4 Blocks : La Gomorrhe allemande se dévoile ce soir ! (critique)

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A l’occasion du lancement de la chaîne Warner TV dédiée aux séries, sous le signe des « émotions », la critique de la première série phare et inédite de la nouvelle chaîne.

Warner TV débarque en France aujourd’hui pour les abonnés Canal. La nouvelle chaîne du groupe Tuner/Warner, déjà lancée dans de nombreux pays à l‘international arrive aujourd’hui dans les foyers français avec une nouvelle grille de programmes, des séries inédites, originales et en exclusivité, mais aussi des cycles de films inédits à la télévision.

Berlin et Gomorrhe

Et pour lancer cette nouvelle chaîne Warner, 4 Blocks : Une série allemande que le Cerveau a pu découvrir, et qui n’est pas pour déplaire. Entre Gomorra et Les sopranos, mais aux couleurs allemandes et Moyen-Orient 4 Blocks est une série qui s’attaque à une population inattendue en télévision. Une série qui n’est pas pour déplaire, et qui pourrait avoir ses aficionados du jeudi soir.

4-blocks- Warner TV 2Pour ceux qui n’ont pas entendu parler de la série, 4 Blocks est créée et réalisée par Marvin Kren. Elle raconte l’histoire d’une communauté dans un pays et ville sclérosée par l’immigration, la mafia et la pauvreté. Tout commence quand Hatif Hadami, un baron de la drogue turc se fait arrêter par la police. Ses deux frères, dont l’aîné se nomme Tony (Scarface est passé par là on dirait), qui souhaite reprendre le flambeau, doivent maintenir le business à flot en attendant sa libération. Un business lucratif, mais qui très vite apparaît comme un vrai moyen de survie pour des immigrés en attente de titres de séjours.

Famille, trafic, et espoir

Entre alliances, mésalliances, manigances et trafics, retrouvailles et autres interactions musclée, 4 Blocks est une plongée au cœur d’un business lucratif des quartiers Berlinois, pour une série qui cherche à comprendre une communauté un peu oubliée à la télévision.  Une communauté qui s’est intégré dans un pays loin de sa culture, mais qui l’aime et l’embrasse complètement malgré ses activités illégales. Certain aspirent même à une vie meilleure, loin de toute illégalité, tranquille, comme tout autre allemand.

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Fiction mafieuse européenne, 4 Blocks a le mérite de s’attarder sur une population qu’on ne voit que rarement en télévision, en les humanisant assez pour qu’on s’attache à eux et les comprennent. A l’heure de la diabolisation des communautés arabes et des fictions qui s’attardent a coup de clichés sur le terrorisme et l’intégrisme, 4Blocks prend le temps, même si elle traite de mafia et trafics, d’offrir un visage plus humain et cohérent d’une communauté d’immigrés intégrée dans une ville européenne. On les comprend et s’intéressent à eux, que ce soit dans leur moments de tendresse familiale, commune à toutes les origines du monde, ou au cœur de leur business. Une force pour une série qui arrive après deux réussites consacrées aux trafics.

Pègre Berlinoise

4-blocks- Warner TV 3Quand on dit Berlin, on pense ville bourrée d’énergie, travailleuse, transe et électro. Dans 4 Blocks, c’est une autre vision de la ville allemande qu’on offre au spectateur, à coup de rap de banlieue en langue germanique, soirées arroséed et débridées à coups de strip-teaseuses, alcools et drogue, portées par un groupe d’hommes musclés, prêts à tout pour garder leur mainmise sur le territoire de leur trafic.

Des hommes qui n’hésitent pas à en venir en main s’il le faut. Car oui, côté action, 4 Blocks fait le job : descentes de polices, bastons à mains nues impressionnantes, torture façon Scarface ou le Parrain…. Tout y est pour remplir le contrat « mafia ». Et même si parfois on pourrait croire au cliché, tant certaines scènes tombent dans les écueils de ce qu’on connait du genre, la série offre quand même une part d’authenticité, ou de volonté authentique, pour dépeindre ces anti-héros issus de l’immigration orientale.

Bonne entrée en matière

En sommes, 4 Blocks est un bon divertissement qui fera plaisir aux amateurs de films de mafieux, en mal de série de ce genre. Ce n’est pas une série qui brise les codes ou réinvente le genre, cela dit, soyons honnêtes. Mais elle propose un bon équilibre entre narration et action dans ce pilote, avec des personnages assez attachants pour qu’on souhaite voir la suite. La narration est équilibrée, même si parfois un peu clichée, avec le flic qui souhaite faire tomber la famille à la tête de ce trafic, ou la figure paternelle protectrice mais dur quand il faut. On se prend au jeu très vite, tout en découvrant un autre monde, loin de ce qu’on imagine de Berlin et ses banlieues, plus humains, et plus touchant. On attend la suite pour voir ce que la série pourrait proposer de plus ou nouveau.

 4 Blocks, c’est tous les jeudis soir sur Warner TV, disponible dès aujourd’hui pour les abonnés Canal +.

Crédit photos : Droits réservés

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