Arrow : pilote solide

2

3.5

Avec Arrow, The CW décroche un pilote solide et prometteur avec une adaptation contemporaine du personnage de DC Comics Green Arrow.

On posait la question : The CW allait-elle réussir à réconcilier les téléspectateurs et les fans de comics avec sa nouvelle série Arrow ? A en croire le pilote, elle est bien partie dans cette direction. Pour rappel, Green Arrow est l’un des quelques personnages de DC Comics qui n’a pas de super-pouvoir, équivalent au sein de la Justice League de l’Oeil de Faucon des Avengers. Mais Green Arrow se rapproche bien plus de Bruce Wayne que l’espion du SHIELD. Il est l’héritier d’un ancien grand empire industriel sous le nom d’Oliver Queen. Après avoir passé 5 ans sur une île suite au naufrage de son yacht à bord duquel se trouvaient entre autres son père et la soeur de sa petite amie avec qui il la trompait,  il est de retour aguerri, surentraîné, un peu comme Bruce Wayne dans Batman Begins.

Background

Les créateurs de la série ont tiré les leçons de la trilogie de Nolan et il n’y a aucun élément surnaturel ou fantastique comme dans Smallville ou Wonder Woman (oui, le Cerveau remonte loin). La ville de Starling City, en cinq ans, est devenue une ville corrompue entre les mains de gangsters et hommes d’affaires prêts à tout pour garder le contrôle. Le père d’Oliver savait d’ailleurs beaucoup de choses sur l’organisation de l’ensemble et lui en a révélé de nombreuses avant sa mort. Oliver Queen en a fait une liste de personnes à arrêter, ruiner, etc. Rappelant Emily Thorne dans Revenge, sauf qu’ici il s’agit de venger la ville au nom de la justice et non la mort de son père.

Série réaliste

On apprécie le « réalisme » de la série, avec l’inspiration de la précédente trilogie Batman. Si les cascades et autres prouesses de Stephen Amell ne paraissent pas forcément naturelles ou réalistes, leur inspiration et leur réalisation sur le petit écran leur font remplir leur fonction de divertissement. La vitesse des scènes d’action permet à Arrow de limiter une violence qui pourrait être considérée comme trop grande et on l’apprécie. Il y a seulement quelques scènes qu’on a du mal à prendre au sérieux aussi dramatiques soient-elles, comme celle sur le canoë. A noter l’humour omniprésent avec quelques références de pop-culture sympathiques venant de son meilleur ami : Lost s’est terminé et en fait ils étaient tous morts, tandis qu’Oliver ne sait pas ce qu’est Twilight, ce à quoi on lui répond qu’il a de la chance.

Casting correct

Concernant la mythologie en elle-même de la série, on accroche facilement aux personnages avec une interprétation réaliste de l’univers DC. Katie Cassidy, avec Laura, a beau se trouver dans un rôle proche des rôles précédents qu’elle a pu avoir, elle s’en sort très bien même si  elle fait penser par plusieurs traits du personnage et sa relation à Oliver à Blake Lively dans le film Green Lantern. On ne sait pas encore quoi penser de la prestation de Paul Blackthorne, il fait partie de ces personnages à tester sur la longueur. Le plus intéressant devrait être la relation d’Oliver avec son garde du corps, qui sera sans doute un des premiers à découvrir son secret avec son meilleur ami.

Quelques failles bien visibles

On regrette seulement les raccourcis et situations étranges : il échappe par deux reprises à son garde du corps en le maîtrisant alors qu’il ne veut pas révéler son identité tandis que le flashforward fait au moment où il entre dans l’usine abandonnée donne l’impression que tout le matériel électronique était déjà là à l’attendre. Sans compter qu’il a pris des cours accélérés pour rattraper son retard technologique de manière un peu trop rapide. Arrow n’échappe pas à ces incohérences ou défauts apparents mais présente un pilote solide avec des personnages consistants. Si ce n’est pas un must-see, elle n’en reste pas moins une série bien divertissante fidèle au personnage de DC. Le début sur la chaîne est prometteur : 4.14 millions de téléspectateurs avec une part de 1.3% sur les 18-49 ans.

Crédits photo ©The CW

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