The Astronaut Wives Club : confusion générale

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2.5

Le pilote de The Astronaut wives club souffre d’un trop plein de personnages pour fonctionner. Critique.

Jeudi soir, ABC lançait sa nouvelle série The Astronaut Wives Club avec un pilote très confus. Dans son premier épisode, la série tente de nous présenter ses personnages, ses femmes d’astronautes dont on suivra la vie et les aventures durant la course aux étoiles au début des années 60. Ce sont les 7 épouses des 7 premiers astronautes américains de l’expédition Mercury. Les fameux Mercury Seven. Un journaliste de Life est auprès d’elles, pour chroniquer leur quotidien. Si au début, elles sont un peu réticentes, la promesse d’une belle somme d’argent, quelques voitures et surtout l’idée qu’elles aideront leurs maris à aller dans l’espace et la nation entière les convainc plus ou moins de participer à cette grande campagne de propagande et de laisser le public entrer dans leur vie.

Qui est Qui ?

Les 20 nouvelles séries de l’été 2015 à voirNous avons donc les couples Shepard, Grissom, Carpenter, Cooper, Slayton, Glenn et Schirra. 14 personnages à présenter, plus le journaliste, en 45 minutes, cela fait beaucoup, beaucoup trop. Surtout quand la série tente de montrer leurs qualités, leurs défauts, leurs problèmes de couple et autres petites inconvenances qui reviendront certainement plus tard dans les autres épisodes. Si on voit bien qu’ils ont tous des particularités et The Astronaut Wives Club nous offre un éventail de personnages tous différents, il est difficile de s’y retrouver. Ainsi, à la fin de l’épisode, un second visionnage est presque nécessaire pour retrouver qui est l’époux de qui, qui a quel problème et quelle intrigue est attribuée à qui. Surtout qu’on a droit à pas mal de stéréotypes. On peut pardonner quelques clichés pour le pilote, il faut aller vite pour présenter les personnages et la situation, mais il ne faudrait pas que The Astronaut Wives Club s’enfonce dans les prochains épisodes.

Le casting d’ensemble est donc mal géré dans ce premier épisode, mais cela peut s’améliorer dans les suivants. Même s‘il est difficile d’imaginer comment avec seulement 10 épisodes, Stephanie Savage, créatrice de la série, va réussir à offrir un développement correct à autant de personnages. Il faut cependant espérer qu’elle y parviendra car le reste est assez intéressant, en particulier grâce aux actrices, presque toute parfaite dans leur rôle. On notera en particulier le jeu dans ce pilote de Dominique McElligott, dans le rôle de Louise Shepard, la femme du premier américain dans l’espace. La représentation des années 60, de son sexisme et mode de vie est bien présente, sans être trop tape à l’oeil.

Stéréotypes

On évite cependant pas quelques intrigues faciles comme le couple sur le point de divorcer mais qui ne dit rien à personne (années 60 oblige) ou encore le mari infidèle, mais là encore, on ne dit rien, parce qu’il faut bien soutenir monsieur et sa carrière. (Finalement, on n’est pas si mal en 2015). La série sous-entend aussi qu’il y a de nombreux autres secrets qui se cachent dans la vie de ces femmes, mais pour le moment, on ne les a pas encore vus. Cela permet cependant d’intriguer les spectateurs et peut le pousser à revenir en seconde semaine.

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Le premier épisode de The Astronauts Wives club possède ainsi beaucoup de défauts, mais tous sont inhérents à sa fonction de pilote. Le potentiel existe, en espérant que les prochains épisodes sauront mieux équilibrer les personnages et les intrigues.

Crédits Images : ©ABC

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