tête de la série, et encore plus depuis le 50ème anniversaire, le fan-service est à son apogée jusqu’au final de saison. Un final qui offre un bel étalage de fan-service en termes de nostalgie et de facilité, pour faire plaisir aux fans de la première heure, et ceux qui ont connu la série originelle. On fait constamment référence aux épisodes et monstres passés, et, rare fois où les cybermen ou daleks ne sont pas de la partie, on ressort des vieux monstres d’antan : comme la Reine Ice Warrior, inventée en 1967, dans l’épisode The Empress of Mars.

Doctor Who S10 Ep12

On passe trop de temps à nous réexpliquer la mythologie de la série, le Tardis, ce que c’est, les enjeux des aventures du Docteur, et qui est le Docteur, sa fonction dans l’univers…. Comme si l’on tentait de faire du remplissage avec l’excuse de l’arrivée d’une nouvelle aventurière aux côtés du Docteur.

On essaie aussi tant bien que mal de créer du mystère avec la chambre forte et son mystérieux prisonnier, qu’on comprend très vite être Missy d’ailleurs, et qui, après tout le développement dédié à la rédemption du personnage, périt sans y arriver…. Comme qui dirait : « Tout ça pour ça ! Su-Per ». Si Missy est toujours un retour bienheureux, et Michelle Gomez toujours aussi énorme dans la peau de cette psychopathe, Moffat aurait pu éviter d’en rajouter une couche avec son double du passé, en la personne de John Simms, en pleine figuration plus qu’autre chose dans ces deux épisodes.

Maître du passé

doctor-who-saison-10-qui-se-cache-dans-la-chambre-forte-uneL’avant dernier épisode, quant à lui, avec cette histoire de temps qui passe et des débuts des cybermen, aurait pu être un bel au revoir pour Capaldi, à hauteur du Seigneur du Temps mais aussi de l’acteur de renom, capable du meilleur à l’écran, comme du moins bien selon la direction de Moffat. Dans ces deux derniers épisodes, priorité au fan-service et à l’ellipse, histoire de ne pas trop se fouler pour finir sur un faux twist, bien énervant d’ailleurs. Comme si Moffat voulait prouver qu’il était le Maître jusqu’au bout de « sa » série.

Alors que le secret n’avait pas été gardé, l’arrivée de John Simms, alias le Maitre, alias « caution-fan-service-pour-faire-kiffer-les-fans », arrive comme un cheveu sur la soupe, après un long passage déguisé (où l’on devine un peu que c’est lui quand même). Si les séquences dans l’hôpital Mondasian, dans lequel Bill découvre les origines des cybermen et son état avaient un côté intéressant, avec un style visuel proche des saisons 4 et 5, le fond, lui, est très décevant malgré le twist.

Faux adieux

Bill et sa transformation en cyberwoman (oui on accorde tout chez brain damaged, même les monstres) aurait pu proposer un véritable questionnement sur l’humanité et peut-être une lueur d’espoir en ce qui concerne cette nouvelle race. Dans ce final bien au contraire, pourquoi se concentrer sur Bill quand l’intérêt du scénariste est de jouer avec le spectateur qui attend une régénération en fin d’épisode ?

Doctor Who saison 10 - Images

Bill devient un side-kick inutile dans le final, qui ne fait que résoudre les rares impasses que le docteur, agonisant, ne peut régler. Mais surtout au lieu de la laisser mourir ou se sacrifier (comme le docteur aime se sacrifier) pour offrir au personnage une fin digne de ce nom, on fait revenir le monstre/copine du premier épisode de saison pour lui créer un au revoir mielleux digne d’un téléfilm de l’après-midi de M6, et on s’en sert aussi pour remettre avec une facilité déconcertante le Docteur dans son Tardis. Sacré WTF elliptique : parce qu’elle pleure, sa copine aquagalactique (ami du néologisme, celui-ci est pour vous), la change en eau et pouf « elles vécurent heureuses et amoureuses dans l’espace »… What The..F…. ? N’est-ce pas ?

Quant au Docteur et ses adieux : il n’y en aura pas. Comme les rumeurs le suggéraient, point de régénération : le Docteur est bien agonisant, mais refuse de se regénérer… PARCE QUE. Et le peu de régénération qui se lance est un condensé de tous les derniers mots des précédents Docteur comme le célèbre «  I don’t wanna go » de Ten, ou le « No No No No No ». Pourquoi créer une réplique unique quand on peut s’amuser à reprendre celles qui ont touchées les spectateurs avant ?….

doctor who premier docteurJusqu’au bout Moffat aimera jouer avec les codes de la série, au point de détruire tous ses fondements. Surtout que cela fait un an que tout le monde attend la révélation du visage du successeur de Capaldi, grand évènement dans la série mais aussi dans la culture britannique, qui n’arrivera donc pas avant Noël. Si vous avez le sentiment d’une arnaque là maintenant tout de suite, c’est normal.

Bis-repetita… again

Là où ce dernier arrive à faire pire, c’est en introduisant David Bradley, remplaçant William Hartnell (décédé en 1975) dans la peau du premier Docteur. Ainsi le 12ème Docteur (ou 13 c’est comme on veut, enfin pas vraiment… Et puis Zut posez la question à Moffat parce que c’est le bord**!) est face à sa première incarnation alors qu’il doit partir.  Non seulement son arrivée est juste incongrue, mais surtout… Ne vous rappelle-t-elle rien ? Cette séquence est juste quasi similaire à la fin de la saison 7 avec John Hurt, qui se révèle en Docteur. Le recyclage et Moffat, une grande histoire…

Doctor Who davi bradley season 10 finale

Pour conclure ce bilan, le Cerveau dira qu’il est vraiment temps que le relais passe dans les mains de Chris Chibnall qui va avoir beaucoup à faire pour rattraper les libertés et arrangements que Steven Moffat s’est permis avec Doctor Who, comme si elle était « sa » série.

En espérant que l’épisode de Noël ne propose pas encore des ressorts et twist faciles ou « n’importe-quoi » notamment avec cette rencontre entre le premier et dernier docteur en date, un peu comme le soufflé retombé du « choc » Missy-Le Maître. Plus que 6 mois à attendre avant le véritable renouveau. Il tarde au Cerveau de tourner la page de cette ère qui aurait presque pu détruire une aussi belle série de science-fiction.

Crédit photos : ©BBC

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  • NaimBejaia

    Moi j’ai bien aimer, mais bon ce n’est que mon point de vu

  • OneDreams54 .

    Casser du sucre sur le dos de moffat de cette manière, je trouve ça franchement moyen…

    Alors oui, il y a certainement eu des mauvais épisodes (dans chaque saison même), mais il a quand même réussi à diriger la série pendant 5 saisons et environ 7 ans.

    Alors oui, c’est obligé qu’il y ait quelques erreurs par ci par là.

    Et le fait qu’ils réutilisent certains éléments et processus qui lui sont assez propre, c’est parfaitement normal, tout les producteurs ont leurs petites manies et on peut le voir chez chacun d’eux s’ils s’occupent d’une série un peu trop longtemps.

    • JHBi

      6 saisons presque 7 avec la saison 7 sur 2 ans mais reconnue comme une seule saison.

  • ach

    Je ne partage pas du tout ton avis.Personnellement, j’ai bien aimée cette saison (ce n’est préférée non plus) et le final.

  • ach

    *ce n’est pas ma préférée non plus

  • CASIER

    J’ai lu cet article et j’en conclut que vous n’avez absolument RIEN comprit aux intentions de Steven Moffat, et que vous pensez tout de même avoir la science infuse, donc vous vous contentez de critiquer sa manière de réaliser les épisodes… Ce n’est pas QUE du fan service, et cette saison ainsi que l’épisode final étaient en fait bien plus riche que ce que vous semblez penser !!! Déjà, le Docteur est devenu aveugle : cela nous a fait réaliser qu’il n’était pas intouchable. Bill s’est transformée en cyberman, oui… mais ce n’était pas juste pour mettre de l’action ou pour plaire aux fans : on a vu celle que le Docteur considérait comme son enfant (car oui, pour une fois il n’y a pas eu la moindre ambiguïté dans la relation entre le Docteur et sa compagne), la jeune femme pleine de joie de vivre et d’amour devenir un être sensé être dépourvu de sentiments ! Quand à Missy : le Docteur a réussi à lui faire ressentir de l’empathie, et quoi que vous en pensiez, ce ne fut donc pas inutile !
    Et le final… Moffat a réussi à faire prendre un sens à tout ce qui s’est passé depuis le retour de Doctor Who en 2005 et surtout depuis le début de la saison : on n’appelle pas ça du fan service mais du talent ! La larme, les paroles du Docteur, les compagnons, tout a soudain fait sens !
    Alors oui, peut-être que vous n’aimez pas Moffat et que vous n’avez pas réussi à interpréter sa manière de réaliser les épisodes comme il le faut, mais ce n’est pas une raison pour dire autant de mal de lui, comme si c’était lui le responsable de votre incapacité à regarder les épisodes d’une série aussi complexe que Doctor Who sans analyser les épisodes !!!

  • miss-phoenix

    Ce genre de critique a le don de m’exaspérer, c’est pourquoi je fais d’abord un coup de gueule sur sa forme avant de répondre à son contenu.

    Sur la forme de l’article : Honnêtement, c’est quoi ce genre de critique ? Le Cerveau nous a habitué à quelque chose de bien plus construit ! Le début de l’article est bon mais dès qu’il s’agit de critiquer la série, on atteint le grand n’importe quoi. Des injonctions trop fréquentes telles que « Et puis Zut posez la question à Moffat parce que c’est le bord » ou « What The..F…. ? N’est-ce pas ? » n’ont rien à faire dans cet article et cassent complètement l’intention qui, il me semble, est de faire une critique réfléchie. La forme remet complètement en question le sérieux de l’auteur car, en effet, on est dans du Moffat-bashing (voire Capaldi-bashing apparemment) pur et simple avec peu de réflexion derrière. Si vous souhaitez critiquer négativement Doctor Who, il faut arrêter de faire les imbéciles en vous comportant comme des fans pleurnichards qui ne regardent la série que pour trouver une autre façon de haïr Moffat, et grandir un peu. Franchement, j’ai eu du mal à lire l’article en entier. On pourrait croire qu’il a été écrit par un troll. Bref, arrêtez vos c***eries dans vos critiques sur Doctor Who ! Vous pouvez être négatif d’un autre manière !

    Fin du coup de gueule.

    Concernant la série, je pense que la saison était très forte. L’arrivée de Bill a sans doute été le point le plus fort particulièrement parce que, pour une fois, c’est une jeune femme ordinaire (bien que supérieurement intelligente) et dont la relation avec le Docteur n’est pas ambiguë (ce qui explique que la réaction du Docteur lorsqu’elle est tuée n’est pas aussi extrême que dans Face the Raven). Sa relation va bien sûr au-delà du prof-élève mais les limites sont mieux fixées. Enfin, Pearl Mackie est une actrice exceptionnelle et est parvenue à séduire tous les fans très vite.

    Concernant les épisodes, il y a de tout naturellement. J’ai aimé le retour des épisodes individuels et il y a de très bonnes histoires. J’avoue avoir été déçue que Moffat n’écrive que le premier épisode de la trilogie des moines. Le souci est qu’Extremis montre une nouvelle race absolument terrifiante qui perd un peu de sa splendeur dans les épisodes suivants (particulièrement le dernier). J’aurais aimé comprendre leurs intentions. Pourquoi envahir la Terre ? Par contre, la trilogie est une excellente référence à des histoires de SF telles que « Les Enfants d’Icare » (Arthur C. Clarke) ou Stargate (les Oris ?). Le sympbolisme y est aussi très fort. Dans le 6, le Docteur est aveugle et est le seul à « voir » la vérité. Et dans le 8, c’est un faux (fake) souvenir qui a raison des moines et de leurs « fake news ». Enfin, à noter qu’on a un joli Trump-bashing au fil de la saison (trois références !).

    Enfin, concernant le Docteur, Peter Capaldi prouve encore être un acteur extraordinaire, à mes yeux, le meilleur des acteurs du New-Who. Comme l’a dit Moffat, Capaldi nous a offert le Docteur le plus émotif de tous. Il a un talent naturel pour laisser transparaître très explicitement ses émotions sur son visage. On pourrait avoir un épisode qui ne serait qu’un plan rapproché sur lui et on comprendrait tout de l’histoire. C’est son talent qui me manquera le plus quand il partira à Noël.

    Cette saison m’a fait bien moins pleurer que la précédente mais la (les ?) mort du Docteur est très poignante, particulièrement la scène ou Bill le rejoint sur le champs de bataille et pleure sur son corps. A noter que cette fois, le plus tragique est que les uns et les autres ignorent leurs destins respectifs. Le Docteur ne saura pas que Bill est sauvée et que ses efforts sur Missy ont porté leurs fruits. Bill ignore que le Docteur n’est pas mort (mais garde cet espoir) et Nardole ne sait pas non plus au sujet de Bill ou ce qu’il advient du Docteur.

    Bref, vivement Noël et j’avoue avoir hâte de voir les prochains projets de Moffat (Dracula en 2019) et Capaldi (et si ce dernier était appelé à jouer le comte ?).

  • Caro

    Cette critique est bien plus mauvaise que l’épisode! Au contraire, Steven Moffat a réussi à apporter une très belle fin a tous ses personnages. La Maître et Missy m’ont fait mourir de rire puis de tristesse. Sa fin est cohérente et tres symbolique je pense. Est-il l’ami ou l’ennemi du Doc? Tout le monde a sa propre opinion mais finalement le Maître lui même est divisé… cette crise intérieure que la série explore depuis une quarantaine d’années aura fini par le pousser au « suicide »… très beau! La série a un patrimoine et une mythologie extrêmement riche, l’exploiter ne relève pas du fan service mais du bon sens et de l’enrichissement narratif.

  • DevilBlackDeath

    J’aime bien le venin craché à la gueule de l’ère Moffat par les « fans » de Doctor Who alors qu’il est aux commandes depuis 7 saisons et écrit des épisodes depuis 9 ou 10 (je sais plus s’il en a fait dans la première) !

    L’émotion a été présente avec lui aussi et même si ses finales étaient over-the-top, c’est pour ça que je les ai aimé personnellement. Et je ne suis pas biaisé puisque je regarde petit à petit les premiers docteur, et même les premiers épsiodes du premier docteur je les adore (notamment adoré l’introduction des Daleks) !

  • Miss-Phoenix

    Ce genre de critique a le don de m’exaspérer, c’est pourquoi je fais d’abord un coup de gueule sur sa forme avant de répondre à son contenu.

    Sur la forme de l’article : Honnêtement, c’est quoi ce genre de critique ? Le Cerveau nous a habitué à quelque chose de bien plus construit ! Le début de l’article est bon mais dès qu’il s’agit de critiquer la série, on atteint le grand n’importe quoi. Des injonctions trop fréquentes telles que « Et puis Zut posez la question à Moffat parce que c’est le bord » ou « What The..F…. ? N’est-ce pas ? » n’ont rien à faire dans cet article et cassent complètement l’intention qui, il me semble, est de faire une critique réfléchie. La forme remet complètement en question le sérieux de l’auteur car, en effet, on est dans du Moffat-bashing (voire Capaldi-bashing apparemment) pur et simple avec peu de réflexion derrière.

    Fin du coup de gueule.

    Concernant la série, je pense que la saison était très forte. L’arrivée de Bill a sans doute été le point le plus fort particulièrement parce que, pour une fois, c’est une jeune femme ordinaire (bien que supérieurement intelligente) et dont la relation avec le Docteur n’est pas ambiguë (ce qui explique que la réaction du Docteur lorsqu’elle est tuée n’est pas aussi extrême que dans Face the Raven). Sa relation va bien sûr au-delà du prof-élève mais les limites sont mieux fixées. Enfin, Pearl Mackie est une actrice exceptionnelle et est parvenue à séduire tous les fans.

    Concernant les épisodes, il y a de tout naturellement. J’ai aimé le retour des épisodes individuels et il y a de très bonnes histoires. J’avoue avoir été déçue que Moffat n’écrive que le premier épisode de la trilogie des moines. Le souci est qu’Extremis montre une nouvelle race absolument terrifiante qui perd un peu de sa splendeur dans les épisodes suivants (particulièrement le dernier). J’aurais aimé comprendre leurs intentions. Par contre, la trilogie est une excellente référence à des histoires de SF telles que « Les Enfants d’Icare » (Arthur C. Clarke) ou Stargate (les Oris ?). Le sympbolisme y est aussi très fort. Dans le 6, le Docteur est aveugle et est le seul à « voir » la vérité. Et dans le 8, c’est un faux (fake) souvenir qui a raison des moines et de leur « fake news ». Enfin, à noter qu’on a un joli Trump-bashing au fil de la saison (trois références !).

    Enfin, concernant le Docteur, Peter Capaldi prouve encore être un acteur extraordinaire, à mes yeux, le meilleur des acteurs du New-Who. Comme l’a dit Moffat, Capaldi nous a offert le Docteur le plus émotif de tous. Il a un talent naturel pour laisser transparaître très explicitement ses émotions sur son visage. On pourrait avoir un épisode qui ne serait qu’un plan rapproché sur lui et on comprendrait tout de l’histoire. C’est son talent qui me manquera le plus quand il sera parti à Noël. Cette saison m’a fait bien moins pleurer que la précédente mais la (les) mort du Docteur est très poignante, particulièrement la scène ou Bill le rejoint sur le champ de bataille et pleure sur son corps.

    A noter que cette fois, le plus tragique est que les uns et les autres ignorent leurs destins respectifs. Le Docteur ne saura pas que Bill est sauvée et que ses efforts sur Missy ont porté leurs fruits. Bill ignore que le Docteur n’est pas mort (mais garde cet espoir) et Nardole ne sait pas non plus au sujet de Bill ou ce qu’il advient du Docteur.

  • Jonathan X

    Oula ça pue la critique fait pour la jouer hype en étant pas d’accord avec la majorités.

    Et de plus le tournevis sonique emblème de la série originale ? Euh non. Présent oui, mais loin d’être un emblème.

  • miss-phoenix

    Ce genre de critique a le don de m’exaspérer, c’est pourquoi je fais d’abord un coup de gueule sur sa forme avant de répondre à son contenu.

    Sur la forme de l’article : Honnêtement, c’est quoi ce genre de critique ? Le Cerveau nous a habitué à quelque chose de bien plus construit ! Le début de l’article est bon mais dès qu’il s’agit de critiquer la série, on atteint le grand n’importe quoi. Des injonctions trop fréquentes telles que « Et puis Zut posez la question à Moffat parce que c’est le bord » ou « What The..F…. ? N’est-ce pas ? » n’ont rien à faire dans cet article et cassent complètement l’intention qui, il me semble, est de faire une critique réfléchie. La forme remet complètement en question le sérieux de l’auteur car, en effet, on est dans du Moffat-bashing (voire Capaldi-bashing apparemment) pur et simple avec peu de réflexion derrière.

    Fin du coup de gueule.

    Concernant la série, je pense que la saison était très forte. L’arrivée de Bill a sans doute été le point le plus fort particulièrement parce que, pour une fois, c’est une jeune femme ordinaire (bien que supérieurement intelligente) et dont la relation avec le Docteur n’est pas ambiguë (ce qui explique que la réaction du Docteur lorsqu’elle est tuée n’est pas aussi extrême que dans Face the Raven). Sa relation va bien sûr au-delà du prof-élève mais les limites sont mieux fixées. Enfin, Pearl Mackie est une actrice exceptionnelle et est parvenue à séduire tous les fans.

    Concernant les épisodes, il y a de tout naturellement. J’ai aimé le retour des épisodes individuels et il y a de très bonnes histoires. J’avoue avoir été déçue que Moffat n’écrive que le premier épisode de la trilogie des moines. Le souci est qu’Extremis montre une nouvelle race absolument terrifiante qui perd un peu de sa splendeur dans les épisodes suivants (particulièrement le dernier). J’aurais aimé comprendre leurs intentions. Par contre, la trilogie est une excellente référence à des histoires de SF telles que « Les Enfants d’Icare » (Arthur C. Clarke) ou Stargate (les Oris ?). Le sympbolisme y est aussi très fort. Dans le 6, le Docteur est aveugle et est le seul à « voir » la vérité. Et dans le 8, c’est un faux (fake) souvenir qui a raison des moines et de leur « fake news ». Enfin, à noter qu’on a un joli Trump-bashing au fil de la saison (trois références !).

    Enfin, concernant le Docteur, Peter Capaldi prouve encore être un acteur extraordinaire, à mes yeux, le meilleur des acteurs du New-Who. Comme l’a dit Moffat, Capaldi nous a offert le Docteur le plus émotif de tous. Il a un talent naturel pour laisser transparaître très explicitement ses émotions sur son visage. On pourrait avoir un épisode qui ne serait qu’un plan rapproché sur lui et on comprendrait tout de l’histoire. C’est son talent qui me manquera le plus quand il sera parti à Noël. Cette saison m’a fait bien moins pleurer que la précédente mais la (les) mort du Docteur est très poignante, particulièrement la scène ou Bill le rejoint sur le champ de bataille et pleure sur son corps. A noter que cette fois, le plus tragique est que les uns et les autres ignorent leurs destins respectifs. Le Docteur ne saura pas que Bill est sauvée et que ses efforts sur Missy ont porté leurs fruits. Bill ignore que le Docteur n’est pas mort (mais garde cet espoir) et Nardole ne sait pas non plus au sujet de Bill ou ce qu’il advient du Docteur.

    • Jon Snow

      injonctions ? ( sur du mot, parce que je vois pas d’ordre ni de sanction dans ce que vous citez ^^) à ce point ? Faut se calmer, c’est clairement du lol et de la vanne légère un poil caustique comme il est coutume chez brain damaged, Faut pas le prendre comme une attaque hein ( je suis pas d’accord avec le point de vue sur toute la ligne mais perso j’ai trouvé ça drôle, j’ai même laché des rires à celle là : « (un peu comme Clara qui meurt, mais qui en vrai ne meurt pas parce que bon la Mort c’est nul et c’est pas pour les amis du Docteur, même quand c’est inévitable. Voilà voilà). »
      C’est pas la première fois qu’ils vannent, et pas que sur Doctor Who…. C’est pour ça d’ailleurs que je préfère prendre mes avis ici qu’ailleurs. C’est a la fois argumenté, et drôle.
      Perso je suis pas grand fan de Moffat, j’irai pas à dire qu’il a tout détruit, mais il aime bien quand même faire un peu nawak avec Doctor Who, j’ai trouvé ce final bwof, moins bien que le reste et surtout facile. Donc je me range, docilement, plus ou moins de cet avis.
      Sans rancune ;)

  • Salva

    Je trouve également le ton de l’article assez « particulier » et suis surpris par la façon dont Doctor Who est traitée sur ce site !

    Alors, non, je ne suis pas très amateur des dernières saisons du show,( décevantes et parfois ennuyeuses pour un fan ultra dévoué du Doc comme je moi) et oui, je suis impatient de voir le changement de direction que va prendre la série, mais quand même… Là, j’ai plus l’impression de lire un commentaire de fan en colère sur un quelconque forum, plutôt qu’une critique constructive.

    Critictoo a bien mieux réussi l’exercice…plus argumentées, plus objectives, moins sentimentales, leurs critiques de cette saisons sont tout simplement plus équitables (professionnelles?)

    Quant à l’arrivée de Chris Chibnall…je demande à voir…les saisons 2 et 3 de Broadchurch n’étaient pas mauvaises mais, à mon sens, un peu faibles et les intrigues prévisibles (est-ce vraiment ce que l’on recherche pour Doctor Who?)

    Et puis, pour rappel, Chibnall est quand même le gars qui a écrit « Dinosaurs on a Spaceship » et le diptyque « The Hungry Earth » / « Cold Blood » …donc bon…essayons de relativiser chère Mme El Mardi et de ne pas l’attendre comme le divin showrunner !

    Moffat n’est certes pas un auteur parfait, mais sous sa plume, la série a connu de nombreux moments de grâce.

  • Patrick Jacquemont

    Je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout d’accord avec cette critique.

  • Quentin Hersent

    « Son arrivée est juste incongrue »

    Son arrivée n’est pas incongrue du tout, c’est le Tardis qui a choisi la destination ( le Doc le dit lui même ) en essayant de « make a point » alors que le Doc n’écoute pas ( c’est fout comme les gens n’écoutent pas les dialogues ) donc elle l’emmène la ou il s’est régénéré pour la première fois, justement pour « make a point »

    « il est vraiment temps que le relais passe dans les mains de Chris Chibnall qui va avoir beaucoup à faire pour rattraper les libertés et arrangements que Steven Moffat s’est permis avec Doctor Who, comme si elle était « sa » série. »

    Bah si, c’est sa série en étant le showrunner c’est sa série. La série n’appartient pas aux fans ( qui étant nombreux, n’ont pas le même avis )
    Et sinon toi qui aime pas les arrangement et libertés avec la série, tu t’es senti comment quand RTD a tué les Time Lords en une phrase lors de la saison 1 ?

  • Surfer123

    Alors… Moffat a parfois fait de la mer**, OUI, j’en conviens. Mais si on cherche y’a surement quelques trucs que Russell T Davis a foiré aussi…
    De plus seulement cracher sur Moffatt parce qu’il a fait des choses pas toujours top, c’est facile. Et la je ne critique pas seulement le Cerveau, mais la plupart des critiques internet sur cette saison. N’oubliez pas que Moffat, c’est celui qui nous a offert une saison 5 géniale avec le tout nouveau 11e Docteur, une saison 6 avec une intrigue sur la mort du docteur et River Song juste trop cool, une saison 7 avec la fin de l’ère Amy-Rory et l’arrivée de la « fille impossible », une saison 8 géniale avec le retour du master/missy, et une saison 9 qui explore le docteur magnifiquement, a travers la mort de Clara, et l’épisode « Heaven Sent », qui fut a mon gout le meilleur épisode de toute la nouvelle série. Alors, apres 5 saisons, il me semble normal que ses twists soient parfois « bof » ou un peu répétitifs…
    De plus Moffat n’a pas non plus RUINE la saison quoi… La seule chose que j’aurai a lui reprocher, c’est d’avoir laissé Nardole comme personnage secondaire, qui sert plus de running gag que de compagnon.

  • Benjamin Plumyoen

    Le dernier double épisode de la saison 10 m’a beaucoup fait pensé au double épisode d’introduction de la saison 9, The Magician’s Apprentice/ The Witch’s familiar. Dans les deux cas, on a une très bonne première partie avec de bonnes idées, malheureusement suivi d’une seconde partie où les problématiques sont évacués à grand renfort de raccourcis, de bourrinismes ( le docteur qui a dès le départ tout compris aux plans de Davros/ le docteur qui devient un véritable tank survivant à une électrocution, plusieurs tirs de cybermen, à une explosion suffisamment puissante pour raser une armée de cybermen, le tout contenant une régénération … ) et de Deux Ex Machina ( le Tardis qui se redistribut, où comment invalider toutes situations passées, présentes ou à venir où le Tardis serait en danger … / l’arrivée et les capacité de Heather, absolument exagéré ).

    C’est dommage, parce qu’il y a de bonnes choses dans The Doctor Falls. Le personnage de Bill est touchant, ses scènes avec le docteur montre tout le caractère humain du personnage et combien le 12ème a évolué depuis la saison 8. Malheureusement, le reste de l’épisode ne rend pas grâce à ces passages.
    Parmi les autres choses qui m’ont gênés, il y a également Missy et le retour du Maître version John Simm. Les deux n’apportent au final pas grand chose à l’intrigue si ce n’est offrir une sortie à Missy, mais c’est tellement annexe et inutilement compliqué que ça aurait tout aussi bien pu être fait dans un épisode précédent histoire de laisser du temps pour trouver une meilleur conclusion au docteur combattant une armée de cybermen pour finir par provoquer une énorme explosion sans finir en cendres … Le Maître d’ailleurs n’est présenté que comme un macho misogyne qui passe les trois quart de l’épisode à jouer au poseur, sans réel utilité. Ses précédentes incarnations affichaient déjà une certaines condescendance envers les femmes, à des degré variables selon ses incarnations, Ils étaient tous suffisamment intelligent pour savoir quand s’allier au docteur lorsque c’était nécessaire. Non, honnêtement, le retour du Maître m’a déçu. Je me demande d’ailleurs toujours si Missy était bien une version futur du Maître, tant il est régulièrement répété qu’elle devrait se souvenir des évènements.

    Pour l’apparition du premier Docteur, je suis mitigé. D’un coté, je suis content de voir David Bradley ré-enfiler le costume du premier Docteur. Le costume lui va bien et c’est un excellent acteur. Qui plus est, Le premier est une pièce importante de la mythologie de la série, ses origines, et le personnage du douzième a été imaginé en pensant au premier. ( même si involontairement les faits le rapproche aussi beaucoup du sixième ) La rencontre n’est donc pas si étonnante.
    De l’autre côté, c’est Steven Moffat aux commandes. L’homme peut tout autant faire de très bonnes choses que partir dans des excès et des raccourcis qui lui sont malheureusement devenu familiers depuis plusieurs années maintenant. Donc le laisser toucher au premier domino, à la première pierre qui constitue l’univers de Doctor Who, je l’admet, l’appréhension me fait grincer des dents.

    On verra ensuite ce qu’il en sera pour l’après Moffat. Je pense que Chibnall devra si il veut remettre la série sur de bons rails entreprendre un travail de reconstruction, redéfinir les rôles de pas mal de protagonistes ( où en sont les seigneurs du temps, la fin de la saison 9 ne répondait pas vraiment à la question et rendait même la situation encore plus confuse, comment sont dirigés les daleks, un moment ils étaient dirigé par un parlement, ensuite Davros, il y avait même un dalek bon dans le tas, etc … ) si il veut redonner une certaine cohérence à un univers où cette notion avait été relégué au troisième voire quatrième plan.

    Concernant Capaldi, je pense que c’est un très bon acteur mais desservi par une mauvaise écriture de ses épisodes et de son personnage ( d’où les similitudes avec le sixième docteur ). Je n’avais pas l’impression que les scénaristes au cour des saison 8 et 9 avaient une idée réelle de comment définir et dans quelle direction faire progresser ce personnage. Arrivé à la saison 10 au contraire, on trouvait enfin un 12ème qui donnait l’impression d’être à sa place ( bien sûr que c’était une bonne idée d’en faire un conférencier et un professeur en université, pour un personnage qui adore s’entendre parler, il y est absolument à sa place ) avec Nardole en boussole et décodeur morale et Bill en étudiante du docteur. Le 12ème partira ( si on fait abstraction du refus venu de nulle part de se régénérer à la fin de The Doctor Falls ) en laissant au final l’impression d’un personnage qui aura réussi à atteindre son équilibre, son point de définition.
    J’espère que Capaldi ira ensuite rapidement incarner le 12ème chez Big Finish, avec Matt Lucas et Pearl Mackie. Ils font généralement du bon boulot là-bas et ça permettra de voir ce que donne ce personnage chapeauté par d’autres mains.

    Voilà. Désolé pour le pavé, j’ai essayé de rester sur ce double épisode final. Il y aurait bien d’autre chose à dire encore, sur la saison elle-même, Moffat, ou toute la période Capaldi. Ce sera peut-être une prochaine fois.

  • Christian Marck

    Comme quoi les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Pour ma part, j’ai effectivement trouvé le final très « mauvais » et forcément très tiré par les cheveux. Surtout la réapparition de la petite amie liquide qui vient gérer les problèmes et éviter qu’une actrice ne meure (cette envie de ne pas « éliminer » quand ce devrait être le cas m’irrite un peu). Pour ma part, je n’apprécie guère la relation entre le Docteur et Bill, justement parce qu’il n’y a pas cette petite ambiguïté ou cette relation de séduction involontaire qu’il peut exister avec d’autres. Et proche de Bill, je préférais Donna. Le trio Nardole, Bill et Docteur … à mes yeux ne colle pas vraiment et me laisse plus insensible, et pourtant j’aime beaucoup chaque acteur pris séparément. Comme quoi ! Cet avis simplement pour signaler que chaque fan a sa propre vision de la série, et que souvent les termes « tous les fans » ou « la majorité des fans » ne peuvent s’appliquer aussi facilement pour souligner son propre avis. J’aime les références au passé par exemple (les apparitions de River Song par exemple). Quant à Moffat, il a laissé de grands épisodes, comme de bien moins bons, mais dans quelle série atteint-on une qualité égale à chaque épisode ?