Bande Originale : la sélection Brain Damaged

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sélection OST du mois

Chaque mois, l’équipe de Brain Damaged s’attarde sur une sélection des bandes originales du mois précédent.

En ce début de septembre, la rédaction s’est arrêtée sur trois bandes originales, déjà dans les bacs : Super 8, La planète des singes :les origines, et Cowboys et Envahisseurs.

Super 8 : Un retour aux sources

Super 8, réalisé par J.J abrams et produit par Steven Spielberg, réussit le pari de renouer avec le style vintage des années 70-80. Tout commence un été 1979, dans une petite ville de l’Ohio, aux États-Unis, où des enfants, cinéastes amateurs, assitent à un accident ferroviaire qui va bouleverser leur petite ville et cacher un mystère de taille. Un choc entre E.T et Cloverfield des plus appréciables.

Pour la musique, c’est Micheal Giacchino (Mission : Impossible 3,  Star Trek, Cars 2) qui prend les rênes pour un pari risqué : renouer avec le style d’antan, tout en faisant du neuf. A l’image du film. Et bien que certain thèmes soit assez récurrents à l’écoute de cette bande originale, Micheal Giacchino nous offre une partition assez poignante. Les variantes et harmonies de ce dernier rappellent étrangement le style de John Williams, dans la veine des Dents de la mer, ou d’E.T. Une musique sensible, des alliages entre cordes et percussions, se mêlant naturellement avec les images et le ton du film pour former une ambiance unique à ce long métrage.

http://youtu.be/QrrZhxPBJPY

 

La Planète des singes : Percussions sauvages & éléctricité

Cet été, personne n’est passé à côté de La Planète des Singes : les origines de Rupert Wyatt. Prequel réussi des deux films issus de la franchise sortis respectivement en 1968 & 2001. Ici, il est question de la genèse de l’intelligence des singes. Le tout cependant traité avec beaucoup d’humanité dans le scénario et la mise en scène de ces charmantes petites créatures poilues.

Orchestrée par Patrick Doyle (Thor, Eragon, Frankenstein), cette bande originale mérite d’être écoutée en aparté du film. Remplissant son rôle à la perfection et se mêlant avec beaucoup de naturel à l’intensité de certaines scènes entre César et son maître (James Franco), Doyle exécute son talent à travers une composition complexe et un thème qui se dessine doucement tout au long du film pour ne se dévoiler complètement qu’à sa fin. Rythmée par des percussions rappelant la nature sauvage de l’animal, la bande originale reste assez électrique à travers l’usage de beaucoup de cordes (violoncelle, piano, violon électrique, guitare), timbres propres à la science fiction et son côté artificiel.

http://youtu.be/5uB8ny_vSTg

Cowboys et Envahisseurs : Le choc anachronique !

On ne présente plus Harry Gregson Williams, élève prodige du grand Hans Zimmer ( Le Roi lion, Gladiator, Les Simpson…). Après avoir composé les bandes originales de films tels que Kingdom of Heaven, ou Wolverine, Harry Gregson Williams illustre à nouveau ses talents de compositeur sur ce nouveau film de Jon Favreau.

Ce score était à la base un véritable challenge à relever puisque le film a tout ce qu’il y a de plus anachronique. Un clash entre le western et la SF, difficile à maitriser, surtout dans le dosage des références.

Avec une orchestration typiquement hollywoodienne, ce dernier arrive majestueusement à marier des styles presque inaccordables. Il jongle ainsi entre thèmes à la sauce westerns et passages plus modernes, typiquement fantastique, écho au genre principal de ce film atypique : la science-fiction. A l’écoute, une majorité des morceaux restent assez sombres, vifs et électriques, rappelant fortement le style employé pour Wolverine. Un panache de sonorités hétéroclites (flûte, xylophone, cordes) auquelles s’ajoutent quelques choeurs, référence au caractère céleste des vaisseaux spatiaux.

A l’aide de guitares sèches (caressées par les doigts de Heitor Pereira), guitares éléctriques et harmonica, sur des rythmes endiablés très country, Harry Gregson Williams arrive presque à reproduire une architecture sonore semblables à celle de «The extasy of gold» (Le bon, la brute et le truand) de Ennio Morricone.

Gregson-Williams nous offre à travers cette B.O un travail qui va bien au-delà de la qualité du film. (pour les curieux la critique est ici). Cowboy et envahisseurs : un style épique épousant le Far-Wast brut et sauvage… Un mélange à l’image du film que vous pourrez apprécier en cliquant sur cet extrait :

http://youtu.be/5WLKRBJz13U

Crédit photo : ©Brain Damaged, 20th Century Fox et Paramount Pictures.

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