Black-ish saison 1 : Drôle et familiale

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3.5

Critique de la saison 1 de Black-ish, comédie de ABC qui finit par prendre ses marques.

black-ish-saison-1-drole-et-familiale-2Dans ce final de Black-ish, alors que les jumeaux doivent rendre un projet d’école sur leur arbre généalogique, Pops (Laurence Fishburne) a décidé de raconter une histoire – très approximative et très anachronique – de leur ancêtre dans les années 20 à Harlem. Une histoire insensée selon laquelle son grand-père aurait inventé le jazz et le break-dance. On a donc droit aux acteurs projetés dans une autre époque, celle des années folles, dans la peau d’autres personnages. Toute la famille est réunie pour écouter cette histoire et on prend autant de plaisir qu’eux à l’entendre parce qu’aussi déjantée qu’elle soit, elle est pleine de coeur. Elle raconte à la fois l’histoire de la famille Johnson mais traite aussi de la culture noire en général. Ce final de Black-ish, très divertissant et original, est probablement l’un des épisodes les plus drôles de cette première saison. Il revient à la base de la série qui est à propos d’identité et de diversité. La série s’est aussi offert des guests de choix avec Mary J Blige et Sean “Diddy” Combs.

Au cours de la saison, le créateur Kenya Harris n’a pas hésité à aborder des questions qui touchent à la race et la classe sociale. Et même si on y trouve quelques lieux communs, on finit par se prendre au jeu de Black-ish qui, si sur la forme reste une sitcom banale, finit toujours par s’approprier des sujets sociaux et les traite avec humour et intelligence. On pense notamment au coming out de la soeur de Dre (jouée par Raven Simone) ou encore la mixité de Bow avec son père blanc et sa mère noire.

Bonne évolution des personnages

Si au début Black-ish était très centrée sur les névroses incessantes de Dre, la série a su au fur et à mesure équilibrer les choses et donner plus de place aux autres membres de la famille et en particulier les enfants. Le Cerveau a surtout eu un coup de coeur pour les jumeaux et en particulier la petite Diane. Elle s’est révélée au cours de la saison et a toujours ce qu’il faut pour faire rire. Petite ombre au tableau, ce pauvre Junior qui fait beaucoup trop penser au Junior de Ma Famille d’abord. On pourrait les qualifier tous les deux d’idiots un peu naïf mais avec beaucoup de coeur. Zoey est aussi pour le moment un peu trop la caricature de l’ado blasée obsédée par les garçons et les textos mais elle prend de plus en plus de dimension à mesure que la série avance. On espère donc avoir des personnages encore plus substantiels dans la saison 2.

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Laurence Fishburne n’était pas là tout le temps mais chacune de ses apparitions furent un régal avec ses répliques assassines. Ajoutez à ça l’arrivée de Jennifer Lewis dans le rôle de Ruby, la  grand-mère déjantée, Black-ish a trouvé ici un duo d’ex qui se déteste à mourir de rire.

Avec le temps, Black-ish a fini par prendre ses marques. La série rentre complètement dans la line-up « diversité » de la chaîne et offre une autre famille attachante. Si on est déçu que Cristela n’ait pas passé le cap de la première saison, on est heureux que Black-ish et Fresh off The Boat soient de retour la saison prochaine.

Crédits ©ABC

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