Golden Globes 2017: Temps forts de Meryl Streep, parodie, et l’égo de Tom Hiddleston (vidéos)

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Retour sur les temps forts et autres moments marquants pour les Golden Globes 2017, une cérémonie sommes toutes assez conventionnelles, en vidéos.

Hier soir, la traditionnelle cérémonie des Golden Globes 2017 s’est déroulée à Los Angeles. Tapis rouge, robes de soirée et cotillons, pour l’une des cérémonies les plus prestigieuses de l’Industrie Hollywoodienne, qui a sacré hier La La Land, avec 7 récompenses raflées pour la comédie musicale, dont celle de Meilleure Comédie de l’Année et meilleur réalisateur.

Une cérémonie qui a – Cocorico – récompensé une française, avec Isabelle Huppert qui rafle un globe doré pour sa prestation dans le film Elle, mais aussi, qui pour une première depuis longtemps, récompense une série de comédie autre que Veep, avec un Golden Globe de la Meilleure série de Comédie qui revient à Atlanta. Le palmarès complet est disponible sur cette page.

Golden Globes Land

Une cérémonie qui s’est déroulée sans accroc, presque politiquement correcte, sans débordement et tenue par un Jimmy Fallon impeccable dans son rôle de Maitre de Cérémonie. On notera peu de temps forts, comme la parodie d’ouverture des Golden Globes, du film Star de l’année pour les USA : La La Land.

Une parodie qui célèbre bien évidemment la Télévision, et le Cinéma, avec mise en scène travaillée, quelques stars comme Nicole Kidman, Amy Adams, Kit Harrington, Evan Rachel Wood, Ryan Reynolds ou même John Travolta… qui ont poussé allègrement la chansonnette. Mention Spéciale à Millie Bobby Brown, la célèbre Eleven de Stranger Things, qui du haut de ses 12 ans, s’est lancée dans un rap endiablé. Un rap qui s’applaudit. Bravo Eleven !

Panne de Prompteur

Le monologue de Jimmy Fallon a été presque tiré à quatre épingles, avec quelques tacles à leur futur président Donald Trump, qu’il n’hésite pas à comparer au Roi Joffrey de Game of Thrones. Un monologue qu’il a dû au départ improviser sans prompteur, ce dernier étant tombé en panne, pile au début, avec bien évidemment des imitations (plus ou moins réussies, avouons-le) et autres salutations ou mentions aux membres de ses films et séries favorites.

Un hommage poignant a été fait à la carrière de Carrie Fisher et Debbie Reynolds, qui resteront les décès les plus marquants (et inattendus, et choquants) de 2016. Un hommage en vidéo, qui aura touché la salle, et tiré quelques larmes à l’assistance.

Discours Engagé

On notera de plus le discours très engagé de Meryl Streep, lors de la remise de son prix, presque aphone, qui a tenu à dénoncer les dérives de la campagne de leur futur président, dont l’investiture est dans 12 jours. Elle relève, que l’audience présente à cette cérémonie est un peu la réunion de tout ce que Donald Trump a fustigé pendant sa campagne à savoir : Hollywood, les étrangers et la presse (allusion à l’organisation derrière les Golden Globes, la Hollywood Foreign Presse Association).

— Golden Globe Awards (@goldenglobes) 9 janvier 2017

Elle y souligne la diversité des acteurs, leurs origines variées, ainsi que l’originalité de tous ceux qui divertissent l’Amérique, qui serait bien triste sans ces « étrangers » que Trump dénigre. Un discours qui dénonce la dangerosité de ce qui s’est passé en 2016, célèbre la diversité et l’importance de la presse et appelle à la défense des journalistes, devant une assistance silencieuse et captivée, qui a salué l’actrice et ses mots émouvants lors de la remise de son prix spécial, le Cecil B. Award.

Ego surdimensionné et sacré vent

Si la cérémonie s’est déroulée sans polémique ou véritable dérapage, la toile, notamment sur Twitter, a été assez agacée par le discours de Tom Hiddleston lors de la remise du prix pour son rôle dans The Night Manager. Ce dernier s’est lancé dans une tirade assez longue autour de son travail humanitaire au Soudan du sud, avec une anecdote de certains bénévoles de Médecins Sans Frontières, qui sont venus, au milieu du camp et de leur travail difficile, le saluer pour cette œuvre qui « leur a apporté du soulagement ».

Il a tenu donc à dédier cette récompense à ces bénévoles là-bas avant tout. Un discours qui a été perçu par beaucoup comme une célébration égocentrique de Tom Hiddleston et son implication humanitaire, comme un coup de comm vendu par l’intéressé pour certains et non un rappel de la situation dramatique au Soudan du Sud. Certains se sont même amusés des regards et autres réactions faciales de l’assistance, qui ne semble pas vraiment avoir été touchée par le discours de ce dernier.

“Le manque d’intérêt de l’assistance pour le discours de Tom Hiddleston est tout pour moi »

“Tom Hiddleston a fait le speech le plus égotique que je n’ai jamais vu »

« Une bien longue histoire que Tom Hiddleston a raconté pour s’auto complimenter »

Un Tom Hiddleston qui s’est aussi pris un joli vent dans la soirée, par son acolyte, Hugh Laurie qui lors de l’annonce de sa victoire a manqué de lui serrer la main. Ce qui a bien fait rire la toile.

Petit baisé inattendu

Une cérémonie des Golden Globes qui en conclusion a été plus que politiquement correcte, sans dérapage ni véritable grand moment qui restera dans l’histoire des cérémonies hollywoodiennes. Parfois morne, conventionnelle et surtout très longue, le seul moment le plus «what the fuck» est et restera le baisé inattendu entre Ryan Reynolds et Andrew Garfield, lors de la remise du prix à Ryan Reynolds pour sa prestation dans La La Land. Pourquoi ? On ne le saura probablement jamais, si ce n’est pour le fun, et réagir en bons perdants.

Crédit photo : ©DR

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