Orange is The New Black saison 4 : Jessica Pimentel (Maria) sur Piper et la guerre raciale

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Jessica Pimentel qui incarne Maria dans Orange is The New Black parle de son personnage, Piper et la guerre raciale de la saison 4.

Dans les saisons précédentes de Orange is the New Black, Maria était un personnage en retrait, elle était enceinte dans la saison 1. La saison 4 en a enfin montré un peu plus de son passé et elle est devenue un personnage central avec la guerre raciale entre les latinas et les blanche et plus particulièrement entre les néo-Nazis et les Dominicaines. Sa rivalité face à Piper est aussi un point important de la saison. Maria est la chef du clan des Dominicaines et on a pu observer un changement dans son comportement. Elle s’est affirmée et est devenue une menace, dealant de la drogue au sein du pénitencier. Elle est arrivée à un stade où elle n’a plus rien à perdre puisque sa sentence a été rallongée et qu’elle ne verra pas son enfant avant des années.

Jessica Pimentel qui incarne Maria s’est confiée au Hollywood Reporter sur son personnage et le changement opéré cette saison. Pour elle, Maria est le cerveau des opérations : “C’est une tête pensante,” dit-elle. “Si vous n’en avez rien à faire de vivre ou de mourir, vous êtes la personne la plus dangereuse.” Et Pimentel a raison puisque dans l’épisode 7, elle montre à quel point elle ne rigole pas en prenant sa vengeance sur une Piper complètement dépassée par les événements qui s’est retrouvée au sein du groupe des suprémacistes. Elle a dénoncé Maria qui lui avait volé son business de petites culottes, en disant qu’elle était impliquée dans un gang. Pour se venger, Maria a brûlé une croix gammée sur le bras de Piper. Une scène très dure à voir.

Duel au sommet

Cette saison était l’occasion pour Pimentel de travailler plus avec Taylor Schilling avec qui elle avait eu une seule scène dans la saison 3. Dans la saison 4, la tension entre les deux femmes est palpable : “C’était vraiment génial parce que je n’ai pas eu l’occasion de beaucoup travailler avec Piper. (…) Cette saison à chaque fois qu’on se parlait, c’étaient des situations “dans ta face”, donc on a gardé ça un maximum. La plupart du temps, on restait dans la peau des personnages pour ne pas perdre cette énergie. On n’en a pas beaucoup discuté. Vous voulez rester concentrée et donner la meilleure performance pour qu’on vous le rende bien.”

Orange is The New Black saison 4 : premières photos

La scène où elle marque Piper n’a pas été facile à tourner pour Pimentel qui est bouddhiste depuis 20 ans. “J’ai dit à Jenji [Kohan, la créatrice] “ N’est-ce pas ironique qu’une bouddhiste marque quelqu’un avec une croix gammée ?” J’ai trouvé ça parfait. (…) C’est le genre de scènes qui vous font tomber des nues et nous retourne l’estomac quand on les lit. Toute la saison était remplie de scènes comme ça, mais en le lisant, j’étais nerveuse.” Et la scène a été compliquée à tourner puisque la flamme était allumée même si ce qu’elle a mis sur la peau de Schillng n’était pas chaud. “On a rencontré un coordinateur de cascades avant de tourner et on a répété des heures, pour la sécurité du feu aussi, donc on avait plutôt confiance et j’ai le sentiment que Taylor a amené cette scène là où elle devait.” Elle ajoute : “Quand Taylor est venue tourner la scène, elle m’a fait pleurer et m’a mise dans un état où je ne pouvais plus contrôler ma colère. J’ai voulu refaire la scène pour me mettre à sa hauteur et je suis contente qu’on l’ait refaite et j’espère qu’on a rendu justice à cette scène. J’espère que les gens étaient horrifiés en la voyant.” Elle ajoute que “les larmes sont réelles, la sueur est réelles et malheureusement, à l’occasion, le sang est réel. On a toutes eu notre moment !”

Des actrices engagées

orange-is-the-new-black-saison-4-maria-piperEn ce qui concerne l’histoire raciale, Jessia Pimentel n’était pas effrayée de l’a raconter. “Si vous avez peur de raconter ce genre de choses, alors c’est la dernière série dans laquelle vous voulez jouer. C’est notre responsabilité dans une telle série et je n’étais pas nerveuse parce que je travaille avec des actrices. Une de nos skinheads est latina, une autre est une très bonne amie à moi et une est très impliquée dans l’activisme pour les droits des noirs. Nous ne sommes pas nos personnages. Cela est important pour nous d’avoir cette plateforme mondiale avec des millions de gens, c’est spécial.

Avec la mort de Poussey, cette guerre raciale se transforme à la fin de la saison en guerre des détenues contre les gardiens : “Les gardiens commencent à prendre notre humanité et notre dignité. (…) C’est nous toutes contre eux, peu importe qui vous êtes. Maintenant ça n’a plus d’importance parce qu’on est toutes prisonnières, on est nombreuses et la race devient un facteur moins important face aux actions intolérables de ces hommes et femmes. Tout change.”

La saison se termine avec Daya qui pointe une arme sur un des gardiens qui a été complètement idiot en faisant entrer une arme dans la prison. Pour Pimentel, cette scène est un point décisif pour Daya qui comme Poussey, est un personnage gentil et qu’on ne voit pas faire une chose pareille. “C’était un crève coeur. Voir cette fille tout balancer comme ça pour rien par ce que ce n’est pas comme si on lui avait fait quelque chose personnellement et qu’elle en tirerait satisfaction. C’est une colère de sa vie redirigée et on voit qu’elle a lâché l’affaire et abandonné tout espoir.”

Orange is the New Black est toujours disponible sur Netlix.

Source: THR / Image ©Netflix

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