Doctor Who Saison 9 : Le désenchantement de Noël ! (bilan)

52

doctor-who_the-husbands-of-river-song
1.0

A l’occasion de la diffusion de l’épisode de Noël de Doctor Who sur la BBC hier soir, le Cerveau dresse un bilan de la dernière saison de Doctor Who, et c’est pas joyeux !

Ladies and Gentlemen, le Cerveau va le dire, même si ça le désole, Doctor Who n’est plus. Oui, Doctor Who n’est plus ce qu’elle était. Hier soir, l’épisode spécial de Noël était diffusé sur la BBC. Un épisode qui vient conclure la dernière saison de Doctor Who, sa neuvième, dans la continuité de son niveau, c’est-à-dire, pas top. Un Noël bien en dessous de ce qu’on attendait pour une féerie absente, agrémentée d’un brin de sexisme et d’incohérences comme seul Steven Moffat sait le faire.

Saison ou mini-saison ?

doctor-who-saison-9-episode-10Mais avant de parler de cet épisode de Noël, le Cerveau, qui n’a pas eu l’occasion de revenir sur la saison 9 de Doctor Who, va dresser un bilan des évènements et intrigues de cette dernière saison. Ou plutôt mi-saison, puisque cette année, elle est composée d’épisodes en deux parties. Doctor Who n’est plus une série de 13 épisodes par année, mais une mini-saison qui se décompose en 6 épisodes de 1h30 (un peu comme Sherlock). Une saison qui se veut comme un pan narratif qui mène vers les deux derniers épisodes sensés scotcher le spectateur, qu’une série d’anthologie et de science-fiction. Fini les intrigues singulières loin du fil rouge, les rencontres avec des personnages mythiques de l’Histoire ou des races aliens inconnues, et bienvenue dans l’histoire du Docteur. C’est tout.

Héros, anti-héros, sauveur, parfois proche d’un Dieu, Doctor Who saison 9, ce ne sont pas les aventures du Docteur, mais son histoire, de Davros à Gallifrey. Fini les anecdotes sympathiques et les bonds dans le temps, et bienvenue dans le bis-repetita d’intrigues déjà entamées la saison précédente (on pense aux Zygons par exemple), avec des protagonistes connus. On ne se prend plus la tête pour innover, on recycle avec de bonnes doses de fan-service, histoire de contenter ceux qui sont là depuis le début, tout en espérant que la pilule de ce changement, qui n’était pas bienvenue, passe bien. Tout le reste n’est là que pour servir le fil-rouge de la saison avec Ashildr/Me jusqu’au final. Malheureusement, cher Showrunner, ça ne marche pas.

Doctor_Who_hell_bent_main

Home Sweet Home

Gallifrey, cette bonne vieille planète qu’on ne faisait que suggérer, celle des Seigneurs du Temps, disparue, pour faire du Docteur le dernier de son espèce et un fondement dans l’essence de ce personnage généreux et altruiste. Depuis le 50ème anniversaire et son rebondissement, Gallifrey existe, dans une bulle spatio-temporelle d’une autre dimension, que le Docteur espère retrouver. Dans cette fin de saison 9, il la retrouve, mais sans joie. Franchement, c’est pas comme ça qu’on imaginait les retrouvailles… Sans joie, car le Docteur est arrivé dans sa « Home Sweet Home » à l’insu de son plein gré, mais surtout après avoir perdu sa compagne et être passé par un purgatoire gallifréen (Heaven Sent).

Tout ça pour ça

Un épisode complètement tordu, qui fonctionne sur la forme mais pas dans le fond. Un épisode voulu comme une célébration de la puissance de jeu de Capaldi, au sommet de son interprétation du Docteur, mais qui ne ressemble en rien à ce qu’on connait de la série.

Sombre, complexe, tordu et surtout sans âme, Le purgatoire de deux milliards d’années du Docteur est un casse-tête qui n’a rien à faire dans une série, qui, à l’origine, est destinée à être vue par toute la famille. Allez expliquer à un petit de 6 ans le Purgatoire, pourquoi le Docteur est coincé face à une créature de son imagination et pourquoi il meurt et ressuscite autant de fois. Foi de Cerveau, l’exercice n’est pas facile.

un-plan-magnifique-de-ce-heaven-sent

Mais Heaven Sent n’est pas le véritable bémol de cet épisode en deux parties (ou trois si l’on considère le précédent avec le décès de Clara et le retour de Me). Le bémol c’est cette histoire d’hybride mystérieux et la façon d’amener Gallifrey, sans explication, ni raison valable dans l’intrigue, à part cette vague histoire d’hybride sortie de nulle part. De plus, le retour du Seigneur du Temps prodigue, en Terre promise, se fait comme si ce dernier avait affaire à des ennemis, et surtout autour du sempiternel débat et problématique du Docteur Guerrier/Sauveur déifié. Pour le renouveau, on repassera.

Point Fixe… enfin presque et quand on veut !

Doctor-Who-Christmas-critique bilan saison 9Quant à la question des points fixes et du respect du Temps par le Docteur, sujet déjà abordé avec le personnage d’Ashildr/Me (Maisie Williams), ou au fameux Lake Silencio, elle est une fois de plus présente dans les derniers épisodes de la saison 9. Pour les points fixes, qui portent ce nom pour une bonne raison, c’est au final, comme on veut ! Ces points fixes sont censés être inaltérables pour tous les compagnons du Docteur, de Rose à Donna en passant par Amy et Rory… Mais pour Clara, on fait l’impasse, on lance même une résurrection, mais surtout on la rend éternelle dans un nouveau Tardis avec une nouvelle copine. Moffat aurait-il une idée de spin-off en vue, dans l’idée de saigner la poule aux œufs d’or jusqu’au bout ? Au-delà d’un final déjà vu- avec cette histoire de mémoire effacée (tiens, ce n’est pas le sujet d’un autre final avec une certaines Donna, non ?) –  le clou du spectacle attendu n’en est pas un, et laisse un arrière-goût amer de gloubi-boulga sans cohérence pour le spectateur.

Doctor Whatever

Et oui, Doctor Who n’est plus la série découverte il y a presque dix ans, pleine de magie enfantine, de monstres en papier-mâchés pas crédibles et risibles, dans des histoires humanistes et émouvantes. Doctor Who, depuis la saison 8, c’est désormais : festival d’effets spéciaux, d’intrigues voulues profondes, complexes et recherchées, voire époustouflantes visuellement, sans âme et loin de l’essence du personnage principal, présenté et développé par Russel T. Davis il y a 10 ans.

Doctor Who saison 9 : Photos de Noël avec River Song

Si Steven Moffat a décidé de changer Doctor Who pour rendre la série attrayante pour les adultes (qui n’avaient pas nécessairement besoin de ça) et laisser sa marque, en saison 9, elle est complètement dénaturée. Elle laisse place à un héros proche de l’anti-héros et loin du personnage charismatique et chaleureux que les précédentes incarnations nous proposaient, sur plusieurs niveaux d’ailleurs. Si l’idée est bienvenue, elle est très mal exécutée. Maintenant le Docteur est une espèce de super-héros malgré lui, bougon, sans compassion, associable et dans son monde. D’ailleurs il n’a même plus de Tournevis Sonique, mais des Ray Ban soniques (la bonne blague, comme un doigt d’honneur à la Bible de la série !). Moffat ayant souhaité jouer avec les fans comme il l’a déclaré, tout en dénaturant le personnage pour en faire ce qu’il souhaite. Car oui, faire disparaître un objet aussi iconique et marquant d’une série, prouve le désintérêt de ce dernier pour la formule originale. Steven Moffat, comme son Docteur Capaldi, est au-dessus de tout, comme dans cet épisode spécial de Noël avec le retour d’un personnage attendu depuis longtemps : River Song.

One and Only husband

Doctor Who saison 9 : Nouvelles photos de NoëlLe retour de River dans ce spécial Noël intitulé, The husbands of River Song, comme promis, nous offre un peu de facétie et de comédie comme on n’en avait plus depuis quelques temps. De la comédie assurée par le personnage d’Alex Kingston pour une multitude de scènes de comique-de-situation générées par la non-reconnaissance de River face au Docteur. Oui, tout ce qui fait le charme de cet épisode de Noël – qui n’a de Noël d’ailleurs que les cotillons, les guirlandes et la neige pour y faire référence – c’est River et l’intrigue dans laquelle elle intègre le Docteur sans le savoir.

Tout fonctionne, pour une formule qui séduit et nous fait revivre des sensations connues avec ce personnage légendaire. On rit avec River, on sourit avec Capaldi, avant le véritable désenchantement : la déclaration d’amour infini de River au Docteur sans savoir que ce dernier est à ses côtés. Une déclaration qui aurait pu être magique si elle n’avait pas été teintée d’un sexisme, qui maintenant, n’est plus que suggéré.

Hymne Anti-féministe

Oui, River aime le Docteur mais elle l’aime sans rien attendre en retour, elle l’aime sans attendre que ce dernier l’aime ou vienne la sauver parce qu’il a mieux à faire, mais surtout, elle l’aime comme si elle admirait la lumière des étoiles. Mais surtout elle l’attend et vit pour cette attente, elle qui a été conçue exclusivement pour lui (le nuire à l’origine), lui voue presque un culte selon ces mots. Une déclaration qui va venir conclure l’aventure des deux protagonistes avant de consacrer plus d’une quinzaine de minutes aux derniers au-revoir de River au Docteur (et spectateurs accessoirement). Un rendez-vous romantique sur une planète mystique, où cette dernière va réitérer son affection profonde pour le Docteur une fois de plus, sans recevoir un retour de ce dernier, seul un premier cadeau après toutes ces années pour faire référence à l’épisode de la bibliothèque, dernière aventure du personnage (amis du fan-service, celle-ci est encore pour vous).  Un amour à sens unique, ou pas, vu l’attitude du Docteur, ouverte à interprétation bien évidemment, sûrement histoire de se couvrir face aux accusations de sexisme.

Doctor Who saison 9 : Photos de Noël avec River Song

Ou comment, en quelques mots et séquences, briser un personnage féminin de science-fiction aux apparences fortes, indépendantes, héroïques et sexy. Une femme qui est si libre qu’elle n’hésite pas à épouser des hommes pour ses intérêts. Mais non, River n’est pas un personnage si libre, et rien qu’une pauvre femme qui attend son Docteur, qu’elle aime d’un amour sans retour, et attend avec impatience sa prochaine escapade avec lui, tout en se remémorant le passé. Merci Moffat, la gent féminine t’est reconnaissante de cet exemple, et des autres femmes peu glorifiantes de la série, qui sont soit des psychopathes (Ashildr/Me et Missy), soit des side-kicks stéréotypées. Si ceux qui doutaient jusqu’ici (comme le Cerveau) de la sincérité de Moffat sur le sujet, cette intrigue est là pour attester que certaines accusations sont, en fait, méritées.

What’s Next ?

Si les rumeurs annoncent déjà la saison 10 de Doctor Who comme la dernière de Peter Capaldi, il est certain que la prochaine saison va reprendre le fil rouge autour du mystérieux hybride introduit dans les derniers épisodes de la saison 9.  Il est trop tôt pour parler d’un nouveau compagnon pour le Docteur, puisque Clara est définitivement partie, bien que le final n’exclut pas un retour de cette dernière, tout comme Maisie Williams, qui contrairement à ce qu’on avait annoncé, est désormais un personnage récurrent. On espère tout de même revoir Missy, qui reste un véritable rayon de douceur dans cette formule de Doctor Who, qui est bien loin de la série britannique qui a séduit le monde entier il y a quelques années. Doctor Who est désormais sans âme, et c’est bien dommage.

 Crédit photos : ©BBC 

Partager

  • Littleriddingwolf .

    Merci cher Cerveau (et chère Asma) de mettre les mots exacts sur mon sentiment! Merci pour cette analyse juste et profonde qui tombe juste et décrit bien la situation actuelle de la série!
    Je n’aurais qu’une vague divergeance au sujet du personnage de Missy -que personnellement je trouve surfait, prévisible et relativement creux au bout du compte- mais pour tout le reste, je ne peux qu’approuver!

  • Assra

    Autant je vous adore, autant je ne suis absolument pas d’accord avec vous sur cette saison. La précédente était bien plus chiante. Sans lien, sans émotions, sans… Rien. Ici, la série a raccrochée les wagons avec sa propre histoire. Revoir des créatures/ persos récurrents de la série fait partie du jeu. Les épisodes en deux parties ne sont pas inventés par Moffat puisque Russel T. Davis coupait aussi ses histoires en deux. Mais vous oubliez surtout la première série ! La encore, les épisodes divisés en plusieurs parties étaient légion. Enfin vous omettez le background de cette première série ! Les Seigneurs du Temps ont prouvé à maintes reprises la haine qu’ils vouaient au meilleur d’entre eux. Ils lui ont même fait un procès ! Dans la nouvelle série, Rassilon tente de revenir par le biais du maître. Il était donc normal que le doctor ne soit ni bien accueilli ni ravi d’être là, surtout après avoir été emprisonné des milliards d’années, dans un épisode que j’ai trouvé brillant, personnellement. Alors, certes, il y a des incohérences mais il y en a toujours eu, certes la magie des 7 premières saisons à disparu au profit d’un réalisme parfois chiant ! Mais le il ne faut pas négligé tout le reste. Les deux derniers épisodes étaient géniaux, même s’ils partaient dans des directions inattendues. En revanche, moi aussi, j’estime que Moffat a fait son temps, et qu’il devrait passer la main !!

  • Abdou Djazouli

    J’attendais avec impatience une critique du Cerveau sur cet épisode de noël et plus généralement sur cette saison de Doctor Who.
    Je suis déçu … Non pas par la saison, mais bien par la critique !

    Il est évident que les gouts et les couleurs ne se discutent pas mais ne rien comprendre à ce point les enjeux de la saison c’est fou…
    Avant de partir sur une analyse, je veux juste revenir 5 minutes sur « l’anti-féminisme » qui anime les débats autours de cette série. Je ne vous comprend pas, pas vous les femmes en général (quoi que !), non vous Asma El Mardi. Je ne comprend pas où vous voyez du sexisme dans Doctor Who et encore plus dans cette épisode de Noël.
    Rappelons, juste pour votre mémoire de Whovienne, le personnage de Donna Noble, lead féminin tout à fait prépondérant, rappelons le personnage de River dans son entièreté, rappelons le personnage surtout de Clara ! Clara a été, ces dernières saisons, le lead féminin et elle menait par la baguette le Docteur, surtout Capaldi d’ailleurs. Elle n’était pas là que pour faire la potiche. Et cela se voit dans le premier épisode de cette saison. Elle n’attend pas le Docteur, elle va le chercher. Quand UNIT a besoin d’un « sauveur » : CLARA quoi. Elle fait face à sa mort de manière courageuse et brave et en fin de saison elle se détache du Docteur et accepte la fin de leur histoire. Que voulez vous de plus ?
    Et cela d’autant plus que la saison dernière et celle-ci ont été l’occasion de creuser le personnage de MISSY. Qui n’est pas une « psychopathe ». Juste « psychopathe » serait une insulte à tous les fans de Doctor Who. Le maitre est ce que le Docteur ne veut pas être, le maitre c’est le Docteur sans attache ni limites ! Missy n’est pas une psychopathe, c’est le pendant du Docteur ! Elle est son égal en tout point et généralement le mène à la baguette vu ses multiples come-back.
    Alors NON, Madame en El Mardi ! Je suis fatigué de lire « Docteur Who se la joue sexiste », les arguments ne sont pas là pour le démontrer. D’autant plus dans cette épisode de Noël. On y retrouve une River amoureuse certes (oui une femme amoureuse c’est tellement sexiste … j’oubliais …) mais totalement indépendante du Docteur. Elle le dit :  » Je l’aime, il ne m’aime pas en retour mais ça me va comme ça « . Elle n’a pas besoin que le Docteur l’aime en retour, son amour suffit. Alors oui c’est dans un seul sens .. Mais si vous n’avez pas compris pourquoi, passez la main à un autre rédacteur puisque le sens même de la saison et le sens de cette épisode ainsi que son final vous a totalement échappé.
    Le Docteur peut aimer, on l’a vu dans les premières saisons avec Rose Tyler ou d’une autre manière (plus complexe) avec Amy Pond. Mais CE Docteur ne peut pas aimer. Il est autre chose, quelque chose que seul Capaldi pouvait jouer. Il est le Monolithe dont parle River à la fin. Il est là depuis maintenant des millénaires (oui, l’épisode du labyrinthe/prison a considérablement augmenté son âge) et après la mort de Clara, il n’est plus exactement le même. A ce moment là du récit, le Docteur ne peut plus aimer River, car il ne peut plus ressentir un sentiment pareil. Missy le dit en début de saison, quand Clara lui parle d’amour entre elle et le Docteur. Leur relation est amicale, une amitié qui dure depuis des millénaires, bien plus complexe et sophistiquée que l’amour (je vous renvoie d’ailleurs à ce passage … Il doit être tellement sexiste pour vous !!!).
    Bref. Il est évident que River est une femme amoureuse, mais comme un homme l’aurait été. Non? Vous ne me croyez pas ? RORY ***** de POND. Le mec est présenté comme un suiveur absolu. Il a attendu celle qu’il aime pendant 2000 ans ! Il ne pouvait rien faire sans elle. Il était exactement dans la même position que River dans cet épisode de Noël sauf qu’elle est plus forte et qu’elle montre plus d’indépendance envers son « amant » que Rory. Il n’existe pas sans elle.
    Ce qui m’énerve avec ce débat sur le sexisme. C’est qu’il ne devrait pas avoir lieu. Depuis le début de la renaissance de Docteur Who, les compagnons sont presque (à l’exception de Rory et de Mickey) des femmes. Et surtout, le Docteur n’est rien sans ses femmes là. Ten était amoureux de Rose, il avait une profonde amitié pour Donna et c’est Martha qui finira par le sauver du maitre. Eleven avait une relation bien ambigu avec Amy, mais il avait besoin d’elle et de Rory pour pouvoir s’amuser, sans eux, il n’était qu’un mad man with a blue box. Et avec Clara, on était retourné vers une relation plus amoureuse à la manière du Ten. Mais le plus frappant c’est twelve ! Le pire c’est qu’il n’arrête pas de le répéter ! Il a besoin de Clara, pour plein de chose ! Pour lui remettre les idées en place, pour l’écouter, pour le regarder autrement comme l’être le plus puissant de l’Univers. Il le dit « I’m nothing without a audience » (épisode du Labyrinthe/Prison) en parlant de Clara. Il n’est rien sans elle. Je ne vois pas ce qu’il vous faut de plus …

    J’arrête avec cette histoire de sexisme pour reprendre une critique de cette saison. Déjà, le sens, que vous avais omis de citer pour rentrer dans une critique sans fondement de la logique des épisodes. C’est une saison qui traite la déconstruction du mythe du Docteur puis sa reconstruction en quelque chose de nouveau. La saison dernière avait été une saison de transition, Capaldi devait encore faire ses chaussures de Docteur. Là, il est clairement en pleine possession du personnage et il avait vraiment trouver un jeu. Dans cette saison, Moffat va, au fil des épisodes, retirer tout ce qui fait du Docteur un mythe : sa jeunesse, sa gaité, son tournevis sonic, parfois même son Tardis, sa bonté, etc.. Il casse tout ce que Matt Smith avait apporté au Docteur après le magnifique David Tenant. Le but étant clairement affiché de montrer aux spectateurs que le Docteur n’est pas totalement figé, qu’il peut bouger (quand on voit l’évolution entre la saison une originel et cette saison – et je ne parle pas d’effet spéciaux – on comprend que tout est à mettre en perspective). Ces épisodes ont été l’occasion de le confronter à des vieux ennemies (Missy, Davros), comme à des nouveaux (Zygons) et a installé un univers (la nouvelle UNIT, Gallifrey) nouveau. Comme on peut le voir cette saison, les actes du Docteur ont enfin des conséquences ! Il n’est pas ce space-traveler qui avance sans se soucier des effets. Quand il sauve une jeune fille de la mort au Moyen-Age, elle deviendra celle qui l’amènera à sa chute (Me), quand il sauve une jeune homme d’une guerre, il va lui apprendre la pitié et permettra d’éradiquer une nouvelle menace Dalek. Le Docteur n’est enfin plus qu’un objet vide d’origine et de conséquence ! Et c’est ce que j’aime dans cette saison.
    Gallifrey ! Longtemps on l’a redouté, c’était un objectif impossible à atteindre. Voir enfin Gallifrey fut en quelque sorte un soulagement pour moi. Rappelons que dans la série originel, le Docteur n’est pas tout de suite un paria de cette société et qu’il met du temps à s’en aller. Ensuite, et cela depuis les deniers épisodes d’Eleven, on sait que le Docteur va rejoindre Gallifrey. Je concède que l’épisode n’est pas des plus clair ! On ne comprend rien à cette histoire d’Hybride. Mais si on réfléchit sur cet axe de déconstruction du Docteur alors là on peut comprendre quelque chose : le Docteur tue un homme pour s’éviter de perdre celle qui lui est indispensable (OH MON DIEU SEXISME), il retourne toute sa planète d’origine (ou même SA planète) pour la sauver et en subira les conséquences.

    Cette saison est à l’opposé de ce qu’est votre critique : de bonne foi ! Elle tente des choses, elle propose des idées, elle développe des axes. Toute la fin de saison (et cette épisode de Noël) nous le montre. Moffat, bien qu’il ne soit pas doué pour ce genre de chose, va mettre un point final à cette saison en réintroduisant, en reconstruisant les éléments fondateurs du Docteur. On y retrouve en premier lui, le vêtement bizarre, ici la veste rouge en velour, le Tournevis sonique (il est le Docteur a nouveau, donc le Docteur a un tournevis sonique .. C’est pourtant pas si compliqué à comprendre !!!!!!!!) et le Tardis (le claquement de doigt qui ferme la porte pour montrer qu’il est vraiment le Docteur ! Le geste est tellement symbolique !). VOILA. En une scène, une, et pas si longue d’ailleurs, Moffat a réussi à me faire aimer cette saison par ce qu’il fait taire toutes les mauvaises langues qui l’accusaient de dénaturer le Docteur. Il l’a fait exprès, pour jouer avec le personnage, avec nous. Pour nous faire comprendre qu’il ne faut pas rester figer et que le personnage est amené à changer profondément. Ce qu’on aurait pu deviner … Puisque le personnage .. Change … de corps .. Toutes les 3 saisons !

    Cette saison est construite, elle suit un fil rouge narratif en sous-texte. Que vous ne l’ayez pas compris passe encore, mais cette critique n’est pas juste. Bien évidemment, la mienne semble dithyrambique. Non, c’est sûr, la saison n’est pas parfaite. Mais j’ai voulu contrebalancer la votre, en espérant qu’un lecteur cherchant à s’informer sur Doctor Who, tombe à la fois sur la votre et sur la mienne et que cela le pousse à découvrir la série pour se faire une idée lui-même. Moffat n’est pas parfait, il a un problème, il n’arrive pas à tuer les personnages et à les faire sortir complètement du paysage. Il n’arrive pas à mettre un point final à ses histoires. Mais ce qu’il se prend sur la gueule par des gens qui ne s’intéressent qu’à l’esthétique (OH MON DIEU IL N’A PLUS DE TOURNEVIS SONIC PENDANT 8 EPISODES :o :o) et pas à ce qu’il voulait faire passer comme message à travers cette absence, m’énerve totalement. Ce genre de bashing n’est pas à la hauteur de la série.

    Moi, je continuerai à lire vos critiques, que je trouve toujours très juste. Comme souvent sur le Cerveau. Mais là non, simplement non. Par ce qu’on ne peut pas faire une critique de cette saison de Docteur Who en zappant complètement ce qu’a voulu faire le showrunner. A l’heure où les séries se contentent de nous montrer une belle histoire avec un Héros qui sauve la princesse (et paf ça fait des chocapic), je trouve ça dommage de tirer sur une série qui, malgré ses 9 saisons, cherche encore et toujours à se renouveler !

    J’ai oublié plein de chose mais le coeur est là.
    A bientôt le Cerveau !

    • Jimmy

      Je suis totalement d’accord avec vous. De plus cet article n’a aucune réelle valeur en effet on a des affirmations sans explication. Pourquoi la série n’est plus féerique, par exemple? Puis on a le retour du docteur à Gallifrey, ô mon dieu il n’est pas content, c’est assez normal vu qu’il a été enfermé pendant 4,5 milliards d’années et il ne blâme que le Président. On parle du Docteur déifié, ah bon moi je vois plutôt la preuve dans ce final que le docteur n’est justement pas un Dieu. Et maintenant Doctor Who n’a pas le droit d’avoir une histoire d’amour sous le prétexte que c’est sexiste là c’est sur qu’après il n’y aura plus d’âme dans Doctor Who. Après on a le fil rouge c’est presque ce que je reproche à la meilleur saison de Doctor Who : c’est que les épisodes n’y sont pas assez raccrochés et ce fil rouge n’est pas celui de Ashildr/Me puisqu’elle n’est pas dans les épisodes 1,2,3,4,7,8,9,11, soit plus de la moitié de la saison. On reproche des changements à la série puis on reproche au showrunner de faire toujours la même chose ça pour le coup c’est vraiment incohérent.

    • Mélia

      Yo’ ! Du coup je passe ici aussi pour commenter encore et encore. J’ai bien aimé ton analyse sur cette déconstruction du Docteur, déjà, sache-le, même si c’était assez flagrant au cours de la saison quand on y pense. Maintenant, c’est peut-être ce que je reproche à Steven Moffat. C’est de toujours vouloir mettre en avant son « travail super profond » sur la psychologie des personnages (bien que c’est parfois décevant ou un peu gavant), abandonnant un peu la crédibilité des intrigues ou certains points de la série qui m’ont toujours un peu dérangé (comme je le disais dans ma critique, notamment les histoires qui se ferment toujours sur de beaux discours, des promesses et des résolutions toujours pleines d’amour, ça casse un peu toute l’intrigue mise en place durant les 45 minutes et, surtout, ça casse la crédibilité de la chose mais je pourrais en faire un pavé là-dessus donc je m’arrête là).

      Maintenant, dire, par exemple, que les séries se contentent de montrer une belle histoire avec un Héros qui sauve la princesse, soit tu n’a jamais regardé autre chose que Doctor Who, soit tu es tombé sur de très mauvaises séries. Parce que il y a des séries parfois beaucoup plus riches que Doctor Who en matière de psychologies, de personnages et de scénario. Objectivement parlant (parce que oui, Doctor Who est peut-être l’une de mes séries préférées subjectivement de par l’affection que je lui porte et son univers visuel et parfois scénaristique qui me prend toujours aux tripes, alors qu’objectivement, je trouve les 75% de la série gonflant/à chier/à revoir/dispensables). Des séries qui cherchent à se renouveler, il y en a des tas, et, sur la forme, Doctor Who ne se renouvelle pas tellement si on adopte un point de vue extérieure. Les intrigues sur la psychologie des personnages changent, certes, mais ce n’est pas en changeant des acteurs et des prénoms que la série est pour autant renouveler. Le principe reste et restera le même. Je dis pas que c’est une mauvaise chose hein ! Certaines séries n’ont pas besoin de se renouveler (puis c’est un mot assez conséquent), comme Doctor Who, dont la recette de base marche depuis 52 ans tout en songeant à insérer de nouveaux éléments et arcs importants. Il y a certes eu des changements tels que les lunettes (bien que je ne l’approuve pas vraiment mais osef, ça c’est suivant les goûts), la mention d’arcs importants tels que Davros, les Zygons, Ashildr ou Gallifrey, mais ils ne sont pas suffisamment conséquents pour parler d’un réel renouvellement je pense.

      Je suis par contre d’accord sur le fait que justement, le Docteur change de corps et d’état d’esprit et que c’est normal que son caractère change, et c’est d’ailleurs un point qui je trouve n’est pas assez exploité. Si on réfléchit bien, il change, mais ce que va accomplir le Xème Docteur sera finalement similaire à ce que pourrait accomplir le Yème Docteur. On change le Docteur sans réellement changer le fond (par exemple, Moffat a prôné avec Capaldi un Docteur plus sombre parfois injuste, mais tout ce qu’a accompli ce dernier aurait été similaire avec Smith ou Tennant. Je crois que je ne me suis pas expliqué très clairement, si c’est le cas n’hésite pas à le dire aha) !

      Donc en un sens, je partage l’avis d’Asma El Mardi sur le fait que cette saison était quelque peu décevante. J’en ai marre de voir des épisodes avec un réel potentiel, comme The Zygon Invasion ou Before the Flood, gâchés parce que Moffat voulait juste déconstruire le Docteur. Ce dernier point est certes bien toruvé et bien ficelé, mais bordel, est-ce que c’est un prétexte valable pour gâcher les épisodes eux-mêmes ? Les scénaristes semblent avoir du mal à satisfaire à la fois le fil rouge de la déconstruction du Docteur et les intrigues fermées des épisodes, souvent gâchés ou clos de façon assez bâclée (on peut citer The Girl Who Died, où les Bourbiers battent en retraite juste parce qu’on les menace de diffuser une vidéo d’eux ridicule ? On peut aussi en parler du pantin de bois et de l’hallucination des Bourbiers qui manque de crédibilité). Alors certes, j’adore le fil rouge de la déconstruction du Docteur², l’évolution de Clara (qu’on avait moins eu avec Amy), mais est-ce un prétexte pour gâcher les épisodes eux-mêmes ? Non. Parlons-en d’Ashildr, fil rouge, qui a été un peu bâclé et a manqué de solidité contrairement à River Song par exemple, beaucoup plus travaillé à mon sens. L’Hybride se réduit à des mentions ici et là au cours des épisodes, et ce qui voulait être le fil rouge apparent et conducteur de la saison a été tout aussi bâclé à mon sens.

      Donc oui, on a eu une évolution des personnages. Mais on a pas eu des épisodes construits et crédibles, et c’est tout de même le point le plus important de la série non ? Créer des épisodes qui se ferment bien et qui racontent une aventure qui nous prend aux tripes du début à la fin. Alors pour pallier ça, on fout un Skaro en début de saison et une Gallifrey en fin de saison. Le tout surmonté d’un TARDIS de 1963. Alors oui, nos yeux sont servis, nos oreilles aussi, nos émotions aussi, permettant de pallier un scénario vraiment bâclé cette saison (et, étonnamment, la saison 8 était à mon goût beaucoup mieux, peut-être l’une des meilleures de l’ère Moffat à mon goût, mais bref).

      Donc oui, je suis d’accord avec toi pour ces histoires de sexisme qui n’ont même pas lieu d’être, je suis d’accord avec toi pour cette déconstruction du Docteur. Mais cela ne veut pas dire pour autant que la saison n’a pas manqué d’un certain travail scénaristique et que certains points ont été clairement bâclés. Heureusement, j’y reste très attaché, notamment grâce à l’esthétisme de la série, grâce à Murray Gold et grâce à Clara.

      Voilà ! Mais c’était vraiment ma critique hein, je souhaite pas créer un conflit enfin voilà coucou.

      Asma El Mardi

      • Mélia

        PS de type Spam (vraiment désolé) : Je sais pas pourquoi « Asma El Mardi » s’est incrusté à la fin de mon post, fail de ma part, encore désolée !

      • JHBi

        Je trouve que lorsqu’un doc change la série aussi.
        C’est visible avec le docteur 11 tout comme avec le docteur 12 (Capaldi).
        Le ton a changé en saison 8, donc je ne comprend pas pourquoi vous dites qu’il n’y a pas de changement lorsqu’un nouveau doc arrive…
        Après, il reste le docteur, mais le caractère est bien diffèrent.
        La folie de Smith (doc 11) était perceptible. Le coté plus réservé de Capldi se ressent aussi.
        Je ne trouve pas que les épisodes sont gâchés, bien au contraire.
        Capaldi a embrassé son rôle et la saison prochaine s’annonce énorme.
        Je fais partis de ceux qui ont aimé la saison 9.
        Les double épisode était sympa.
        Missy un régale en début de saison. Les trois derniers épisodes un régal.
        Par contre j’ai pas accroché sur les deux premiers épisodes d’Ashild « Me », mais hâte de la revoir. Elle joue vraiment bien.

        • Mélia

          Je parlais d’un changement concernant le Docteur même, pas la série dont le ton change légèrement suivant les Docteurs (bon, après, pas taant que ça, mais tout de même, c’est vrai). C’est la manière de se comporter avec les gens qui différencient les Docteurs (Smith était plus extravagant, tactile et beau-parleur avec les gens qu’il rencontre, Capaldi est plus hostile -quoique), mais leur façon de penser, d’agir, finalement, ça reste pareil. Mais on peut pas le reprocher hein, si on changeait trop les codes de la série, ça pourrait déstabiliser bien trop le spectateur, voir ne plus plaire (ou le contraire mais bon c’est vraiment prendre des risques).

          Quand je parlais des épisodes gâchés, je parlais pas du jeu de Capaldi hein, j’ai rien à redire là-dessus. Je parlais du fait que les scénaristes avaient tendance à vouloir mettre en avant un petit détail (genre la déconstruction du Docteur dont parlait Abdou Djazouli), et se soucient moins de l’épisode lui-même, du méchant, du déroulement de l’épisode, etc (exemple dans The Girl Who Lived, à part pour développer le personnage de Ashildr/Me, l’épisode était clairement à chier avec son lion à l’intervention totalement inutile, et c’est ça dont je veux parler -> on fait passer en priorité un élément -Ashildr/Me ici-, et on remplit le reste avec une petite intrigue vraiment bâclée -le lion et son but, ici-. Une fois dans la série, pour se consacrer à quelque chose, ok, mais pendant les 3/4 des épisodes, non). Et la saison était pas un joyaux, la conclusion de The Zygon Inversion était vraiment bâclée (avec un beau discours du Docteur qui résonne tout le monde même-quand-c’est-pas-crédible-mais-chut-c’est-magique, rien de nouveau sous le soleil en fait) !

          Mais sinon oui, j’aimais bien les personnages de Missy et d’Ashildr/Me, même si, comme la majorité de la saison 9, je les trouve un peu bâclé. Le point fort pour moi reste Clara, parce qu’on a enfin une compagne qui a une utilité concrète, et son évolution est vraiment bien. Je n’aime juste pas son retour dans Hell Bent, ça a vraiment cassé la frustration qu’on avait à la fin de Face The Raven. On avait enfin une compagne qui mourrait limite au moment le moins propice et dans une aventure limite banale, et elle avait une fin qui laissait sur sa faim (sans mauvais jeu de mots), et c’était vraiment bien. Ça m’a juste énervée de la voir revenir dans Hell Bent pour soit-disant « conclure sa relation avec le Docteur (je vois pas la conclusion exacte qu’il fallait apporter, hormis nous expliquer qu’ils étaient l’Hybride mais-on-n’est-pas-trop-sûrs-quand-même ». Enfin bref osef -> Autant j’avais adoré la saison 8, pas spécialement spectaculaire mais plutôt intéressante, autant la saison 9, à part pour jouer sur le spectaculaire et le sensas’…
          (Du coup les saisons 6 et 8 restent à mon goût les plus travaillées voilà bisous)

          • JHBi

            Oui je suis d’accord sur plusieurs points.

            Cette année le coup des lunettes sonique est mal passé.

            Alors un changement plus majeurs pourrait faire beaucoup de mal au show (ou pas!) mais bon.

            C’est vrai que les épisodes de Me/Ashild sont fait à la va vite. Pour ce perso je voulais une histoire plus sympa et plus grande.

            Moi j’ai aimé la tournure de la mort de Clara ainsi que son sauvetage.

            Comme on l’a vu, elle finira par y retourné puisqu’elle est touchée par le corbeau et meurt dans la ruelle. Le docteur ira en prison etc… (un point fixe de chez fixe)

            Je ne pense pas que sa enlève quoi que ce soit à sa mort et bien au contraire quand on y pense. Sa mort est plus triste et rend Clara encore plus courageuse. C’est comme quand elle a accepté sa mort à la fin de l’épisode 10 mais en pire je trouve.
            Brave et forte. C’est magnifique, Non?

            Le doc l’a figé dans le temps.

            Elle va profité de quelques aventures sympa avant de retourner sur Gallifrey, certe, mais on sait qu’elle y retournera puisqu’on l’a vus. L’évènement en lui même n’a pas été modifié.

            Perso j’aurai bien voulu voire une histoire avec les seigneurs du temps qui recherche Clara pour qu’elle revienne. (ou mini série évènement)

            Et surtout, je voulais voir son retour dans cette allée ou elle finira son voyage.

            Elle reverra Capaldi à la porte de la maison juste derrière elle.

            Genre, elle pose sa main sur sa joue et lui dit « Merci ». Je m’égare là.
            Dans tous les cas, la porte reste ouverte pour un éventuel retour.

            Et puis, le docteur se devait de la sauver. On sent dans la saison 9 qu’il prend conscience qu’un jour il devra la perdre. Mais là, il se sentait responsable de sa mort. Il a voulu sauver Ashild et le résultat lui a fait beaucoup de mal. Alors il a trouvé une solution pour qu’elle puisse vivre.

            Il a été prêt a tout, et j’ai trouvé sa génial. Heureusement que Clara lui efface cette douleur. La souffrance est parti lorsqu’il a oublié qui elle était.

            Pour finir, j’aimerai bien que Moffat choisisse le prochain doc avant de partir et que ce soit une femme.
            River ou Clara aurait été de bon docteur femme je pense.

    • lamisskkwete

      Après avoir lu la critique de Asma El Mardi, j’avoue que ça m’a complètement refroidi de regarder le chrismas special! Moi qui l’attendait avec impatience!

      Merci Abdou Djazouli pour ton commentaire/critique, en quelques phrases ;-) tu as exprimé le fond de ma pensée (lirais-tu dans les miennes?!)
      Je viens tout juste de le terminer et j’ai tout simplement adoré! Je ne comprends pas tout le tapage que l’on peut faire sur ce qu’est un « vrai épisode de Doctor Who »? et puis d’ailleurs, qu’est ce que c’est? si c’est être à table, avec sa famille/amis, manger une dinde, à chanter des chrismas carol, sapin et compagnie, on y a eu droit avec Ten. Et après? On ne va pas le faire à chaque noël, si?! C’était drôle, animé, ils ont couru dans tous les sens, River était de retour, des explosions…
      Dieu merci que la série se renouvelle, sans cela, ça ferait belle lurette qu’elle aurait disparu de la circulation.

      Si je pouvais, je copie-collerai tous ce que tu as écris sur les sujets autour du sexisme, l’amour (mais il n’y a pas grand intérêt).
      Vivement la saison prochaine!

    • http://www.aetherconcept.fr/ Sébastien DROUIN

      Merci Abdou, je plussoie totalement ton avis ! :)

  • PB

    Donc en fait ce que vous aimiez dans doctor who c’était le pire ?

    • Jimmy

      Lol

  • Val21

    Je pense que ce n’est pas la saison qui est mauvaise, ni les acteurs ni le réalisateur. Il me semble évident que, comme chaque docteur, ce docteur a un personnalité particulière, une personnalité à la fois « Grave », « Rock&Roll » on sent qu’il a envie de changer de dépasser ses limites, de casser une partie de sa moral. Alors OK, cette saison aurait été meilleur si entre ces doubles épisodes il y avait des épisodes « normaux », mais voilà. Ce docteur sera ce qu’il est et on s’en souviendra comme tel.

  • Titus

    Yo les jeunes !

    Sérieusement ! Non mais sérieusement ! ^^

    Je ne donne jamais mon avis sur une critique, mais ici je pense qu’il y a surtout un fort facteur émotionnel ayant influencé le rédacteur.

    Le sexisme : Si une personne homme ou femme aime sans avoir « gain de cause » il s’agit de faiblesse ?
    On est tous à un moment de notre vie confronté à ça ^^
    Mais de là à dire que cela brise l’image et la force du personnage de River, il faut le lire pour le croire ^^
    A contraire, je dirai même qu’il en faut dans le pantalon pour aimer tout en sachant que cela ne fonctionnera jamais. En fait, si je lis bien, il aurait fallu que le Docteur réponde à l’amour de River pour que cela colle et évite le sexisme.
    Oui ici le personnage féminin est en position de vulnérabilité, comme tout ceux qui avouent leurs sentiments, mais cela ne montre en rien du sexisme…

    River est forte, elle assume sa position, elle assume d’être éconduite, c’est effectivement triste, mais sexiste … soyons sérieux…

    Bref, j’aime le cerveau, les critiques y sont en général très juste et je continuerai de suivre, mais entre ce « sexisme » et « l’analyse » de certains épisodes, ont se croirai lire des critiques à court d’arguments…
    On peu ne pas avoir tous la même vision des choses, mais ici on passe à côté de presque tout.
    Je ne suis pas fan de S.Moffat, pas assez d’émotion à mon gout, mais il a des qualités!
    Je ne reviendrai pas dessus car « Abdou Djazouli » l’a très bien fait !

  • Patrick Jacquemont

    Cette critique est tout simplement absurde, injustifiée et même scandaleuse; d’autant plus que cette saison est (à mon humble avis) largement au dessus des saisons 7 et 8 réunies.
    Cette saison devrait plaire à tout fan de Doctor Who qui se respecte car elle constitue un véritable retour au source dans l’esthétique de la série (avec le retour aux designs initiaux et épurés des Daleks et de la console du TARDIS d’Ashildr/Me).
    Ces épisodes sont de plus très bien ficelés et font même écho à des événements actuels (cf le double épisode des Zygons).
    Tous les monstres (à part Leandro je vous l’accorde) étaient également magnifiques ! Je pense notamment à l’impressionnant Fisher King, au terrifiant Veil et aux Mire.
    Enfin, Peter Capaldi s’impose véritablement dans cette saison en faisant du Docteur un personnage vif et jeune d’esprit, presque à l’opposé du vieux Docteur ronchon qu’il incarnait dans la saison 8.
    Alors non je ne crois pas que cette saison soit en-dessous des autres, loin de là…

  • Lucas

    Je suis pacifiste et je n’aime pas les débats, personnellement j’adore toujours autant Doctor Who, même si Matt Smith resteras pour moi le meilleur Doc’, Peter Capaldi est vraiment très bon dans ce rôle et dans les traits qu’il donne au Docteur, c’est le principe des régénérations de changer de docteur ! Pour moi, Tennant et Smith ont bien plus de différences que Smith et Capaldi qui me fait rire !
    Tout sa pour dire : Lors du dernier épisode de la saison 9, le Tardis rend au Docteur un Tournevis Sonic !

    Si vous savez ou je peut trouver l’épisode spéciale Noel sur internet j’en serais ravis :)

    • tomtom

      Sur zone telechargement :)

      • Lucas

        Je l’ai trouvé et regardé ! merci :)

  • Mélia

    Non mais lol, je ne poste jamais sur ce site, mais, sincèrement, cette critique me déçoit énormément (pour ne pas dire qu’elle me fout carrément les boules).

    Je suis d’accord sur le fait que la série (notamment depuis l’arrivée de Steven Moffat) me déçoit un peu au niveau des « fins d’épisodes », quand des intrigues développées pendant 40 minutes se terminent sur des résolutions farfelues et pas très crédibles prônant l’amour et les sentiments avant tout, le tout sur des beaux discours du Docteur parfois contradictoires. Mais bref, c’est un peu H.-S. et peut de gens partagent mon avis. Ce qui m’énerve, c’est cette espèce de point de vue que vous abordez dans votre critique en mode « Je suis en désaccord avec tout ».

    « Fini les intrigues singulières loin du fil rouge, les rencontres avec des personnages mythiques de l’Histoire ou des races aliens inconnues, et bienvenue dans l’histoire du Docteur. C’est tout. » J’ai envie de dire, heureusement ? Vous venez de souligner vous-même le fait que oui, cette saison change de ton. Et vous accusez juste après un manque de changement et de renouveau. Okii. Pour des races aliens inconnues, on peut citer le Roi de Before the Flood ou le Lion de The Woman who Lived. Leurs rôles sont minimes, mais voilà, vous venez de découvrir deux nouvelles races (et aussi que votre argument est invalide). Si tu attends des choses de la série (exemple : rencontrer « des personnages mythiques de l’Histoire ») au lieux de simplement découvrir ce qu’elle peut nous offrir, c’est sûr, tu peux pester ici-même.

    Cette saison m’a déçue tout comme vous. Pour ses intrigues qui se résolvent avec des beaux discours abracadabrants et des solutions sorties de nulle part (mais bon, ce n’est pas nouveau). Pour un rythme qui, parfois, était absent (notamment pour The Zygon Invasion où je trouve que le potentiel de l’intrigue a été gâché). Pour ces Ray Ban et cette guitare qui finalement, malgré ce qu’a voulu nous dire Moffat, n’avaient rien à foutre ici à part pour la mise en scène. Mais sûrement pas pour ce que tu as cité. Et encore moins pour ce soit-disant sexisme. Changeons les sexes de tous les personnages : si River (homme, donc) vouait un culte à un Docteur de sexe féminin, pointerions-nous du doigt une misandrie soit-disant flagrante ? Et, d’ailleurs, cette accusation serait-elle fondée ? Bien sûr que non. Si on veut chercher absolument du sexisme dans les scénarios de Doctor Who, ça va être dur, mais on peut toujours se tourner vers les saisons 1 à 4 où, je trouve, les compagnes manquaient sérieusement de jugeote, pour ne pas dire qu’elles étaient à la limite de passer pour des potiches dans certains cas. Mais quand on voit des Amy, des Clara, des River ou des Ashildr qui marquent les esprits (désolé mais c’est le cas)… Sans oublier que leur rôle est dominant et surtout tellement important. Après tout, c’est ce qui fait l’histoire même de la série hein. C’est pas le Docteur seul dans son TARDIS qui risque de faire bouger les choses. Ce sont les espèces et les compagnons (sexes et genres confondus) qui ont fait, font et feront bouger l’histoire.

    Bref, sur ce point, je rejoins un peu l’avis de Abdou Djazouli (même si Missy est tout de même une psychopathe un peu, ressemblant en tout point au Docteur, certes, mais aux penchants psychopathes. Maintenant, j’ai pas dit que c’était mal ni même que c’était de nature sexiste hein).

    Néanmoins, je suis d’accord sur le fait que cette histoire de « points-fixe dans le temps » est utilisée quand on veut et contredite quand on souhaite. C’est l’un des points qui me chagrine dans Doctor Who et qui a tendance à ridiculiser le scénario, offrant des fins où tout le monde nage dans le bonheur. Maintenant, contrairement à ce que vous avez dit, non, Clara n’est pas éternelle et sait qu’un jour, elle devra retourner sur Gallifrey pour revenir à sa place. Un peu à la manière du Docteur, ce qu’elle souligne d’ailleurs avec la phrase « By the long way! ».

    Et non, il n’y aura pas de spin-off contrairement à ce que vous avez dis. Steven Moffat lui-même a confirmé qu’il n’envisageait aucun spin-off concernant Ashildr et Clara. C’est, après tout, Jenna-Coleman qui a souhaité quitter la série hein. Je vois plus cette porte laissée ouverte à l’occasion d’un retour pour un épisode dans les saisons prochaines (un peu comme Rose ou Martha).

    Et dire que Steven Moffat ne dit pas clairement si le Docteur aime ou non River, interprète ça comme tu veux, cette question sur les sentiments du Docteur envers ses compagnons a été abordée pour plein de personnages (sexes et genre confondus²), pas seulement River. Donc bon.

    Après, certes, Gallifrey n’a été qu’entraperçu, et était surtout un prétexte pour ramener Clara et clore sa relation avec le Docteur (ce que je ne digère pas vraiment. Clara était ma compagne préférée, surtout dans la saison 8, mais je pense qu’on aurait dû s’en tenir à sa mort dans Face the Raven. Ce mythe, ce goût de frustration laissé à la fin de l’épisode faisait l’originalité même de l’intrigue qui a été gâchée par son retour). Maintenant, dire « c’est pas comme ça qu’on imaginait les retrouvailles… », c’est exagéré ; Comme dit plus haut, rien ne sert d’attendre quelque chose de la série (enfin si, du moment qu’on accepte autre chose), plutôt de découvrir ce qu’elle offre (et parfois, ce qu’on découvre peut-être vraiment décevant, je l’admets). J’ai aimé le fait que Gallifrey soit en arrière-plan au cours de l’épisode, permettant un retour un peu inattendu contrairement à ce qu’on pouvait penser. Maintenant, c’est vrai que la façon dont elle a été éjectée au bout de 30 minutes était décevante. Le Docteur part de Gallifrey comme s’il sortait de la boulangerie et franchement, c’était pas crédible et décevant. Ca ne répond à aucune de nos questions, et, surtout, ça n’apporte rien à l’intrigue à part de beaux paysages mythiques de la série pour nourrir le fan et combler les trous. Et ça c’était décevant.

    Pour conclure, je dirais que si une personne est agacée de la série sur tous les points, qu’elle arrête juste de la regarder ? Je sais pas ? A quoi bon se forcer à visionner des épisodes d’une série qui nous énerve juste pour cracher dessus après ?

    Donc bref, pour conclure, je suis d’accord sur certaines incohérences flagrantes qui sont masquées par de jolies musiques, de jolis effets visuels et de jolies mises-en-scènes. Je n’ai jamais aimé les discours du Docteur et les messages qu’il passait, mais ça, ça ne regarde que moi et je sais que très peu de Whovians seront d’accord avec moi sur ce point. Je suis d’accord que cette soit-disante « déconstruction du Docteur en quelque chose de nouveau » est (pour le coup c’est juste) vue et revue depuis des saisons entières (simplement râbachée et présentée de façons différentes). En revanche, les accusations de sexisme, de « série sans-âme » et de manque d’inspiraiton et de renouveau, ça, je suis sceptique ou même contre.

    Mais sinon, c’était cool à lire.
    Place aux haters.

  • lastman

    critique sans objectivité comme d’habitude madame asma el mardi

  • Idriss Boukhanef

    Quelle est l’intérêt de faire une critique comme celle là ? Elle n’en porte que le nom, parce que tout ce que je vois c’est une jetée continue de vomi superficiel présenté comme vérité unique ; aucune des thématiques de la saison n’est sérieusement discutée, l’auteur préférant apparemment lancer des remarques péjoratives sans vouloir faire de travail de fond ( « sans âme » ; « loin de l’essence du personnage principal » ; ah bon ? ) quand ça ne va pas tout simplement dans la mauvaise foi : « sans compassion » ? Ce n’est pas comme si le tout premier double-épisode était centré sur le Docteur sauvant Davros ensemble, et que le Docteur dit littéralement qu’il ne mourrait jamais d’autre chose que de sa compassion ; ou encore de son discours dan The Zygon Inversion, o il force deux races ennemies à faire la paix entre elles ; et qu’il pardonne Bonnie, malgré ses crimes. Je passe d’autres exemples, qui témoignent de la mauvaise volonté de la personne ayant rédigé l’article.

    Ce ne serait pas si grave si cette critique n’était pas, de plus, doublée d’attaques personnelles basses et méchantes contre le showrunner Steven Moffat, qui n’ont souvent pas grand chose à voir avec l’oeuvre critiquée, et qui sont teintées d’une volonté de donner à ce dernier la pire intention possible à des éléments du show qui sont déjà de base mal interprétés ; je me sens obligé de revenir aux accusations de sexisme.

    Oui, son écriture des personnages féminins a parfois été problématique, notamment dans la saison 7 ou dans Sherlock, mais les deux dernières saisons sont la preuve d’un effort plus que remarquable de pallier à ces faiblesses, étant même considérés dans certains cercles comme, justement, la plus féministe de la série.

    Cette saison a vu la présence de 2 nouvelles scénaristes, ce qui est peu, mais plus que n’importe quelle saison de Doctor Who auparavant ; un tiers des épisodes a été réalisé par des femmes, notamment l’excellente Rachel Talalay.
    Et surtout, au niveau de personnage, cette saison a entièrement été dominée par des femmes ; des femmes différentes, complexes, avec leur propres motivations et aspirations : Missy, Cass, Me, Kate, Osgood, Clara, Ohila.
    Le final de cette saison a vu s’effectuer la première regénération homme>femme de la série, inscrivant définitivement dans la continuité la possibilité de voir une femme jouer le Docteur un jour.
    Enfin, ce même épisode a vu Clara, le compagnon, devenir l’égale du Docteur, refuser d’être une simple victime ou de se soumettre aux décisions de ce dernier d’effacer sa mémoire (contrairement à Donna ; apprendre à faire la différence entre une redite et une subversion), et d’excercer un contrôle, un pouvoir sur sa propre destinée, pour avoir SES propres aventures avec SON propre compagnon et devenir elle-même un Docteur, dans un TARDIS 100% féminin. Antiféministe, vraiment ?

    Et en quoi voir River faire preuve de vulnérabilité rend le personnage antiféministe ? Doivent-elles être parfaite ? Non, au contraire, puisque c’est un personnage complexe, avec ses propres défauts, et luttes internes.
    J’ai au contraire trouvé que cet épisode était la pièce manquante et a rendu un parfait hommage au personnage. On a enfin pu voir sa vie en dehors du Docteur, explorer sa relation avec ce dernier sous un angle différent et aborder d’un oeil plus critique la nature de leur romance qui pouvait parfois paraître à sens unique et exposer la souffrance du personnage qui avait toujours été sous-entendue. Et je ne peux pas parler pour la gent féminine en général, mais toutes les femmes que je fréquente et qui regardent cette série sont, effectivement, reconnaissant envers Steven Moffat.

    • JHBi

      Il est vrai qu’on apprend que River a vécu 200 ans!
      Alors elle a bien une vie a coté de ses aventures avec le doc.
      Cet épisode de Noël nous offre une pièce du puzzle River non négligeable.
      Mais la mise en scène est particulière accompagnée d’une impressions d’avoir été fait a la va vite. .

  • JHBi

    La saison 9 fête indirectement l’anniversaire des 10 ans de la série. (2005-2015) Je pense que c’est ce qui explique la présence de Davros/Missy/Gallifrey…
    Apres avoir fêté les 50 ans, il ne poivais pas fêter les 10 ans!! Ils font pourtant le lien avec la suite de l’épisode des 50 ans avec l’histoire des Zygons.
    Pour les effets spéciaux de fou (?), je ne suis pas d’accord avec vous Mister Cerveau.
    La saison 5 avait amorcé le changement avec le docteur 11 et des effets spéciaux plus spéctaculaires. La saison 5 sentait la magie mais le changement était vraiment visible.
    Plein d’effets spéciaux, une image plus léchée… Je repense à l’épisode avec les cavalier sans tête et leur épée ressemblant au sabre Jedi, idem pour la grande bataille entre vaisseau. La pire mauvaise idée fut celle des daleks coloré (5×03)
    La saison 8 a tenté, je pense, de revenir en arrière (air RTD avec les saisons 1 à 4.) Le doc 12 est plus sombre et moins foufou.
    La saison 9 essaye de rendre le doc plus sympa et plus fou. Les lunettes sont apparut avec la guitare électrique et le gros chars (mauvaise idée je pense)
    Mais pour moi, la saison 9 est mieux que la 8. Les histoires sont plus sympa avec ses vrai faux double épisodes. Certains doubles (comme Ashildr partie 2) nous offrent des histoires complètements différentes de leur première partie)
    Capaldi devient vraiment le docteur.
    Pour l’épisode de Noël on est d’accord. Je m’attendais a mieux.
    Content de revoir River et la fin est belle.

  • Brice

    Oulah ! Sans âme ? Je vous aime beaucoup, mais je suis absolument pas d’accord avec vous sur ce qui est de votre point de vue. Je rejoindrai l’avis d’autres personnes en disant que vous êtes pas sensible à ce docteur là. Car dans les faits, nous avons une prestation de haute volée. Notamment pour Peter Capaldi. Je suis peut être influencé, car j’aime énormément Moffat et son travail, mais ici je suis forcé de dire que le tout a été écrit avec une finesse. Et Doctor who selon moi, deviens encore meilleur. Je ne critique pas les anciens épisodes de Russell T.Davies, mais j’avoue avoir une préférence pour ce docteur qui brise volontairement les codes pour surprendre et se renouveler. Et à ça je répond un grand oui ! Et je suis très satisfait de ce que ça donne pour l’instant.
    Pour finir, je ne vois pas le sexisme là dedans. Je vais prendre le temps d’y penser. Mais pour ce qui est de River, j’ai vu là un personnage qui s’ouvre. Comme elle s’est déjà ouverte sur ses sentiments précédemment. Bref, un long commentaire pour dire que, j’aime beaucoup ce que vous faites, mais je suis pas en accord avec votre critique, car Doctor who n’est pas sans âme. L’episode des zyborg ou zygon (je confond toujours) représente un exemple. Seulement la série ne se place pas (plus) exactement dans ce qu’on attendais d’elle. Et parfois c’est une excellente chose.

  • Me

    Mais…Asma…je sais pas…si le Docteur était une femme, River aurait été tout aussi amoureuse d’elle non ? Enfin, je sais pas…elle aime juste une créature quasi mythique qui ne l’aimerait jamais en retour. ‘fin, je sais pas…Moi, j’ai pas eu l’impression d’être un cas de figure flagrant de sexisme.

    • JHBi

      Je reviens sur une phrase de River qui insinue qu’elle a eut en troisieme amant une femme.
      Donc je pense que Oui, elle aimera toujours le doc qu’il soit femme ou homme.

  • thomas

    - River dans l’episode de noel
    Quand on parle du fait que le docteur n’éprouve pas de sentiments envers River est tout a fait normal l’histoire de River et du Docteur se passent à l’envers !!!!!
    Dans un épisode entre River et Matt Smith , River dis elle même que plus le temps avance, plus elle connait le docteur et moins le docteur ne la connait, et dans cet épisode , c’est la fin pour RIVER , son livre est quasiment plein, River connait tout du docteur et l’aime plus que tout, mais pour lui c’est le contraire.

    Contredisez moi si je me trompe, merci

  • mad

    Personnellement je suis assez fan de la critique sur plusieurs points.
    L’enchainement des doubles épisodes j’ai trouvé ça sympa mais à la longue c’est saoulant surtout quand l’épisode n’en a pas vraiment besoin. Je suis aussi d’accord sur la fin de Clara, bien que j’avais TRES hâte qu’elle parte j’ai trouvé sa fin … nulle. L’histoire des points fixes est sorti à chaque fois et cette fois ci Moffat part encore plus loin en détruisant les règles de basses des points fixes, Rose et Amy doivent être assez dégoutées que pour elles aussi ça ne se soit pas passé comme cela. J’aime pas beaucoup quand Moffat se permet ce genre de raccourcis. La seule chose dont je suis contente c’est que je n’aurais plus à supporter Clara.
    Sinon pour ce qui est du docteur je trouve ça tout à fait normal qu’il soit plus dur et moins « chaleureux » que les deux précédents et c’est pour cela que je l’aime beaucoup. Pourquoi en faire une plate copie de ten et eleven ? Le docteur de la série original n’était pas toujours aussi enjoué que les docteurs de Tennant et Smith. On revient aux sources et j’apprécie.
    Du même avis sur River, ça m’embête beaucoup parce que j’aime énormément River mais j’ai toujours peur de la voir tomber dans le personnage réduit au statut « la femme du docteur ». Malheureusement quand elle découvre que le docteur est juste à coté d’elle, milieu d’épisode donc, elle passe son costume de « femme de » et abandonne tout ce que j’aime chez elle. Dommage surtout que c’est pas la première fois que ça se produit en plus …
    Le passage sur Galiifrey j’ai cru que c’était une blague tellement c’était à l’opposé de ce que je pensais. D’accord c’est bien de faire une pirouette aux téléspectateurs mais pas à ce point là.
    Pour finir ce long commentaire : j’aime énormément le jeux de Capaldi , qui pour moi sauve le final de la saison (pas l’épisode de noël je veux dire la saison 9 elle même) et je suis un peu déçue de ne pas avoir vu Missy pendant le final mais bon vu comment Moffat écrit la plupart de ses personnages féminins c’est peu être pas plus mal. Saison en montagne russes pour moi.
    (Je souhaite bon courage au cerveau, se frotter aux fans de doctor who est une grosse épreuve ;))

  • Sullivan59

    Très bonne critique! Les deux dernières saisons sont vraiment les pires du retour de la série depuis 2005! Enfin les épisodes 7,8, 10 à l’excellent épisode 12 de la saison 9 sauvent quand même le tout! Dire que l’histoire est monté en intensité depuis le début de la saison 7 et je m’attendais à une vrai épopée pour la saison 8 & 9 avec la quête du retour de Galifrey… et bien non! Nous ne sommes plus du tout dans l’esprit qu’étais Doctor Who à l’origine! La preuve les audiences ne cessent de chuter depuis le début de la saison 8 donc ne me dites pas le contraire!
    Et alors des histoires inutiles et sens intérêt qui installent sur deux épisodes cette saison… Hormis l’excellent épisode avec les Zygons & les triple dernier épisode… Bref il faut que ça change et vite si non les audiences vont continuer à chuter jusqu’à ce que BBC décide de n’arrêter la série à nouveau… même l’audience des spéciaux de Noel est de pire en pire c’est bien la preuve que quelque chose ne va pas! Même les Daleks, les Cyberman & les Anges pleureurs ne sont plus que des menaces occasionnels… Nous ne voyons même plus les anciens personnages de l’ère Davies alors qu’ils faisaient partie des plus attachant comme l’équipe de Torchwood pour ne citer qu’eux!
    J’espère une meilleur saison 10!

    • DW

      A propos de la BBC elle compte continuer Doctor Who pendant au moins 4 ans.
      En ce qui concerne l’audience, c’est parceque cette année Doctor Who a eu bcp de concurrence comme le rugby et certains parents trouvent que c’est trop tard pour leurs enfants. Ce qui serait meilleur pour les audiences serait une diffusion en printemps ou la série a toujours eu d’excellentes performances

      • JHBi

        Oui, il y a aussi l’heure de diffusion a prendre en compte, plus tardive qu’auparavant et la période de l’année où la série est diffusée!
        La série fonctionnait mieux en Avril/Mai/Juin il me semble.
        Je crois que c’est pour cela que la saison 10 est prévu pour une diffusion en Avril. Etant donné que la saison 10 rentrera en tournage pas avant le début de l’année, il est fort a parier que nous n’aurons pas d’épisode de DW en 2016. Peut être un spécial Nöel 2016?
        On pourra se contenter du spin-off de Doctor Who prévus pour le printemps prochain.

    • Mélia

      Non mais les audiences ont pas si baissées que ça hein. Au RU, les épisodes de la saison 5, par exemple, avaient généralement des audiences aux alentours de 6-8 millions et des poussières, celles de la saison 9, 5-6 millions. Alors oui, ils ont perdu plus d’un millions de téléspectateurs, mais franchement, c’est pas suffisamment alarmant pour stopper la série, loin de là. Et l’épisode de Noël 2014, Last Christmas, a enregistré au RU 8,3 millions de téléspectateurs et c’est franchement suffisant. Donc avant d’affirmer que les audiences de DW sont en chute libre importante et inquiétante, mieux faut s’informer.

      Et puis, faire revenir des persos de Davies, ça n’a pas grand intérêt hein. C’est sympa de toujours faire revenir d’anciens persos mais je vois pas en quoi ça pourrait apporter grand chose aux intrigues. De plus, on peut citer Amy et Rory qui ne sont pas retournés non plus dans la série depuis la saison 7 -et pourtant, Moffat serait tout à fait capable de trouver une excuse potable pour les faire revenir.

      n__n
      (et je suis le seul à trouver l’épisode des Zygon bâclé sur la fin et le dernier épisode à chier ? Non sérieux autant la mort de Clara j’avais adoré malgré le fait que ce soit mon perso’ préféré, mais la faire revenir ça a vraiment tout gâché, vraiment, ça a gâché Face the Raven et Heaven Sent qui avait énormément de potentiel)

      • Sullivan59

         »Donc avant d’affirmer que les audiences de DW sont en chute libre importante et inquiétante, mieux faut s’informer. »
        Bah justement je suis les audiences des séries via Upfronts Usa depuis plus 7 ans maintenant et je sais de quoi je parle! Je sais bien qu’il y a eu le rugby en face (jusque fin Octobre) donc la série avait encore 5 épisode pour remonter ensuite et bien non!
        La saison 8 était aussi en baisse tout comme la 7. C’était quoi l’excuse là? Certe ce n’est bien évidement pas alarmant mais la tendance de ces 3 dernières saisons ne va pas dans le bon sens. Audiences saison 9< 8 <7! Les chiffres parlent d'eux mêmes! C'est juste un constat. Je ne souhaite pas que la série s'arrête non plus loin de là. Et puis toute façon BBC n'aurai pas commander un nouveau spin-off si s'était pour arrêter la série mère.

        • Mélia

          Tu suis les audiences sur Upfronts Usa, moi je viens de te donner des chiffres juste pour te dire que oui, certes, les audiences baissent, mais c’est loin d’être alarmant ou inquiétant. Ensuite, personnellement, je pense pas que ce soit réellement l’heure de diffusion ou même le rugby qui aient influencé en quoique ce soit les audiences de la saison (tout du moins, c’est vraiment un facteur minime). Ensuite, les audiences baissent pour toutes les séries hein, c’est pas nouveau, et certaines séries peuvent perdre 3 à 4 millions de téléspectateurs en 3 saisons (entraînant donc l’abandon de la série), en 9 saisons, Doctor Who a perdu quoi ? 2-3 millions ? Ok, limite 4 millions ? Mais en 9 saisons ? Et en sachant que la moyenne d’audiences de la saison 9 est de 6-7 millions, ce qui est tout à fait convenable pour une saison. SI la série était en danger, la BBC en aurait déjà parlé et il y aurait des effusions plus importantes qu’actuellement.

          Puis pour finir, c’est pas parce que des audiences sont en baisse que la série est moins bonne, loin de là. Y’a les spectateurs qui vont voir ailleurs aussi, ceux qui se lassent (surtout avec une série d’une aussi longue durée, c’est assez prévisible). C’est pas du tout un témoin de la qualité de la série, bien heureusement.

          Donc oui, les audiences sont en baisse. Non, ce n’est pas alarmant. Non, ce n’est pas un témoin de la qualité des dernières saisons.
          Bisous.

          • Sullivan59

            ^^

          • Abdou Djazouli

            Juste pour rajouter mon grin de sel. On forget bien trop souvent le fait que Doctor Who est une serie aujourd’hui de renommé mondial. Et qu’on ne peut pas vraiment quantifier les gens qui suivent en dehors d’UK et d’USA. Si on prenait par exemple les gens qui regardent en streaming sur Netflix ou ce genre de chose, le chiffre des audiences grandirai de manière fantastique.

          • Mélia

            Mmh, pas tellement que ça. Si tu regardes bien, par exemple en France, Doctor Who n’est pas assez médiatisée pour se faire connaître (pas de succès > ne permet pas la médiatisation > cercle vicieux), et franchement, les gens connaissent à la limite de nom (comme beaucoup de séries hein), mais Doctor Who n’est pas connu en France. C’est triste, mais c’est une réalité. Donc pourquoi un gars lambda d’une plateforme de streaming ou de téléchargement irait voir une série dont on lui a à peine parler voir jamais conseiller (surtout qu’elle a la réputation d’être une série pour les geeks en France) ? D’après les chiffres, y’aurait que quelques milliers de gens qui visionneraient Doctor Who en streaming/téléchargement. Sur France 4, les audiences de DW ne dépassent pas les 1,5% de part de marché en moyenne. Et le streaming/téléchargement n’est pas un facteur si important que ça de la baisse d’audiences.

            Dire que DW est une série de renommée mondiale, c’est un peu exagéré. Certes, elle est connue dans beaucoup de pays, mais c’est grâce à sa renommée dans les pays anglophones qu’elle perdure. En Europe, DW ne fait pas des étincelles. Quand on compare une série à gros succès récente genre Zoo (qui n’est pourtant pas un joyaux du tout) qui a tout de même enregistré 6 millions de téléspectateurs pour l’épisode 1 contre Doctor Who (la saison 7 par exemple) qui enregistre en moyenne 400 000 spectateurs par épisode. Bon, après, le fait qu’elle soit sur France 4, que la chaîne n’aide pas du tout au développement de la série en balançant des épisodes à n’importe quelle heure (ou en diffusant les trois premiers sur leur plate-forme de Replay au lieux de les diffuser sur la chaîne-même), ça aide vraiment pas.

            Mais voilà. DW c’est pas grand chose en dehors du Royaume-Uni et des USA.

          • Abdou Djazouli

            Je suis pas tout à fait d’accord à mon tour. En effet, d’abord, c’est vrai que Doctor Who n’a pas une renommé extraordinaire en France. Neanmoins, comme tu le dis, les personnes qui suivent assez « sérieusement » des séries internationales connaissent au moins de nom. Après, je réfute le côté geek de la série … Elle a pu l’être fut une époque mais je trouve qu’elle s’est émancipée de ce caractère.

            Quand je parlais d’audience, je ne parlais évidement pas de France 4. Parlons en 5 min : des diffusions hasardeuses pas forcément dans l’ordre, un VFpas excellente et sans grand intérêt (tous le charme de la série réside dans son côté tres UK), une couverture médiatique inexistante…
            On peut d’ailleurs faire une comparaison avec Sherlock, qui elle a vraiment connue une renomme mondiale, je pense (en tout cas j’espère) qu’on sera d’accord, sans précédent. Sherlock subit sur France 4 la même politique que Docteur Who malgré le fort (énorme potentiel de la serie) alors que, et ca je ne le comprend pas, M6 a choisi de diffuser Elementary …

            Bref ! Rajoutons quand même que la couverture de la BBC augmente aussi considérablement la renommé dans la serie. Je pense pour ma part que le manque d’intérêt du PAF français pour la serie réside dans le fait justement qu’elle devrait être visionné en VO et que nous n’avons pas cette culture contrairement aux pays du nord de l’Europe qui eux sont pas mal imprégné de la serie.

            Ce que je voulais surtout souligner par ma réponse c’est qu’aujourd’hui prendre en compte seulement l’audience de la chaîne qui passe la serie en question n’est plus pertinent. Il y a les services de streaming légaux et il y a aussi le téléchargement illégal. Ce dernier, malgré ce qu’on peut lire sur internet (des chiffres totalements sans fondement) n’est pas quantifiable véritablement.

            Donc l’audience de BBC ONE ou America seul n’est pas pertinent. Et même si l’on prenait seulement ce chiffre, mettons le en perspective. 6 à 7 millions de téléspectateurs c’est une TRES bon jour (hors sport) pour une chaîne comme TF1 qui est censé être la première chaîne d’Europe. Ainsi, malgré la baisse, le chiffre reste quand même énorme ! A notez aussi que l’horaire de diffusion a changé et la serie ne passe plus à son horaire dit « classique ».

            Ajoutons que DoctOr Who, à cause de ses multiples changements, perd et gagne au fur et à mesure des téléspectateurs. Elle tient, c’est mon avis (il peut être faux) sur une communauté de fan tres étendu et particulièrement fidèle ! Un peu comme Supernatural en somme, serie qui a plus que baisse en qualité ces derniers saisons (à l’inverse de doctor Who … Grrrrr) mais qui tient sur une bande de fan Hardcore ! A noter que Mark Sheppzrd est un énorme Whovian :)

            Bref ! Les notions d’audience ne sont plus pertinentes dans notre monde des séries qui est carrément mondialisé !

            J’ai du oublie mille choses mais bon voila l’idée.
            Et ouî, Zoo.. Je ne comprend pas les gars. Vous avez doctor Who et Sherlock sur la 4 bordel ! C’est pas bien ca ?

        • JHBi

          Je crois qu’elle fonctionne bien mieux en replay ou internet ou enregistrement.
          Au USA elle claque.
          Je pense que la baisse d’audience vient peut être du choix de Capaldi et des fans de Smith.
          Certains sont partis en même temps que Smith, d’autre non pas accroché a Capaldi ou au changement de ton.
          J’espere que les audiences vont pas chuter après le départ de Clara. A vor en saison 10.

  • Loueye

    De toute façon, ce genre d’articles est ce qu’on appelle dans le commun des mortels un lien « pute à clique ». En l’occurrence il fait exprès de dénigrer la saison juste pour que des gens viennent lire et se révolter contre un pseudo reviewer qui sait pertinemment que ça va amener du monde de critiquer bêtement.

    Cette saison est de loin la meilleure des New Who (à l’exception de ce Sleep No More). Il y avait tout pour faire un DW et franchement, c’est chipoter de dire que toute la saison en elle-même est nulle, ou ratée. Il doit forcément y avoir quelques épisodes qui ont plu. Pour ma part, ils sont tous réussis sauf Sleep No More.

  • DW

    Juste pour information à ceux qui croient que Doctor Who est sexiste. C’est Steven Moffat qui a introduit le concept d’une femme Docteur qui a canonisé la possibilité de changer de sexe durant une régénération et qui en a montré une dans l’avant dernier épisode c’est-à-dire Hell Bent.

    • Mat Rsslt

      Et c’est lui qui a créé River Song que le cerveau a lui même défini comme un femme forte.
      De toute façon l’accusation est ridicule, la différence dans la relation entre River et le docteur vient du fait que le docteur est un Time Lord qui a plus de 2000 ans alors que River est certes à moitié Time Lord mais est consciente qu’elle ne sera jamais au niveau du docteur. Je ne vois pas en quoi le fait que River soit une femme vient faire là dedans.

  • Quentin Tennant

    Encore une personne qui ne cerne pas l’univers doctor who qui se permet de critiquer derrière son écran … déçus par une communauté qui n’est jamais contente …

  • Stéphane Timepanda

    J’ai rarement lu une critique d’aussi mauvaise foi… Au point de se contredire : on ne peut pas reprocher à Moffat de faire du fan service tout en l’accusant de prendre les fans à rebrousse-poil et de trahir la bible de la série avec les lunettes soniques.

    Mais le pire, c’est que l’intrigue de la saison 9 n’est pas comprise :

    - Car l’histoire de l’hybride est apparemment résolue contrairement à ce que vous affirmez : c’était le couple 12-Clara mis en place par la reine du chaos, Missy.

    – Non, la « survie » de Clara ne contredit pas les points fixes, puisqu’elle va retourner au moment de sa mort, elle prend juste le temps de faire un détour, le moment de son retour n’a pas d’importance puisqu’elle voyage dans le temps – c’est comme si elle n’était jamais partie : elle est bel et bien morte sur ce point fixe… C’est là tout le sens de l’effacement de la mémoire du docteur, pour éviter qu’il n’empêche Clara de revenir à sa mort et qu’il brise le continuum par amour pour elle (en passant, le
    parallèle avec Donna n’est pas une facilité, il est conscient, voulu et même évoqué dans les dialogues, mais je vais y revenir).

    - En effet, le 12e docteur aime profondément Clara, et évidemment River, mais c’est suggéré de façon subtile et pudique, contrairement aux grosses ficelles de l’ère RTD avec Rose.

    - Non, Moffat n’a jamais annoncé de spin-off avec Clara et Ashildr. Il est question d’un spin-off (encore plus douteux à mon sens) dans l’école de Clara, mais sans Clara (j’espère que c’était ironique, ou alors mettez vos infos à jour).

    - Je préfère ne pas trop commenter le prétendu sexisme envers River Song, on est au niveau de la paranoïa du mauvais politiquement correct, ou comment desservir une cause noble en traquant le mal où il n’est pas ! Surtout quand Moffat introduit l’idée qu’un timelord peut devenir timelady et vice-versa. En passant, n’était-ce pas justement sexiste d’effacer la mémoire de Donna, alors qu’ici c’est la mémoire du héros mâle qui est effacée et la compagne, Clara, qui maîtrise la situation ? Moffat donne un juste retour de bâton à celui qui manipule souvent ses compagnes !

    - Mieux, à ce moment précis, d’apprentie, Clara est finalement bel et bien DEVENUE « un docteur » et se voit attribuer logiquement son propre TARDIS et ses propres aventures… En effet, sa désormais « immortalité » (même si elle cessera quand elle rejoindra le point fixe) la met au même rang que le seigneur du temps. Ce n’est pas sa féminité qui rendait la compagne inférieure au docteur : c’est sa mortalité, sa fragilité liée à sa condition humaine. Si vous ne l’avez pas compris, c’est que vous êtes passé à côté du sens de ces deux dernières saisons (rappelez-vous que Clara se fait passer deux fois pour le docteur en saison 8).

    - C’est évident que le docteur va traiter une partie des timelords en ennemis !!! En particulier Rassillon, qui est un tyran, après les évènements de la fin du double épisode « the end of time »… Ne voulait-il pas à la base les anéantir autant que les daleks? Mais s’il est opposé à l’élite de sa planète, on voit bien qu’il est du côté du peuple de Gallifrey et que ce dernier lui rend bien.

    - J’ai fait partie de ceux qui ont été très contrarié par les errements de Moffat dans la deuxième moitié de l’ère Matt Smith (disons, à partir de Let’s kill Hitler) : scénarios trop complexes qui se regardaient le nombril, sacrifice de l’émotion (le pire : on n’évoque quasiment pas la souffrance des Pond après l’enlèvement de leur enfant unique !), pudding de péripéties qu’on tente de faire rentrer en un épisode quand il en faudrait deux ou trois pour raconter correctement l’histoire. Par rapport à ce dernier point, on ne peut qu’applaudir le retour des épisodes en deux parties ! L’émotion est beaucoup plus présente, et assassiner un épisode aussi brillant que « Heaven Sent » (sans doute un des meilleurs de Moffat et de la nouvelle série) est tout simplement scandaleux et d’une immense mauvaise foi à ce titre.
    Tout ça pour dire que je loin d’être un « moffatolâtre », mais Moffat a fait un gros travail pour remettre la série sur les rails depuis l’épisode du 50è anniversaire et surtout l’arrivée de Capaldi.

    - Certes, la série s’éloigne de ce que RTD vous avait habitué à voir (et pour blâmer Moffat, on oublie souvent les GROS défauts de l’ère RTD : comme les résolutions faciles sous forme de deus ex machina : Rose qui absorbe le vortex et ne meurt pas alors que le 9e dr doit se régénérer, le dr qui rajeunit et devient super-puissant de façon magique grâce aux pensées des humains reliées par satellite, le maître qui est ressuscité grâce à une bague avec son empreinte adn et une potion sans trop d’explications,… je dois en rajouter?). Mais la série retrouve par contre ses racines anciennes : reprocher d’avoir un « grumpy » docteur, c’est oublier ce qu’était le 1er docteur (parallèle clairement voulu par Moffat, puisque c’est le docteur commence une nouvelle série de régénérations) ou le 6e par exemple. Le dr change de visage, mais aussi de personnalité ! C’est avoir une vision limitée et biaisée de la série de la limiter aux 9e,10e et 11e docteurs. La série a changé, et alors? Si vous la nouveauté vous met mal à l’aise et vous frustre, Doctor Who, qui n’a pas arrêté d’évoluer depuis sa création, n’est pas la bonne série pour vous.

    Pour finir, en ce qui me concerne (et je ne crois pas être un cas isolé), cette saison est la meilleure depuis la saison 4 (à part l’épisode paresseux de Gatiss).

  • Stéphane Timepanda

    J’ai rarement lu une critique d’aussi mauvaise foi… Au point de se contredire : on ne peut pas reprocher à Moffat de faire du fan service tout en l’accusant de prendre les fans à rebrousse-poil et de trahir la bible de la série avec les lunettes soniques.

    Mais le pire, c’est que l’intrigue de la saison 9 n’est pas comprise :

    - Car l’histoire de l’hybride est apparemment résolue contrairement à ce que vous affirmez : c’était le couple 12-Clara mis en place par la reine du chaos, Missy.

    – Non, la « survie » de Clara ne contredit pas les points fixes, puisqu’elle va retourner au moment de sa mort, elle prend juste le temps de faire un détour, le moment de son retour n’a pas d’importance puisqu’elle voyage dans le temps – c’est comme si elle n’était jamais partie : elle est bel et bien morte sur ce point fixe… C’est là tout le sens de l’effacement de la mémoire du docteur, pour éviter qu’il n’empêche Clara de revenir à sa mort et qu’il brise le continuum par amour pour elle (en passant, le
    parallèle avec Donna n’est pas une facilité, il est conscient, voulu et même évoqué dans les dialogues, mais je vais y revenir).

    - En effet, le 12e docteur aime profondément Clara, et évidemment River, mais c’est suggéré de façon subtile et pudique, contrairement aux grosses ficelles de l’ère RTD avec Rose.

    - Non, Moffat n’a jamais annoncé de spin-off avec Clara et Ashildr. Il est question d’un spin-off (encore plus douteux à mon sens) dans l’école de Clara, mais sans Clara (j’espère que c’était ironique, ou alors mettez vos infos à jour).

    - Je préfère ne pas trop commenter le prétendu sexisme envers River Song, on est au niveau de la paranoïa du mauvais politiquement correct, ou comment desservir une cause noble en traquant le mal où il n’est pas ! Surtout quand on se rappelle des compagnes potiches comme Martha Jones… Bien sûr que le docteur est un « monument » pour River et qu’ils ne sont pas dans une relation égale, mais pas parce qu’il est de genre masculin : elle a 200 ans d’expérience, elle est « juste » humaine bien qu’avec la capacité de se régénérer, lui a 2000 ans d’expérience (et on pourrait même dire des milliards d’années avec les évènements d’ »heaven
    sent ») et il est un seigneur du temps, une créature bien plus avancée en terme d’évolution, le plus intelligent de tout son peuple, craint dans tout l’univers… On inverserait les identités, ça fonctionnerait de la même manière. Cette polémique est donc mal venue, surtout quand Moffat introduit l’idée qu’un timelord peut devenir timelady et vice-versa. En passant, n’était-ce pas justement sexiste d’effacer la mémoire de Donna, alors que dans cette saison, c’est la mémoire du héros mâle qui est effacée et la compagne, Clara, qui maîtrise la situation ? Moffat donne un juste retour de bâton à celui qui manipule souvent ses compagnes !

    - Mieux, à ce moment précis, d’apprentie, Clara est finalement bel et bien DEVENUE « un docteur » comme elle tendait à l’être de plus en plus au fil des épisodes et se voit attribuer logiquement son propre TARDIS et ses propres aventures… En effet, sa désormais « immortalité » (même si elle cessera quand elle rejoindra le point fixe) la met enfin au même rang que le seigneur du temps. Ce n’est pas sa féminité qui rendait la compagne inférieure au docteur : c’est sa mortalité, sa fragilité liée à sa condition humaine (d’où sa mort inéluctable dans « face the raven » à force de prendre des risques à la façon du docteur). Si vous ne l’avez pas compris, c’est que vous êtes passé à côté du sens de ces deux dernières saisons (rappelez-vous que Clara tente de se faire passer deux fois pour le docteur en saison 8 dans « flatline » et « death in heaven ») et notamment de la notion de l’hybride (Clara est en fusion complète avec le docteur, ce qui les rend dangereux pour eux-mêmes et pour l’univers. L’amour fusionnel, n’est-ce pas l’amour le plus absolu et aussi le plus destructeur? Fuite en avant rendue possible par la disparition accidentelle (?) de Danny Pink).

    - C’est évident que le docteur va traiter une partie des timelords en ennemis !!! En
    particulier Rassillon, qui est un tyran, après les évènements de la fin du double épisode « the end of time »… Le docteur ne voulait-il pas à la base les anéantir autant que les daleks? Mais s’il est opposé à l’élite de sa planète, on voit bien qu’il est du côté du peuple de Gallifrey et que ce dernier lui rend bien.

    - J’ai fait partie de ceux qui ont été très contrariés par les errements de Moffat dans la deuxième moitié de l’ère Matt Smith (disons, à partir de Let’s kill Hitler) : scénarios trop complexes qui se regardaient le nombril, sacrifice de l’émotion (le pire : on n’évoque quasiment pas la souffrance des Pond après l’enlèvement de leur enfant unique !), pudding de péripéties qu’on tente de faire rentrer en un épisode quand il en faudrait deux ou trois pour résoudre correctement l’intrigue. Par rapport à ce dernier point, on ne peut qu’applaudir le retour des épisodes en deux parties ! L’émotion est beaucoup plus présente, et assassiner un épisode aussi brillant que « Heaven Sent » (sans doute un des meilleurs de Moffat et de la nouvelle série) est tout simplement scandaleux et d’une immense mauvaise foi à ce titre. Tout ça pour dire que je loin d’être un « moffatolâtre », mais Moffat a fait un gros travail pour remettre la série sur les rails depuis l’épisode du 50è anniversaire et surtout l’arrivée de Capaldi.

    - Certes, la série s’éloigne de ce que RTD vous avait habitué à voir (et pour blâmer Moffat, on oublie souvent les GROS défauts de l’ère RTD : comme les résolutions faciles sous forme de deus ex machina : Rose qui absorbe le vortex et ne meurt pas alors que le 9e dr doit se régénérer, le dr qui rajeunit et devient super-puissant de façon magique grâce aux pensées des humains reliées par satellite, le maître qui est ressuscité grâce à une bague avec son empreinte adn et une potion sans trop d’explications,… je dois en rajouter?). Mais la série retrouve par contre ses racines anciennes : reprocher d’avoir un « grumpy » docteur, c’est oublier ce qu’était le 1er docteur (parallèle clairement voulu par Moffat, puisque qu’on commence une nouvelle série de régénérations) ou le 6e par exemple. Le dr change de visage, mais aussi de personnalité !
    C’est avoir une vision limitée et biaisée de la série que de la limiter aux 9e,10e et 11e docteurs. La série a changé, et alors? Si vous la nouveauté vous met mal à l’aise et vous frustre, Doctor Who, qui n’a pas arrêté d’évoluer depuis sa création, n’est pas la bonne série pour vous.

    Pour finir, en ce qui me concerne (et je ne crois pas être un cas isolé), cette saison est la meilleure depuis la saison 4 ou 5 (à part l’épisode paresseux de Gatiss).

    • Mélia

      Bon, je vais finir par pencher du côté d’Asma à la fin. Les arguments de sa critique laissaient vraiment à désirer, autant ceux utilisés pour la contredire sont du même stade en fait.

      - Oui, le Docteur et Clara pensent être l’Hybride. Maintenant, on n’a aucune confirmation à par leur propre hypothèse. Donc non, on peut être en droit de laisser penser que cette théorie n’est pas forcément la bonne (Maintenant, je pense néanmoins que le Docteur et Clara sont bien l’Hybride bref osef). « L’amour fusionnel, n’est-ce pas l’amour le plus absolu et aussi le plus destructeur ? » Oui enfin, les enfants, il ne faut pas croire tout ce que vous dit Moffat juste pour crédibiliser ces intrigues. Entre nous, cette histoire d’Hybride, elle était foutue là pour faire office de fil rouge et trouver une excuse à la séparation du Doc’ et de Clara malgré le fait qu’elle soit revenue. Parce que l’Hybride destructuer, on l’a pas énormément vu à l’œuvre, on peut se l’avouer. Le Docteur qui devait apparemment mettre sans dessus-dessous tout Gallifrey et briser des milliards de vie pour sauver Clara, on l’a pas vu énormément. Ah si, il a fait changer de sexe le Général.
      Oki. L’Hybride, c’était là pour crédibiliser la séparation de Clara et le Docteur (sinon, ils auraient continuer leur périple encore pendant une saison).

      - Je vois pas en quoi effacer la mémoire de Donna était du sexisme. Le sexisme dans Doctor Who est quasi-nul, je sais même pas où vous allez chercher vos exemples concrets les gars. Hormis peut-être les compagnes de Russel T. Davies qui étaient clairement idiotes voir inutiles.

      - « [...] scénarios trop complexes qui se regardaient le nombril, sacrifice de
      l’émotion (le pire : on n’évoque quasiment pas la souffrance des Pond
      après l’enlèvement de leur enfant unique ! » Des scénarios se regardant le nombril. Faudra m’expliquer. La saison 6, parties 1 comme 2, est à mon goût l’une des meilleures. Les idées scénaristiques étaient superbes, Le Complexe divin, La fille qui attendait, etc. Non, les idées étaient superbes, le fil rouge de River Song super bien construit. Il a juste pas été assez approfondi et exploité, mais suffisamment bien ficelé. Ca aurait servi à quoi clairement de savoir qu’Amy et Rory ont chialé dans leur appartement ? Ils sont restés des mois sans voir le Docteur, ils ont eu le temps de faire leur deuil. Et ça les a tout de même transformé un minimum, quand je revois la Amy un peu cruche de Vincent et le Docteur et celle qu’on peut apercevoir dans Les Anges prennent Manhattan, y’a une certaine marge. Pour ce qui est du développement des personnages, je suis assez d’accord qu’il est beaucoup plus exploité. Maintenant, entre nous, le Docteur, je le trouve assez cliché et pas réaliste dans sa manière d’être (notamment avec cette histoire de compassion qui est sa faiblesse, alias « le gros talon d’achille des gentils!!!! » alias le cliché de base sans crédibilité). Clara a un développement plus crédible et plus poussé, c’est la manière dont le personnage est traité qui m’a fait l’aimer plus que le reste des compagnes du Docteur. L’épisode de Heavent Sent ? Brillant, sérieux ? Même si je suis pas du tout d’accord avec Asma, soyons clairs, avoir un avis divergent n’est pas de la mauvaise foi. Vraiment. Désolée… :/ Heavent Sent est vraiment nul, vraiment. On a cette excuse de l’Hybride pour trouver une façon de séparer le Docteur et Clara (puis ensuite on case le terme hybride un peu partout), on a cette Ashildr vraiment pas exploitée. C’est un peu une River Song je trouve, mais en pas du tout exploité alors qu’elle avait du potentiel et le développement du personnage était plutôt bien pensé. On l’a vu que deux-trois fois et ça n’avait vraiment aucun sens. Vraiment. Aucune utilité. Je la vois comme un arc narratif semblable à celui de River, mais en beaucoup moins travaillé pour ne pas dire bâclé.
      Et on en parle de la crédibilité de l’épisode ? Ce mot, les scénaristes l’oublient à chaque conclusion. Le Docteur fait son deuil dans sa grange donc personne peut rentrer dans celle-ci car (ça tombe sous le sens) il a tracé un trait dans le sable ? Non mais, héros de guerre ou pas, soyons sérieux, dans la réalité, on l’aurait juste embarqué. Fin genre. Déjà le Docteur qui survit face à des armées armées jusq’aux dents à chaque épisode grâce à ses beaux discours, bon, je veux bien faire l’impasse. Mais là c’est tout de même des gens de sa race, potentiellement à peu près/presque/voir aussi intelligents que lui. Cette façon dont il est présenté comme un Dieu limite, bon, dans certains cas ça passe, mais pas face aux gens de SA PROPRE espèce. Donc non. Heavent Sent, c’est un épisode bâclé, un TARDIS de 63, une planète Gallifrey et de jolis décors pour raviver la nostalgie des fans et pallier à un manque important de crédibilité, de contenu et d’utilité à l’épisode.

      - Oui euh, les conclusions pas crédibles de R.T.D., on les a avec Moffat en puissance 1000. Le Docteur qui survit dans L’Invasion des Cubes juste parce qu’il a deux coeurs ? Vous savez, c’est pas parce qu’il en a deux que ceux-ci ne vont pas s’arrêter en même temps. Et on parlera pas du fait que techniquement 1/3 de la population est morte par arrêt cardiaque mais qu’on réanime tout le monde avait un électrochoc. 20 minutes après leur mort. Non non ça va c’est crédible parce qu’on avait mis une jolie musique et le Docteur est cool donc -> ta gueule c’est magique -_- (et le téléporteur vers le vaisseau Shaki qui se trouve dans l’hôpital de Rory histoire de pas faire trop de déplacements non ça va tranquille).
      Des exemples comme ça, on en a à tous les épisodes. Le Docteur qui construit un système pour diriger et faire voler la Pandorica en trois minutes ? Oui, ça va, c’est crédible oh. Le Docteur qui fait déguerpir le vaisseau Atraxi juste en disant qu’il est ? Oui, bon, ça va. On a des moyens pour faire exploser la Terre entière, mais ça veut pas dire qu’on en a pour éliminer le Docteur. Bah non. AH ça. « On a vécu depuis notre naissance avec des extraterrestres qu’on oublie en détournant le regard mais d’un coup on s’est dit qu’en fait on allait s’en souvenir vite-fait oui bon hein écoutez » Des exemples comme ça, y’en a partout.
      Ce qui me dérange, c’est les fins. Le Docteur réussit toujours juste avec des discours, en appuyant sur un bouton et ?o? Franchement, quand il stoppe ses ennemis, est-ce crédible ? Non. Mais la mise-en-scène masque le tout. Une ou deux fois, ok. Mais treize fois par épisode… Non.

      J’aime Doctor Who pour ses références au passé de la série, pour son univers riche, approfondi et solide qui est respecté. Mais pas pour ses intrigues, qui manquent de crédibilité. Et pas qu’un peu. « Tu sais petit Davros, il faut faire preuve de compassion ;) » Et donc depuis ce jour Davros sut qu’il devait faire ressentir de la compassion à ses Daleks. Oui. Cela a du sens. En fait non. Surtout quand on sait qu’à part dans cet épisode, la soit-disante compassion des Daleks n’a jamais été mise en avant. Mais oki.

      Donc j’aime sa saison 6 parce que les intrigues sont crédibles. J’aime les fils rouges construits de la série et sa fâcheuse envie de faufiler des indices un peu partout au travers des épisodes. Mais parler d’intrigues brillantes et construites, non. Enlevez les musiques et les beaux discours et ça vous saute aux yeux.
      Mais sinon je préfère Moffat à RTD (c’est fou hin).

      • Stéphane Timepanda

        ah, je me dois de te répondre, car je vais continuer à défendre cette saison 9, que je trouve très bonne, voire brillante pour certains épisodes, même si elle a ses défauts comme toute saison de n’importe quelle série.
        - La théorie de l’hybride présentée me convient tout à fait. En « récupérant » Clara, le docteur ne met pas en péril immédiat Gallifrey, c’est vrai, mais il met en danger, excusez-le du peu, tout le continuum espace-temps. Le danger, c’est ce qu’il risque de faire, pas ce qu’on a vu à l’écran. De plus, Moffat joue avec la légende qui entoure cet hybride, et il ne faut pas oublier qu’une légende est une réalité TRES déformée. Alors, tu peux trouver ça facile. Moi, je trouve ça intéressant, bien qu’un peu brouillon, et logique. Maintenant, Moffat a peut-être autre chose dans son sac pour la suite, c’est pour ça que j’ai écrit « apparemment ».

        - Tu t’emballes sur le fait que j’ai trouvé Heaven Sent brillant, mais tu ne me parles que de l’épisode suivant, Hell Bent ! Je crois que tu confonds les deux épisodes. Hell Bent a ses défauts, même si pour ma part j’ai pris beaucoup de plaisir à le regarder, mais Heaven Sent est bien au dessus. C’est un des meilleurs épisodes de tout l’ère moderne de la série : il fallait oser cet épisode très sombre où un docteur désespéré va jusqu’à mourir indéfiniment pour garder son secret et sauver Clara. J’ai adoré ces moments touchants où Clara lui apparaît dans son esprit. D’accord, on se doute très vite que les indices ont été laissés par lui-même, qu’il va finir par briser la barrière, mais c’est un épisode majestueux. Cela fait partie des coups de génie de Moffat, comme Blink ou plus récemment, Listen.

        - Bien entendu que Doctor Who n’est pas sexiste. J’ai pris cet exemple pour montrer que si on part dans ces raisonnements exagérés et absurdes où on traque le politiquement incorrect, il y a pire dans la série que ce qui est dénoncé ici. C’était ironique. J’ai pensé très fort au « PC Principal » de « South Park » quand j’ai écrit ça. En passant, Martha est la pire compagne, la plus inepte, non par sexisme du showrunner, mais parce que son personnage est tout simplement mal écrit, comme l’était Clara en milieu de saison 7 avant de devenir vraiment consistante.

        - Oui, je le redis, les saisons 6b + 7a ont une intrigue qui se regarde le nombril. Je m’explique : à chaque péripétie sur le silence et River Song, on sent Moffat qui te tapote lourdement l’épaule en claironnant : « tu as vu comme c’est brillant hein? ». Moffat ne cherchait plus à créer des aventures intelligentes et divertissantes accessibles à chacun, il créait de l’intrigue pour l’intrigue, il complexifiait pour complexifier, et le pire : pour des révélations finales aussi boiteuses que ce que tu dénonces pour la saison 9. Franchement, le teselecta qui prend la place du docteur au lac, je l’ai vu arriver dès qu’on nous l’a présenté dans « Let’s kill Hitler ». De plus, le rythme de narration est beaucoup trop soutenu, jusqu’à l’écœurement, et comme je l’ai déjà dit, on ne s’attarde pas assez sur les personnages et leur psychologie. Je suis désolé, mais quelques scènes ou dialogues (non gnangnans) montrant la peine de Rory et Amy, ça n’aurait pas été de trop. Là on a l’impression que zut, notre fille a disparu, mais bon, allez, le docteur va nous la retrouver, hein, mais faudrait qu’il se bouge un peu quand même parce que bon. Sérieusement? Et tu as été convaincue des raisons qui amènent River à sauver le docteur et à tomber amoureuse de lui dans « let’s kill Hitler »? C’était censé être une tueuse psychopathe conditionnée ! Et tu parles d’intrigues « crédibles »???? Je connais plusieurs personnes qui ont décroché de la série, ou qui ont failli, à cause de cette période. ça ne veut pas dire qu’elle ne contient pas certains épisodes excellents, tu as raison : « The Girl who waited », « the God Complex » (qui ne sont pas écrits par Moffat en passant), j’ajouterais aussi « Asylum of the daleks » qui a ses défauts mais qui est fun. Et je suis d’accord avec toi, l’épisode des cubes était plus que pitoyable, mais tu apportes de l’eau à mon moulin sur cette période ! Pour ma part, j’étais satisfait de voir partir toute la famille Pond (alors que j’adore les personnages) à cause de cet arc sur River Song devenu embarrassant et lourd dès « Let’s kill Hitler » ! Je préfère ne pas évoquer la conclusion de tout l’ère Matt Smith « the time of the doctor » où Moffat conclut tous les arcs narratifs à fond les ballons vu qu’il n’a qu’une grosse heure pour le faire, en faisant passer des centaines d’années en quelques minutes (ça c’est l’art de l’ellipse mon pote!)… Au fait, pourquoi les humains ne trucident plus les « silents » comme ils ont été conditionnés pour le faire avec la transmission dans les images du premier pas de l’homme sur la lune? Bonjour le plothole !

        - Enfin, le docteur parle et les méchants s’enfuient. Ben oui, c’est un des principes de la série. A n’importe quel moment, il suffirait de lui tirer dessus, mais ils ne le font (presque) jamais, sauf s’ils ne savent pas à qui ils ont affaire. D’ailleurs, pourquoi l’enfermer dans la pandorica, alors que les dizaines de vaisseaux peuvent se débarrasser de lui définitivement en le bombardant quand il fait son petit speech de gros dur à la « descends si t’es un homme »? Pourquoi s’acharner à entraîner une psychopathe surhumaine pour l’assassiner alors qu’il suffirait de lui tirer dessus quand il fait le malin? Comme le fait remarquer Moffat dès qu’il le peut (avec une certaine lourdeur), le docteur est devenu une légende. On croit qu’il a tué son propre peuple, on sait qu’il a gagné la guerre du temps, on sait qu’il a toujours un tour dans son sac et une longueur d’avance, qu’il a toujours battu ses ennemis. Il fait donc peur. Et il ne faut pas oublier, depuis le 7e docteur, qu’on peut penser qu’il est même « davantage qu’un simple seigneur du temps », et avec le 8e docteur qu’il serait mi-humain, mi-seigneur du temps. C’est ce qui rend aussi crédible l’histoire de l’hybride qui serait le docteur lui-même. Le docteur n’est jamais présenté comme un dieu, mais une légende, ou un mythe. Personne n’a envie de savoir si ce qu’on dit du docteur est vrai. Rassillon n’hésite pas à s’opposer frontalement, car lui aussi est un mythe vivant, mais il ne se rend pas compte qu’il est un mythe défraîchi face au docteur. Donc ces passages où le docteur parle et fait fuir ses ennemis ne me choquent pas, je les trouve même logiques. ça commence d’ailleurs dès la saison 2, quand les daleks du culte de Skaro entendent le mot « docteur » prononcé par Rose et reculent à sa seule évocation. On est en droit de préférer l’époque du 4e docteur, où il se promenait incognito de planète en planète en passant pour un hurluberlu. Mais ce n’est pas illogique.

        Je suis comme toi, je préfère Moffat à RTD (alors que mon docteur préféré reste Tennant), mais apparemment pas pour les mêmes raisons. Pour nous mettre d’accord, il faut avouer que toutes les périodes de la série ont des défauts scénaristiques, il faut se résoudre à l’idée que ça ne peut pas être parfait. Nous avons des attentes sans doute démesurées justement parce que Doctor Who nous a souvent présenté à plusieurs reprises des épisodes parfaits, qui en font la meilleure série de sf à l’écran actuellement. Mais conserver cette qualité sur une saison entière, est-ce vraiment possible? Il faut accepter parfois le « juste bon », même si c’est Doctor Who. Personnellement, je veux bien un Hell Bent avec les défauts que tu as pointés, quand j’ai eu avant un épisode comme Heaven Sent. Comme j’acceptais un Journey’s End en partie décevant parce que j’avais eu des épisodes excellents comme « Turn Left » et « The Stolen Earth » avant.

  • Mat Rsslt

    Comme de nombreux lecteurs du cerveau cette critique me déçoit profondément. Je comprends à 100% que l’on puisse ressentir une nostalgie pour les premières saisons dirigées par RTD, une ambiance plus conte que Sci-fi, une réalisation très kitch britannique, des histoires variés qui pouvaient se regarder indépendamment. Mais cette critique ressemble plus un caprice d’enfant « Je veux mon show comme avant » qu’une critique objective et argumentée.

    Je prendrais le temps de défendre cette saison que j’ai adoré (la meilleure depuis la saison 4 pour moi) mais avant çà je voudrais mettre un point en avant.

    Le cerveau semble penser que la version de Doctor Who par RTD est la seule, l’unique, la bonne version. Pire, il semble prendre comme point de départ de
    la série le reboot, faisant du tournevis sonique un objet immuable ou le fait
    que le docteur se défini avant tout par ‘Last of the Time Lords’.

    Il oublie que Doctor Who est un show de plus de 50 ans qui a été capable de se renouveler constamment. Le changement de Docteur en est l’exemple le plus flagrant (tant les acteurs que les personnalités du docteur) mais les variations ont été beaucoup plus profondes que çà. Après le lancement de la série, le style a radicalement changé avec le 3ème docteur qui était bloqué sur terre, et puis à l’ère Tom Baker et etc, etc, etc.

    Chaque producteur, chaque réalisateur, chaque auteur, chaque acteur a pu apporter sa vision de DW, des fois privilégiant les saisons à arc narratifs, d’autres aux contraires les histoires seules, des docteurs loufoques, d’autres grognons, d’autres affectifs, des histoires sci-fi, des réécritures d’histoire terrestres, des
    exercices de style, des créations de mythologie… C’est la force du show de ne
    jamais se figer dans un style bien particulier mais de constamment se redéfinir.

    Donc oui Moffat a radicalement changé le show, des arcs narratifs plus complexe, un développement de la mythologie beaucoup plus poussé, une réalisation plus moderne, bref un show définitivement orienté Sci-Fi. On peut préférer le style de RTD, les goûts ne de discutent pas, mais ça n’empêche pas d’être objectif dans sa critique. Lorsqu’on voit le succès critique (presse et spectateurs) de cette saison on se dit que le cerveau a manqué quelque chose.

  • TDCT

    Mini-saison ? Les episodes 5, 6, 9, 10, 11, et 12 sot plutôt solitaires…
    Un pan narratif ? C’est justement ce qui manque ! Le retour de Missy est trop court, et les Seigneurs du Temps ne reviennent qu’à partir du 10…
    Alors oui, toute la saison prépare le départ de Clara, mais ce n’est pas assez face au Bad Wolf, au Docteur Donna, à la Brèche, au Silence et à Missy…
    Ashildr est un très bon atout, peut-être un peu sous-développé mais les deux épisodes 5 et 6 ne suffisent pas pour son histoire. C’est très bien qu’on l’ai retrouvée dans le 10 et le 12. Son histoire ne sert pas qu’au fil rouge puisque comme vous l’avez dit, elle n’était sensée apparaître que dans son double épisode.
    Cher showrunner, la formule de cette saison avec des double épisodes et des simples marce totalement ! On avait perdu ce concept l’année dernière et ça manquait.
    L’épisode 11 n’est certes pas le meilleur, mais on a vu pire (exemple : les 3.08-3.09 pour moi) et la fin change tout. Pour l’histoire de l’enfant de 6 ans, je crois qu’il y a déjà eu des épisodes durs à comprendre et cela ne change pas la qualité.
    Le Docteur ne réssuscite aucune fois dans l’épisode, seulement la version de la fin de l’épisode 10 réapparaît à chaque fois qu’elle (la précédente fois que cette version est apparue) meurt… donc le Docteur n’a vieilli que de 7000 ans à la fin de cet épisode…
    L’histoire de l’Hybride, c’est un peu compliqué c’est sûr, mais c’est l’ennemi des Seigneurs du Temps qui les anéantira : mi-dalek, mi-seigneur du temps. Sauf que l’Hybride, c’est le Docteur, qu’il les a déjà anéanti une première fois (Guerre du Temps) et que Clara est morte. Donc les Seigneurs du Temps réussissent à sortir de leur univers parallèle, et savent que le Docteur sait qui est l’Hybride. Ils le font donc passer dans le Purgatoire comme vous l’appelez pour obtenir de lui la confession du nom de l’Hybride… sauf que le Docteur ne dit pas qui est l’Hybride (lui) et parvient à sortir sur Gallifrey. Il sait comment retrouver Clara et le fait donc…
    « Comme si les Seigneurs du Temps étaient les ennemis du Docteur… » Juste une chose : on le savait avant, ça…
    La mort de Clara est un point fixe. Seulement, Clara est partie de la rue quelques secondes avant sa mort (un battement de cœur). Le Docteur a réussi à lui prolonger ce dernier battement de cœur, mais ce n’est pas éternel : un jour ou l’autre, elle va devoir revenir dans la rue au moment où elle en est partie pour mourir vu qu’on a vu cette scène, elle va donc bien se produire, elle est… un point fixe…
    Je trouve que la mémoire du Docteur effacée fait justement un bel écho à la « fin » de Donna.
    Sans âme ? C’EST UNE ÂME !!!!! Seulement, s’en est une autre. Une autre façon de voir les choses. Tiens, ce ne serait pas ce qui se passe quand un Docteur se régénère ?…
    Les ray ban soniques sont la marque de la saison 9 et le tournevis n’est pas délaissé du tout : c’est juste que ces lunettes sont le « symbole » de cette saison et le tournevis réapparaît justement à la fin…
    C’est vous qui transformez River en « pauvre femme » : elle a justement décidé de vivre sa vie tout en attendant de revoir l’amour de sa vie… Elle a tout simplement arrêté de ne vivre que pour lui : elle vit son aventure avec ou sans lui, mais elle l’aime et quand elle le retrouve, elle est heureuse…
    Non mais ce n’est pas possible d’être d’une telle mauvaise fois quand même : ce qui fait le charme de Missy et Ashildr, c’est justement que ce sont des femmes ! Des femmes fortes. Mais bon après ils auraient pu parler de n’importe quoi vous avez décidé qu’il y avait du sexisme… Le Maître est beaucoup mieux en femme, ça lui donne du relief et une nouvelle ampleur,enfin… tout en nouveau quoi ! Ashildr en garçon… ben je ne pense pas que ce soit possible. Après…

  • TDCT

    J’ai oublié pour l’Hybride : les Seigneurs du Temps ont juste supposé qu’il était mi-dalek mi-seigneur du temps : il est en fait mi-seigneur du temps mi-humain … comme le Docteur…

  • Dorian Macullo

    Dénigré à ce point là une saison qui figura dans les meilleures saison de DW tout ça parce-que notre cerveau n’arrive pas à suivre les subtilités de cette dernière, je trouve ça… Déplorable surtout pour un site de dit « Journalisme »