Wolverine Season One : la critique

3

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4.5

Marvel revisite les origines éditoriales de Wolverine avec Wolverine Season One. Impressions du Cerveau.

Surfant sur la vague promotionnelle qu’offre la sortie de Wolverine : Le Combat de l’Immortel, Marvel nous propose une redécouverte des origines du mutant griffu à travers sa nouvelle collection Season One. Alors que certaines grosses franchises de la Maison des Idées, comme les 4 fantastiques ou Spiderman, sont deja passées à travers le prisme de cette collection avec plus de moins de succès, c’est au tour de Logan de se prêter à l’exercice.

Wild Thing

season-one-wolverine-coverAlors qu’ils sont en lune de miel au Nord du Canada, James et Heather Hudson, tombent malgré eux sur un combat titanesque entre deux bêtes sauvages, un Wendigo, sorte de gros bonhomme des neiges, et un homme qui semble avoir perdu sa mémoire au profit de son instinct animal. Après les avoir sauvé des assauts du gorille albinos, l’homme s’évanouit et le couple décide de le récupérer pour le soigner. De retour à leur chalet, ils découvrent avec stupeur que leur invité guérit naturellement de ses blessures et que son squelette est recouvert de métal. James Hudson mène son enquête au Département H, division secrète du gouvernement canadien dans lequel il travaille, avant de découvrir qu’il s’agit d’une expérience gouvernementale qui a mal tourné et qu’il pourrait être l’homme le plus dangereux que la planète ai connu.

On refait le match

Season One est une collection lancée par Marvel Comics dans le but d’actualiser non pas les origines d’un personnage mais celles d’une série en particulier, comme si ces dernières avaient lieu de nos jours au lieu des années 60-70, où la plupart trouvent leurs racines. Les numéros précédent, sur Spider-man et les 4 Fantastiques ont un peu souffert du décalage en essayant de rendre “cools” des histoires qui ne l’étaient pas vraiment (le Peter Parker adolescent de Season One est du niveau d’Andrew Garfield dans Amazing Spider-Man, à savoir un paria cool mais pas nerd pour un sou), tout en restant fidèle au scénario de base. Mais cet essai avec Wolverine est plutot concluant. Cela s’explique surtout par l’intemporalité de l’histoire de Wolverine qui, du fait de sa longévité et des différentes ellipses dans son histoire personnelle, permet une plus grande marge de liberté. Contrairement à certains autres personnages Marvel, Logan n’a rien à prouver au public puisqu’il est déjà “cool” de base avec ses griffes, son histoire en dents de scie et son duel interne entre l’animal et l’humain.

Rousseau à la rescousse

Parce que oui, dans Wolverine Season One, la thématique principale se concentre bien sur la problématique de  comment outrepasser sa nature animale. Fraichement évadé du Projet X où il a été conditionné à tuer tel une bête sauvage, il devra apprendre, notamment avec l’aide inconditionnelle de Heather Hudson (au grand désarroi de son jaloux de mari) à retrouver son humanité et combattre ses instincts meurtriers. Alors que Wolverine est entouré d’un casting sauvage, entre Dents-de-Sabre, le Wendigo ou Hulk, la tentation de laisser libre cours à sa nature animale sera forte. Et c’est là où réside la force de cette histoire, dans l’initiation qu’entreprend Wolverine et cette recherche de la maîtrise de sa nature. La mise en scène tourne autour de ce ressort scénaristique, mettant en avant la dualité du personnage de Wolverine, sans pour autant le faire passer pour un pleurnichard sentimental, écueil dans lequel beaucoup de scénaristes sont tombés au fil des ans.

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The best there is

Pour ce qui est de la fidélité par rapport à l’oeuvre originale, Wolverine Season One prend quelques libertés, notamment en introduisant Dents-de-sabre prématurément en tant qu’agent du Département H, mais garde l’essentiel du terreau originel. Sauvetage par les Hudson, le premier costume à moustache de Wolverine, sa mission pour arrêter Hulk et le Wendigo… Le dessinateur Salva Espin va même pousser le vice au point de reprendre certaines planches désormais devenues culte dans la mythologie du mutant notamment lors de son évasion du Projet Arme X. Le nouveau design de l’armure de Guardian quant à lui n’est pas désagréable même si James Hudson finit par passer pour l’Iron Man du pauvre.

Tour de force réussi donc pour ce Wolverine Season One qui arrive avec brio à rafraichir les premières apparitions de Logan. Les néophytes s’y retrouveront et les fans de la première heures ne seront pas déçus. Ajoutez à ça une mise en scène originale et un dessin agréable et Wolverine ne vous aura jamais semblé être aussi humain. Ou mutant plutôt.

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  • She-Hulk

    « Rousseau à la rescousse », le mec il essaye de nous faire croire qu’il est culturé quoi.

  • collectionneur

    nul, encore un ptiot qui veut nous faire croire qu’il s’y connais en employant un ton tout aussi énervant du mec à qui on ne l’a fait pas… bravo BD de pire en pire

  • Sirius

    Perso je trouve l’article bien !

    Merci pour cette critique.