Westworld saison 1 : Rise of the Machines (bilan)

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5.0

Retour sur une première saison riche et étonnante de Westworld, avec un final qui marque l’avènement d’une nouvelle ère dans la série rétro-futuriste de HBO.

Hier soir sur HBO et ce soir sur OCS, Westworld saison 1 tire sa révérence dans un final sanglant comme le prédisait la promo dévoilée une semaine avant sa diffusion. Un final qui répond aux questions et confirme plusieurs théories de fans, théories qui s’avèrent pour la plupart vraies, mais qui surtout marque une nouvelle ère pour le Parc et ceux qui l’animent.

Une ère, portée par des femmes. Deux femmes, Dolores et Maeve, incarnées par deux actrices époustouflantes dans leurs interprétations de ces créatures robotiques. Deux femmes, dont le voyage mène vers une conscience, le cœur du labyrinthe, et des réponses à toutes les questions posées.

Timelines brouillées

Rise of the Machines  westworld saison 1 final critique  image 2Dès le second épisode, les spectateurs avaient compris que William n’était autre que l’Homme en Noir, et donc une histoire passée racontée au spectateur. Une histoire qui montre non seulement le voyage de cet homme vers les bas-fonds de l’ignominie humaine, mais aussi celui de Dolores, qui commence à prendre conscience de son état, de sa place dans ce monde, tout en se posant des questions.

Une intrigue qui vient se mêler à d’autres, présentes et passées, entre flashbacks clairs et d’autres moins. Le but ? Dérouter le spectateur pour le pousser à se questionner sur le réel et le virtuel. Brouiller ce dernier, afin qu’il ne fasse plus de distinction entre ce qu’il imagine être une intelligence artificielle ou humaine. Un peu comme le twist qui montre que Bernard n’est autre qu’un Hôte, conçu par Ford à l’image de son associé Arnold. Ou comme Ford brouille les pistes quant à ses réelles intentions, parfois diaboliques, parfois angéliques, qui ne seront révélées que dans ce final qui marque l’avènement d’une ère nouvelle pour le parc et ses résidents.

Brouiller les pistes, même si les intentions des scénaristes restent claires et devinables, sont les maîtres mots des épisodes de cette première saison de Westworld.

Une narration maîtrisée

Ce qui est intéressant dans Westworld, ce n’est pas l’univers futuriste ou western, ni même les enjeux de chaque personnage, que ce soit les hôtes, ou les humains, les orgies, les tueries et autres violences ou exactions montrées à l’écran.

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Le véritable intérêt de cette saison 1 de Westworld réside dans son écriture, sa narration maîtrisée de bout en bout, ne laissant place à aucune erreur, ni faux pas. Chaque scène de chaque épisode a un but précis, et peut être une clé pour que le spectateur comprenne le voyage qu’il est en train d’entreprendre devant son écran, à l’image de celui que les personnages vivent. Comme par exemple cette discussion dans les premiers épisodes entre Bernard et Dolores, lisant un passage d’Alice au pays des merveilles, qui dans l’avant dernier, s’avère être une discussion entre Arnold et cette dernière, à l’époque où il était encore en vie.

Une narration fluide, qui ne marque aucune coupure dans ses timelines diverses et multiples, afin de jouer avec l’esprit du spectateur vis-à-vis de sa perception de la réalité. Un peu comme si ce dernier était un hôte qui se questionne sur ce qu’il regarde sur son écran, perdu entre ce qu’il percevait comme le présent ou le passé, ou ce qu’il pensait être une réalité, qui au final n’en est pas une, et a été créé de toute pièce par l’un des scénariste du jeu.

Rise of the Machines

Rise of the Machines  westworld saison 1 final critique  image 1Elle l’avait teasé sur son compte instagram, c’est désormais confirmé par l’intrigue de ce final. Le méchant et énigmatique Wyatt n’est autre que Dolores. Une mise à jour de cette dernière par Arnold avant qu’il ne décède, pour sauver les robots, qui commencent à sentir leur existence.

Une femme qui a la capacité donc de tuer les humains, et qui va être l’un des porte-étendards de la rébellion des hôtes, contre ceux qui les oppriment, ceux qui les ont réduit en esclavage pendant tant d’années, pour leur simple plaisir ludique.

L’autre leader de la rébellion est Maeve, qui est sans conteste, aux côtés de Dolores, l’un des personnages les plus palpitants à suivre dans Westworld. Un personnage fort, rusé, malicieux au caractère bien trempé. Une femme déterminée à prendre son destin en main et prouver qu’elle est maître de son existence et de ses choix, malgré ce qu’une tablette peut prétendre.

Violence is coming

Cette saison 1 de Westworld, malgré son ton osé, ses orgies, sa violence graphique et stylisée, n’était qu’une introduction à l’histoire que tout le monde attend. Un peu comme une préquelle qui explique la prise de conscience des robots, leur sentience, avant le début des affrontements et la volonté de s’extirper de cette condition d’esclave.

Westworld saison 1 : Photos du Final

Car oui, Westworld est une métaphore de l’esclavage avant toute chose, et un testament de la complexité humaine, au-delà des notions de bien et de mal, bien au delà d’une réduction à des appétits et désirs charnels ou de envies de violence. Une complexité, qui a été abordée en surface par la prise de conscience des hôtes, mais aussi par l’évolution du personnage Ford, incarné par un Anthony Hopkins plus brillant que jamais, ou celle de William.

Tout l’interêt de Westworld n’est pas dans ses surprises, ses twists, ou ses théories de fans, mais bien dans cette envie de dresser une peinture de ce que peut être l’humanité, dans tout ce qu’elle a de plus beau et de plus laid. Et rien que pour cela, Westworld a tout de la série culte, celle qui marquera son ère, changera la donne, et offrira au spectateur, une expérience et un voyage devant son écran comme nul autre. Vivement la suite.

Crédit photo : ©HBO

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  • Glauktier

    Westworld est une série inintéressante, bourrée de clichés, de sexisme, et d’incohérences (autant sur le fond que sur la forme). L’écriture est rudimentaire (Alice au pays des Merveilles LOL), elle ne sert juste qu’au scénario et à ses twists attendues et ne sert aucun personnage (qui ne cessent de se contredire de toute façon). C’est une série à la Lost qui passionne la foule par ses mystères à deux balles et ses extravagances misérables.
    « Cherchons la véritable nature humaine à travers le pillage, le meurtre et le viol » non mais sérieusement…