Séries TV : Où sont passées les femmes fortes des années 90 ?

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A l’occasion de la journée de la femme demain 8 Mars 2014, le Cerveau vous propose de réfléchir avec lui sur l’image des femmes dans les séries TV américaines des années 90 à nos jours : Un dossier en deux parties

Elles sont des pionnières, des héroïnes qui ont changé le paysage télévisuel américain des années 90. Des femmes qui ont influencé et forgé la personnalité de bon nombre de jeunes filles aujourd’hui adultes, et ont appris à certains hommes à être moins sexistes. Des femmes fortes, indépendantes, d’action, à la fois « bad–ass », toujours sexy, intelligentes et surtout loin des codes inspirés par leur genre. Une nouvelle vague de personnages pour une nouvelle donne à une époque où les femmes ne s’étaient pas encore imposées complètement à la Télévision. Une flopée de programmes menés par ces héroïnes, avec leurs hommes relayés aux seconds rôles, dans les séries les plus en vogue.

Elles ont inspiré toute une génération, pour une décennie plus tard, la première de ce XXIè siècle, laisser place à un autre type de femmes à l’écran, bien loin de l’action, de la force physique ou mentale, pour un nouveau genre d’héroïsme ou même un retour à la misogynie. Où sont passées les femmes fortes des années 90, les Miss Parker, Buffy et autres Samantha Carter ?

Quelle soient Xena, Buffy, Les Sœurs Halliwell de Charmed, Sidney Bristow d’Alias, Kerry Weaver ou Elizabeth Corday dans leur service d’Urgences, Dana Scully Aux Frontières du réel ou Samantha Waters en Profiler … Toutes ces femmes sont des symboles de l’histoire de la Télévision, et pointent une différence remarquable avec celles qui les ont succedé sur les écrans.

Parfois castratrices, souvent mères nourricières, protectrices ou sensibles, mais toujours battantes qu’elles soient issues d’un univers de science-fiction ou réaliste, elles ont disparu au profit d’autres types de femmes : objet de convoitises dans True Blood comme Sookie, jeune femme perdue dans Grey’s Anatomy, ou femme au foyer un poil dépressive et suicidaire… Où  et quand est venu le temps du changement ? Nécessité ou mysoginie ? Reste-il encore de la place pour des femmes fortes dans les séries les plus en vogue à la télévision 20 ans plus tard ?*

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

Amanda Tapping dans la peau de Samantha Carter

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

Les fameuse 4 soeurs Halliwell de Charmed - Shannen Doherty, Holly Marie Combs, Alyssa Milano et Rose McGowan.

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

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Julianna Margulies dans la peau de Carole Hatthaway

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

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Gillian Anderson sera à tout jamais l'Agent Dana Scully du FBI dans X-Files

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Andrea Parker Alias Miss Parker dans le Caméléon

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

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Jennifer Gardner dans la peau de Sydney Bristow

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

Buffy - Sarah Michelle Gellar emblème des années 90

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

Séries TV : 8 Femmes fortes des années 90

Lucy Lawless dans la peau de Xena la Guerrière

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  • John Smith

    Je pense qu’on ne voit plus d’héroïne comme dans les séries des années 90… Tout simplement parce que ce type de série n’existe plus (et tant mieux, j’ai jamais apprécié le genre des Charmed, Buffy, Chaméléon, Alias, et consort).
    Ce genre est passé de mode, et ce type de héros aussi, que ce soit masculin ou féminin.

    Je suis aussi en désaccord sur Desperate Housewives. La série tourne autour de la vie des banlieues chics américaines, et prennent simplement le point de vue féminin.
    C’est représentatif d’une certaine réalité, il y a plus de femmes au foyer dans ces banlieues que dans Manhattan, et on y croise très rarement des chasseuses de vampires bad-ass (cela dit à Manhattan non plus)

    Il y a des personnages très forts dans Desperate Housewives, et qui évolue pour finalement rarement finir comme de simples Housewives. Lynette en tête, qui délègue les tâches de père au foyer à Tom pour travailler, Bree qui finit par entretenir Orson avec sa société, et au final même Renee est associée à Lynette pour leur entreprise de décoration, alors qu’elle symbolisait la croqueuse de diamant à son arrivée.

    Et on pourrait très bien retourné les arguments du côté masculin. Tom est le cliché de l’homme immature et incapable, castré et soumis. Carlos, l’homme d’affaire qui n’est jamais là, macho parfois violent. Mike le plombier, vieux jeu, macho lui aussi, cliché de l’artisan beau gosse. Rex, le médecin frustré aux moeurs bizarres. Carl, l’avocat coureur de jupon, incapable de s’engager, qui traite les femmes comme un passe temps (plus cliché tu meurs). Orson, le petit bourgeois dentiste, lui aussi frustré, ce qui le rend kleptomane….
    La liste est longue, et l’image qui découle de l’homme n’est pas plus glorieuse que celle de la femme, voir pire par moments.

    La encore ils évoluent, Carlos devient plus familial et attachant, Tom reprend le contrôle de sa vie…

    Desperate Housewives, c’est avant tout une partie de la société qui est caricaturée, peut importe le sexe. Tout le monde est stéréotypé et évolue pour arriver à une figure plus noble.

  • Sylvia

    Miss Parker, la femme de glace par excellence. Elle m’aura fascinée et gonflée jusqu’au bout celle là. On avait beau tout lui mettre en face du nez en matière de preuve : que Jarod était le bon choix, celui qui agissait du bon côté de la barrière pendant que son père lui était le démon en personne, elle persistait éternellement dans sa connerie. Rien n’y faisait. J’ai beau aimer les femmes têtues mais alors elle je lui aurais collé des envolées de baffes. Malheureusement, elle ne connaîtra jamais de rémission à ce niveau vu à quel moment fut annulé la série.